
Épave


La pluie tombe sur la ville.
Des nuages d’encre obscurcissent les cieux.
Qu’avons-nous fait aux dieux ?
La grêle fait plier la brindille.
—————————————————————
Des nuages d’encre obscurcissent les cieux.
Sous l’orage, l’écorce se fendille,
La grêle fait plier la brindille,
L’eau ruisselle en tous lieux.
—————————————————————
Sous l’orage, l’écorce se fendille,
L’averse mouille les murs les plus vieux,
L’eau ruisselle en tous lieux.
Le reflet des maisons, dans l’eau, vacille.
—————————————————————
L’averse mouille les murs les plus vieux,
Son bruit aux oreilles est mélodieux.
Le reflet des maisons, dans l’eau, vacille.
La pluie tombe sur la ville.
L’as-tu vu?
Quoi donc ?
L’oiseau nouveau -né.
L’as-tu sentie ?
Quoi donc ?
La rose fragile.
L’as-tu entendu ?
Quoi donc ?
Le coucou dans le bois.
L’as-tu goûtée ?
Quoi donc ?
La cerise juteuse.
L’as-tu touché ?
Quoi donc ?
Le doux velours de la feuille.





Vert
Le bourgeon naissant
Mauve
Le lilas odorant
Jaune
La jonquille d’or
Rouge
La tulipe écarlate
Rose
La reine du jardin
Orange
Le tournesol, ami du soleil
Blanche
La fleur du cerisier
Noir
Le merle siffleur
Bleu
Le ciel d’azur
Grise
La tourterelle sur la branche.
Le printemps est un arc-en-ciel.


Dans l’air matinal, une douceur se dessine.
Les tardives gelées blanchissent l’herbe tendre.
Dans le pré verdi, la vache blonde rumine.
L’oiseau sur la branche lance son cri aigu.
——————————————————————-
Les tardives gelées blanchissent l’herbe tendre.
Les blanches pâquerettes éclosent dans le champ.
L’oiseau sur la branche lance son cri aigu.
La pâle et frêle jonquille s’éveille au soleil.
——————————————————————-
Les blanches pâquerettes éclosent dans le champ.
Le merle sombre siffle dans le jardin vert.
La pâle et frêle jonquille s’éveille au soleil.
Dans les nids douillets, piaillent les oiselets neufs.
——————————————————————-
Le merle sombre siffle dans le jardin vert.
Grues et oies cendrées reviennent du long voyage.
Dans les nids douillets, piaillent les oiselets neufs.
Dans l’air matinal, une douceur se dessine.


Quelle tristesse l’hiver !
Entend-on dire.
Oh! Ces arbres dénudés,
Ces feuilles disparues,
Ces fleurs mortes,
Cette herbe gelée,
Ces oiseaux envolés !
Oui, mais quand revient
Le printemps, quelle joie !
Ces jeunes pousses,
Ces primevères dans le gazon,
Ce vol dans le ciel,
Ce rayon de soleil !
Pour apprécier le bonheur,
Il faut savoir l’attendre.
