
Chaleur


Voyages, horizons bleutés
Voyages, chemins de sable blond
Voyages, vol au-dessus des nuages
Voyages, sentier abrupt dans la montagne
Voyages, cimes enneigées, nid d’aigle
Voyages, foule bigarrée, marché aux couleurs
Voyages, plages dorées, palmiers d’émeraude
Voyages, lacs endormis, edelweiss frileux
Voyages, vestiges de pierre , humanité lointaine.
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Je veux voir et revoir cette terre,
Me gorger de richesses accumulées
Et m’enivrer des merveilles de ce monde.

Courir dans la lumière
Rire au soleil
Chanter à tue-tête
Cueillir l’aubépine
Sentir la fleur sauvage
Marcher dans le sentier
Sourire à la nature
Observer l’abeille butineuse
Sursauter au craquement de la branche
Écouter le vent dans les feuilles
Ou le murmure du ruisseau
Sautiller sur les galets du torrent
S’asseoir sur l’herbe tendre.
Se laisser envahir par le bonheur !



Me promenant dans la forêt,
J’écoutais le chant clair des oiseaux,
Le pivert s’acharner sur son tronc,
Le vent d’ouest dans la ramure.
Les rayons du soleil trouaient le feuillage.
Au loin, on entendait un grondement
Perturbant la paix de l’endroit.
Poursuivant mon chemin,
Mes pas me menèrent vers un spectacle
Grandiose et assourdissant.
Des trombes d’eau surgissaient
Des rochers gris, retombant en gerbes d’écume.
Je restais là, fascinée, étourdie
Par la beauté du moment.


Liberté, liberté chérie,
A dit l’écrivain.
Liberté précieuse
Aux yeux du mortel.
Liberté bafouée
Par le tyran,
Liberté envolée du prisonnier.
Que de crimes en ton nom!
Liberté contrainte
Par ces temps bouleversés.
L’homme chantera toujours
L’hymne à toi,
Liberté.

Un grondement au lointain,
De sombres nuées
Envahissent les cieux.
L’hirondelle rase le sol,
La mouche se fait
Agressive.
Rien ne bouge,
La vie s’arrête.
Une chape de plomb
Écrase la campagne.
Soudain, une goutte tombe,
Puis plusieurs ;
Un déluge s’abat,
Des éclairs sillonnent le ciel.
L’orage est là.
L’oppression cesse.
Tout respire enfin !
