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Automne

L’automne est là dans la forêt dorée ;

Chaque feuille de dentelle colorée

Orné les chênes centenaires

Se reflétant dans le lac lunaire.

L’oiseau surpris lance son cri aigu,

Dans le pré, dort la ciguë.

Le héron sommeille dans l’eau rousse

Et la grenouille saute sur la mousse.

Fin d’été

Brouillard matinal

Envol de perdrix

Chasseurs dans la campagne .

Froidure au lever du jour

Nuit s’empressant de tomber

Rose mourante

Champignon sous le buisson.

Pommier chargé de fruits

Grappe juteuse sur le cep

Guêpe avide de jus sucré

Écureuil jouant à cache-cache

Dans le noisetier.

L’été s’en va

L’été se meurt…

Soir d’été

Grillon stridulant

Dans l’herbe sèche ;

Gazouillis des oiseaux

Qui s’endorment ;

Vol affolé

De la chauve – souris;

Dernier bourdon

Rentrant à la ruche;

Bruits du soir au loin:

Jappements d’un chien,

Appel du bouvier,

Pleur d’un enfant.

La nuit tombe

L’étoile du berger

Ouvre la voie

Aux millions de lumières

Scintillant

Dans la nuit.

Oiseaux

Dans mon petit jardin,

Mille vies se côtoient,

Beaucoup d’oiseaux surtout.

Le merle aux plumes d’ébène

Promène sa famille

En picorant allègrement ;

De temps en temps,

Surgit la huppe

Au plumage coloré ;

Ne pas bouger

De peur qu’elle ne s’envole !

Arrive en trombe

La pie voleuse en livrée noire et blanche.

Sur le chêne, un roucoulement

Se fait entendre;

Dame tourterelle surveille ses œufs.

Un bruit sec retentit

Sur le tronc:

C’est l’heure du repas du pic.

Certains jours, deux grosses palombes

Viennent se ravitailler.

On y aperçoit aussi

Quelques étourneaux

Surtout l’hiver venu.

Quel bonheur pour les yeux

Tout ce petit monde ailé !

Ode à la pluie

Étendues arides

Brûlant sous le soleil torride

Végétation assoiffée

Feuilles tombantes

Terre se craquelant.

Au ciel , soudain,

Nuages sombres

Avancent tels des guerriers menaçants.

De grosses gouttes

Tombent en ricochant.

Puis, soudain,

Le déluge s’abat

Et noie toutes choses.

La terre enfin respire

Mille fleurs surgissent

Par miracle.

Un souffle de vie s’ abat.

Ô pluie salvatrice !

Ode au Printemps

Un tapis de pâquerettes

Jonche la pelouse.

Une tulipe timide

Se cache sous son feuillage.

Le mimosa crache ses flammes.

Le bal des jonquilles

Ondule dans le sous-bois.

Sur la branche du saule,

Le merle lance son chant

D’allégresse.

Ô Printemps,

Saison du renouveau,

De l’appel à vie,

Tu nous apportes

Le bonheur de revivre.