





Si j’étais un oiseau,
Je volerais loin de ma cage
Au- dessus des nuages
Pour voir si le monde est plus beau.
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Si j’étais un poisson,
Je nagerais parmi les algues
A l’abri des vagues
Caressé par un frisson.
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Si j’étais une libellule,
Je danserais, légère,
Dans mes ailes de tulle.

Allons voir, veux-tu, ailleurs
Si le ciel est plus bleu,
Si les peuples n’ont plus peur,
Si meilleurs sont les cieux.
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Allons voir , veux-tu, là- bas
Où la mer est plus belle,
Où le crime n’existe pas,
Où personne ne connaît la querelle.
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Allons voir, veux-tu, là – haut
Sur les cimes enneigées,
Sur les pics hauts,
Sur les pentes ombragées.
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Allons voir, veux-tu, au loin
Des îles chatoyantes,
Des villes aux obscurs recoins,
Des campagnes verdoyantes.


Premiers bourgeons sur la branche,
Retour des fleurs blanches.
Iris et primevères
Naissent dans le gazon vert.
Tulipes à la fière corolle
Émergent de la terre molle.
Merles à la robe d’ébène
Poussent leurs trilles vaines
Sous le soleil encore pâle.


Gelée matinale, l’hiver est toujours là.
Le soleil se croit obligé de briller
Faiblement puis plus fort au fil des heures.
L’herbe verdit, les toits s’ égouttent.
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Les passereaux s’en donnent à cœur joie,
Poussent des trilles joyeux.
La tourterelle étrenne son chant
Doux et caressant.
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Le merle noir picore le ver.
Le chat étonné tâte la douceur de l’air
Et fait quelques pas sur la pelouse
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Puis s’endort, rassuré, sur le fauteuil d’osier.
Le soleil baisse, les oiseaux s’endorment,
La fraîcheur tombe, l’hiver reprend ses droits.

Un pâle rayon de soleil
Naît dans l’ horizon.
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Tulipes écarlates
Ouvrent leurs corolles de soie.
Un oiselet nouveau – né
Roule hors du nid.
Boule de poils gris,
Il piaille sa frayeur.
Lilas blanc, lilas mauve,
Lys à la corolle d’ albâtre,
Œillet odorant
Naissent sur la pelouse.
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Printemps, saison bénie des dieux,
Reviens dans ta splendeur.
Il n’y aura plus de gelées
Ni de froidure.
Tout ressuscite dans la joie.
Allons vers le bonheur !
Ne laissons pas entrer la souffrance.
Il faut jouir du temps présent
Et avec des trémolos dans la voix,
Remercions la nature bienfaisante.




