
Mélancolie


Me promenant dans la forêt,
J’écoutais le chant clair des oiseaux,
Le pivert s’acharner sur son tronc,
Le vent d’ouest dans la ramure.
Les rayons du soleil trouaient le feuillage.
Au loin, on entendait un grondement
Perturbant la paix de l’endroit.
Poursuivant mon chemin,
Mes pas me menèrent vers un spectacle
Grandiose et assourdissant.
Des trombes d’eau surgissaient
Des rochers gris, retombant en gerbes d’écume.
Je restais là, fascinée, étourdie
Par la beauté du moment.


Liberté, liberté chérie,
A dit l’écrivain.
Liberté précieuse
Aux yeux du mortel.
Liberté bafouée
Par le tyran,
Liberté envolée du prisonnier.
Que de crimes en ton nom!
Liberté contrainte
Par ces temps bouleversés.
L’homme chantera toujours
L’hymne à toi,
Liberté.

Un grondement au lointain,
De sombres nuées
Envahissent les cieux.
L’hirondelle rase le sol,
La mouche se fait
Agressive.
Rien ne bouge,
La vie s’arrête.
Une chape de plomb
Écrase la campagne.
Soudain, une goutte tombe,
Puis plusieurs ;
Un déluge s’abat,
Des éclairs sillonnent le ciel.
L’orage est là.
L’oppression cesse.
Tout respire enfin !




Marcher dans la campagne ensoleillée,
Sentir la fleur juste éclose,
Suivre le vol de l’hirondelle ;
Cueillir la mûre ou la figue,
Écouter le chant d’un oiseau
Ou le bêlement du mouton.
S’enfoncer dans les chemins creux,
Admirer l’insecte sur le chardon,
Sentir le vent dans ma chevelure
Et la caresse du soleil.
Écouter le silence,
Écouter le bonheur.
