
Nuit sur le pont


Ce matin, en ouvrant mes volets,
J’ai entendu un appel lointain
Venu du fond des bois :
Le coucou relance son chant.
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Sur le chêne revêtu de vert pâle,
Le merle lance ses trilles
Pour dire sa joie du renouveau
Sous le soleil naissant.
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Sur la pelouse, pâquerettes et pissenlits
Se toisent et rivalisent de beauté éphémère.
La jonquille timide et fragile
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Ose à peine montrer sa corolle.
Le chant du coucou au loin
A donné feu vert au printemps.


A perte de vue, un tapis
De pâquerettes et fleurs jaunes.
Sur l’arbre, éclatent les bourgeons.
Partout, des arbres en fleurs.
Dans le gazon, se pavanent les tulipes
Et la jonquille.
Sur la branche, siffle le merle.
Dans le buisson, l’oiselle
Couve ses œufs.
Partout, des couleurs,
Des bruits, de la douceur.
Le printemps est un enchantement
Pour les sens.


Ce matin, dans mon jardin,
Une pluie rose tombe
Sur le gazon.
Le prunus est en fleurs.
Le printemps est là.
Un air plus doux,
Un rayon de soleil,
Un vol de grues,
Le printemps est là.
Le merle siffle
Et prépare son nid.
On entend le coucou.
Le printemps est là.
Pâquerettes dans l’herbe,
Fragiles crocus,
Élégantes tulipes.
Le printemps est là.




Si j’étais un oiseau,
Je volerais loin de ma cage
Au- dessus des nuages
Pour voir si le monde est plus beau.
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Si j’étais un poisson,
Je nagerais parmi les algues
A l’abri des vagues
Caressé par un frisson.
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Si j’étais une libellule,
Je danserais, légère,
Dans mes ailes de tulle.

Allons voir, veux-tu, ailleurs
Si le ciel est plus bleu,
Si les peuples n’ont plus peur,
Si meilleurs sont les cieux.
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Allons voir , veux-tu, là- bas
Où la mer est plus belle,
Où le crime n’existe pas,
Où personne ne connaît la querelle.
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Allons voir, veux-tu, là – haut
Sur les cimes enneigées,
Sur les pics hauts,
Sur les pentes ombragées.
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Allons voir, veux-tu, au loin
Des îles chatoyantes,
Des villes aux obscurs recoins,
Des campagnes verdoyantes.

