Archive | juillet 2012

L’homme idéal

Mesdames, quel est l’homme idéal?

Celui qui vous amène au bal

Ou celui plutôt pantouflard

Qui aime traîner au plumard?

Celui qui, midi sonnant,

Met les pieds prestement

Et dare-dare sous la table

Ou celui qui vous mitonne

Des petits plats à la tonne?

Est-ce celui qui vous complimente

Ou celui qui prend la tangente?

Celui qui vous parle tendrement

Ou vous bouscule durement?

Ou bien celui qui vous emmène

En voyage chaque semaine

Ou de peur de sortir

Celui qui ne veut pas partir?

Un peu des deux, pourquoi pas!

L’homme idéal n’existe pas!

Copines, j’attends vos commentaires!

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Pourquoi les objets ne nous aiment-ils pas?

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais les objets de la vie courante ne nous aiment pas toujours. Voici un poème pour vous l’expliquer:

Pourquoi les objets ne nous aiment-ils pas?

Allez donc savoir pourquoi!

Première étape matinale, le café.

Après une nuit de jeûne,

Quel réconfort!

Mais quelle idée a donc la tartine

De tomber dans la tasse

En éclaboussant mon déshabillé rose?

Et tant qu’on y est

Pourquoi au même instant

La cuillère atterrit-elle par terre?

Ne pas montrer sa mauvaise humeur.

En route pour la salle de bains;

Pourquoi ce maudit savon

Me glisse-t-il des mains

En semblant me narguer?

Est-il de mèche avec le peigne

Qui en profite pour perdre trois dents?

Ne pas se mettre en colère.

Prendre sa voiture

Ou plutôt essayer.

Va-t-elle démarrer?

Non, on verra plus tard…

C’est le jour des courses,

Prenons un chariot;

Où est passée ma pièce?

Ah! La voilà! Ouf!

Mais pourquoi ne veut-elle pas

Libérer le chariot?

Que lui ai-je fait?

Si j’achetais un bouquet!

Je le mettrais dans mon joli vase bleu.

Las! Pourquoi t’es-tu brisé

Lâché par mes mains maladroites,

Dernier souvenir

De ma jeunesse?

Qu’a-t-on fait aux objets

Pour qu’ils ne nous aiment pas?

Et vous, les objets vous aiment-ils?Envoyez vos commentaires.

DONNER

Donner est un plaisir

Plus durable que recevoir

a dit quelqu’un.

J’approuve hautement

Cet inconnu.

Quelle joie d’offrir

Une bricole nous appartenant:

Un vêtement, un bijou,

Une aquarelle,

Un petit rien.

Quel bonheur de voir

Tout d’un coup,

Le visage de la personne

S’illuminer d’ un sourire!

Peut-être oubliera-t-elle,

Au fond d’une armoire,

Son cadeau bénit!

Mais, vous, vous garderez

Votre bonheur encore longtemps.

La fable du bonheur

Celui-ci me dit:

Le bonheur, mais oui,

Je l’ai rencontré;

Il est enfoui sous mon or

Bien au chaud dans mon coffre.

Malheur à qui y touchera!

Celui-là répondit:

Ah! Non! Vous n’y êtes pas!

Le bonheur, on le trouve

Loin de chez soi

Dans de lointaines contrées,

Des lieux inexplorés

Envahis d’une ensorcelante végétation.

Dans ma simplicité, je leur dis:

Mon bonheur à moi, il est tout petit,

Il me suit à chaque pas,

Dans la légèreté de l’oiseau,

La beauté diaphane du lys,

Le sommeil serein de la chatte,

Les yeux de l’enfant émerveillé;

Je l’ai vu dans la douceur

D’une nuit d’été,

Dans l’arc-en-ciel du couchant,

Dans les vignes à perte de vue.

Je l’ai vu, ce bonheur, aussi

Dans les yeux de l’être aimé…

VOYAGES

J’ai longtemps rêvé de rivages merveilleux

Où les vagues brumeuses, d’un tendre baiser,

Embrassaient doucement la grève irisée

Et léchaient mollement le pourtour rocailleux.

Où se trouve ce noble pays orgueilleux

Ces jardins de verdure aux senteurs anisées

Que le soleil embrase de sa frêle rosée?

C’est là que j’aimerais vivre avec passion

Au milieu des vives floraisons d’améthyste

Où ne règne aucunement nulle aversion.

Je m’évaderais parmi la pourpre des cistes;

Molle et alanguie, je jouerais la partition

Du bonheur comme un merveilleux et fier flûtiste.