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Fable

Je vais vous conter

L’histoire de deux mères

Soit-disant pourvoyeuses

D’exemples aux yeux

De leurs enfants.

L’une, cigarette au bec,

Avisant sa voisine,

Lui tint à peu près

Ce langage :

-Je suis en grand embarras

À cause de ma fille,

Ayant vu celle-ci cigarette

Aux lèvres

Pourtant, combien de fois

Lui ai-je dit que fumer

Nuit à la santé.

-Moi, dit la voisine,

C’est mon fils qui me soucie,

Exhibant un langage grossier

Dès le réveil.

Et celle-ci d’égrener

Un chapelet de mots insultants

Que la bienséance

M’oblige à taire.

En toute circonstance,

L’exemple est préférable

Au simple conseil.

Fable moderne

En ces temps fort perturbés

Où le Virus s’invita

On vit des êtres vivre

Comme au temps d’avant

Ne portant pas masque

Se réunissant pour des fêtes nocturnes

Se donnant accolades et embrassades.

Fin de la distanciation !

Hélas ! Nombreux furent victimes

De leur imprudence.

Pis encore, ils en firent présent

À leur entourage.

Sachons raison garder

Dans certaines circonstances.

L’inconscience peut nous tuer

Ainsi que ceux qu’on aime.

Fable moderne

L’Homme est un animal

Qui s’est toujours adapté

Aux changements de l’Histoire.

À l’annonce du confinement,

Horreur, comment supporter ?

Pourtant, au fil des jours,

On vit l’Homme se poser,

Ralentir, réfléchir…

Tel prit un livre et ne le lâcha plus,

Tel autre découvrit ses enfants,

Les écouta, leur parla…

Celui-ci aida son voisin en détresse,

Celui-là appela son aïeule isolée.

L’Homme redécouvrit la lenteur,

L’empathie, le retour sur soi.

L’Homme est un être d’adaptation.

La fable du bonheur

Celui-ci me dit:
Le bonheur, mais oui,
Je l’ai rencontré;
Il est enfoui sous mon or
Bien au chaud dans mon coffre.
Malheur à qui y touchera!
Celui-là répondit:
Ah!Non! Vous n’y êtes pas!
Le bonheur, on le trouve
Loin de chez soi
Dans de lointaines contrées,
Des lieux inexplorés
Envahis d’une ensorcelante végétation .
Dans ma simplicité , je leur dis:
Mon bonheur à moi, il est tout petit,
Il me suit à chaque pas,
Dans la légèteté de l’oiseau,
La beauté diaphane du lys,
Le sommeil serein de la chatte,
Les yeux de l’enfant émerveillé;
Je l’ai vu dans la douceur
D’une nuit d’été ,
Dans l’arc-en-ciel du couchant,
Dans les vignes à perte de vue.
Je l’ai vu, ce bonheur, aussi,
Dans les yeux de l’être aimé.

La fable du bonheur

Celui-ci me dit:

Le bonheur, mais oui,

Je l’ai rencontré;

Il est enfoui sous mon or

Bien au chaud dans mon coffre.

Malheur à qui y touchera!

Celui-là répondit:

Ah! Non! Vous n’y êtes pas!

Le bonheur, on le trouve

Loin de chez soi

Dans de lointaines contrées,

Des lieux inexplorés

Envahis d’une ensorcelante végétation.

Dans ma simplicité, je leur dis:

Mon bonheur à moi, il est tout petit,

Il me suit à chaque pas,

Dans la légèreté de l’oiseau,

La beauté diaphane du lys,

Le sommeil serein de la chatte,

Les yeux de l’enfant émerveillé;

Je l’ai vu dans la douceur

D’une nuit d’été,

Dans l’arc-en-ciel du couchant,

Dans les vignes à perte de vue.

Je l’ai vu, ce bonheur, aussi

Dans les yeux de l’être aimé…