Orage

Un grondement au lointain,

De sombres nuées

Envahissent les cieux.

L’hirondelle rase le sol,

La mouche se fait

Agressive.

Rien ne bouge,

La vie s’arrête.

Une chape de plomb

Écrase la campagne.

Soudain, une goutte tombe,

Puis plusieurs ;

Un déluge s’abat,

Des éclairs sillonnent le ciel.

L’orage est là.

L’oppression cesse.

Tout respire enfin !

Bonheurs champêtres

Marcher dans la campagne ensoleillée,

Sentir la fleur juste éclose,

Suivre le vol de l’hirondelle ;

Cueillir la mûre ou la figue,

Écouter le chant d’un oiseau

Ou le bêlement du mouton.

S’enfoncer dans les chemins creux,

Admirer l’insecte sur le chardon,

Sentir le vent dans ma chevelure

Et la caresse du soleil.

Écouter le silence,

Écouter le bonheur.

Ode au printemps

Un tapis de pâquerettes

Jonche la pelouse.

Une tulipe timide

Se cache sous son feuillage.

Le mimosa crache ses flammes.

Le bal des jonquilles

Ondule dans le sous-bois.

Sur la branche du saule,

Le merle lance son chant

D’ allégresse.

Ô printemps,

Saison du renouveau,

De l’appel à la vie,

Tu nous apportes

Le bonheur de revivre !

Sonnet au printemps

Ce matin, en ouvrant mes volets,

J’ai entendu un appel lointain

Venu du fond des bois :

Le coucou relance son chant.

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Sur le chêne revêtu de vert pâle,

Le merle lance ses trilles

Pour dire sa joie du renouveau

Sous le soleil naissant.

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Sur la pelouse, pâquerettes et pissenlits

Se toisent et rivalisent de beauté éphémère.

La jonquille timide et fragile

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Ose à peine montrer sa corolle.

Le chant du coucou au loin

A donné feu vert au printemps.