Archives

Soir d’été

Grillon stridulent

Dans l’herbe sèche;

Gazouillis des oiseaux

Qui s’endorment;

Vol affolé

De la chauve-souris;

Dernier bourdon

Rentrant à la ruche;

Bruits du soir au loin:

Jappement d’un chien,

Appel du bouvier,

Pleur d’un enfant.

La nuit tombe

L’étoile du berger

Ouvre la voie

Aux millions de lumières

Scintillant

Dans la nuit.

Si j’étais…

Cigogne sur son nid

Cigogne sur son nid

Si j’étais un oiseau,

Je volerais loin de ma cage

Au-dessus des nuages

Pour voir si le monde est plus beau.

 

Si j’étais un poisson,

Je nagerais parmi les algues

A l’abri des vagues

Caressé par un frisson.

 

Si j’étais une libellule,

Je danserais, légère,

Dans mes ailes de tulle.

L ‘homme idéal

Mesdames, quel est l’homme idéal?

Celui qui vous amène au bal

Ou celui plutôt pantouflard

Qui aime trainer au plumard?

Celui qui, midi sonnant,

Met les pieds prestement

Et dare-dare sous la table

Ou celui qui vous mitonne

Des petits plats à la tonne?

Est-ce celui qui vous complimente

Ou celui qui prend la tangente?

Celui qui vous parle tendrement

Ou vous bouscule durement?

Ou bien celui qui vous emmène

En voyage chaque semaine

Ou de peur de sortir

Celui qui ne veut pas partir?

Un peu des deux, pourquoi pas!

L’homme idéal n’existe pas!

Jour de pluie

Reflets dans l'eauP1000359La pluie tombe sur la ville,

Des nuages d’encre obscurcissent les cieux.

Qu’avons-nous fait aux dieux?

La grêle fait plier la brindille.

 

Des nuages d’encre obscurcissent les cieux.

Sous l’orage, l’écorce se fendille,

La grêle fait plier la brindille;

L’eau ruisselle en tous lieux.

 

Sous l’orage, l’écorce se fendille,

L’averse mouille les murs les plus vieux,

L’eau ruisselle en tous lieux;

Le reflet des maisons, dans l’eau, vacille.

 

L’averse mouille les murs les plus vieux,

Son bruit aux oreilles est mélodieux;

Le reflet des maisons dans l’eau vacille.

La pluie tombe sur la ville.

Voyages(2)

P1000237Voyages, horizons bleutés

Voyages, chemins de sable blond

Voyages, vol au-dessus des nuages

Voyages, sentier abrupt dans la montagne

Voyages, cimes enneigées, nid d’aigle

Voyages, foule bigarrée, marché aux couleurs

Voyages, plages dorées, palmiers d’émeraude

Voyages, lacs endormis, édelweiss frileux

Voyages, vestiges de pierre, humanité lointaine.

 

Je veux voir et revoir cette terre,

Me gorger de richesses accumulées

Et m’enivrer des merveilles de ce monde.

Voyages

RêverieP1000626J’ai longtemps rêvé de rivages merveilleux

Où les vagues brumeuses, d’un tendre baiser,

Embrassaient doucement la grève irisée

Et léchaient mollement le pourtour rocailleux.

 

Où se trouve ce noble pays orgueilleux,

Ces jardins de verdure aux senteurs anisées

Que le soleil embrase de sa frêle rosée?

Où sont ces sentiers idylliques et majestueux?

 

C’est là que j’aimerais vivre avec passion

Au milieu des vives floraisons d’améthyste

Où ne règne aucunement nulle aversion.

 

Je m’évaderais parmi la pourpre des cistes;

Molle et alanguie, je jouerais la partition

Du bonheur comme un merveilleux et fier flûtiste.

Haïkus

P1020276Couleur acidulée

odeur raffinée

rose de soie.

 

Couleurs qui fusent

légèreté du trait

aquarelle.

 

Douce fourrure de soie

oeil perçant

chatte grise.

 

Cieux agonisants

rafales d’enfer

tourmente.

 

Corps agile et léger

allure fière

la biche craintive.

 

Reflet de lune sur l’eau

Barque endormie

sérénité.

 

Sous les rayons du soleil

la branche givrée

pleure.

 

Sur la branche du saule

chatons naissants

printemps.

Souvenirs d’enfance

Mon copain d’école

A l’école primaire, j’avais un petit copain, Jean-Marc, un garçon assez turbulent. Souvent placé derrière moi, il me poussait à l’indiscipline moi si sage en classe! Quand nous faisions de la pâte à modeler, il faisait le loup qui venait dévorer mes poules malgré les gros yeux de la maîtresse; ou bien, il dessinait sur son cahier, avec des stylos de différentes couleurs, ses boyaux au risque de me donner le fou rire. Je l’admirais quand il faisait des galipettes dans l’herbe au risque de se rompre le cou!

Ma copine d’enfance

Quand une Danielle et une Danièle se crêpent le chignon dans une cour de caserne, deux mères affolées arrivent en courant pour les séparer. Pas de coups de poing ni de coups de pied; notre arme, c’était le tirage de cheveux que nous portions courts toutes les deux heureusement!

Mais, lorsque notre folie s’apaisait, que d’aventures ensemble!

Prémisses du printemps

Gelée matinale, l’hiver est toujours là.

Le soleil se croit obligé de briller

Faiblement puis plus fort au fil des heures.

L’herbe verdit, les toits s’égouttent.

 

Les passereaux s’en donnent à coeur joie,

Poussent des trilles joyeux.

La tourterelle étrenne son chant

Doux et caressant.

 

Le merle noir picore le ver.

Le chat étonné tâte la douceur de l’air

Et fait quelques pas sur la pelouse

 

Le printemps arriveP1000635

Puis s’endort, rassuré, sur le fauteuil d’osier.

Le soleil baisse, les oiseaux s’endorment,

La fraicheur tombe, l’hiver reprend ses droits.

Un tourbillon printanier

P1010709U n pâle rayon de soleil

N ait dans l’horizon

 

T ulipes écarlates

O uvrent leurs corolles de soie.

U n oiselet nouveau-né

R oule hors du nid.

B oule de poils gris,

I l piaille sa frayeur.

L ilas blanc, lilas mauve,

L ys à la corolle d’albâtre,

O eillet odorant

N aissent sur la pelouse.

 

P rintemps, saison bénie des dieux

R eviens dans ta splendeur.

I l n’y aura plus de gelées

N i de froidure.

T out ressuscite dans la joie;

A llons vers le bonheur!

N e laissons pas entrer la souffrance.

I l faut jouir du temps présent;

E t avec des trémolos dans la voix

R emercions la nature bienfaisante.