Si j’étais…

Si j’étais un oiseau,

Je volerais loin de ma cage

Au- dessus des nuages

Pour voir si le monde est plus beau.

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Si j’étais un poisson,

Je nagerais parmi les algues

A l’abri des vagues

Caressé par un frisson.

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Si j’étais une libellule,

Je danserais, légère,

Dans mes ailes de tulle.

Allons voir

Allons voir, veux-tu, ailleurs

Si le ciel est plus bleu,

Si les peuples n’ont plus peur,

Si meilleurs sont les cieux.

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Allons voir , veux-tu, là- bas

Où la mer est plus belle,

Où le crime n’existe pas,

Où personne ne connaît la querelle.

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Allons voir, veux-tu, là – haut

Sur les cimes enneigées,

Sur les pics hauts,

Sur les pentes ombragées.

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Allons voir, veux-tu, au loin

Des îles chatoyantes,

Des villes aux obscurs recoins,

Des campagnes verdoyantes.

Prémices du printemps

Gelée matinale, l’hiver est toujours là.

Le soleil se croit obligé de briller

Faiblement puis plus fort au fil des heures.

L’herbe verdit, les toits s’ égouttent.

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Les passereaux s’en donnent à cœur joie,

Poussent des trilles joyeux.

La tourterelle étrenne son chant

Doux et caressant.

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Le merle noir picore le ver.

Le chat étonné tâte la douceur de l’air

Et fait quelques pas sur la pelouse

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Puis s’endort, rassuré, sur le fauteuil d’osier.

Le soleil baisse, les oiseaux s’endorment,

La fraîcheur tombe, l’hiver reprend ses droits.

Un tourbillon printanier

Un pâle rayon de soleil

Naît dans l’ horizon.

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Tulipes écarlates

Ouvrent leurs corolles de soie.

Un oiselet nouveau – né

Roule hors du nid.

Boule de poils gris,

Il piaille sa frayeur.

Lilas blanc, lilas mauve,

Lys à la corolle d’ albâtre,

Œillet odorant

Naissent sur la pelouse.

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Printemps, saison bénie des dieux,

Reviens dans ta splendeur.

Il n’y aura plus de gelées

Ni de froidure.

Tout ressuscite dans la joie.

Allons vers le bonheur !

Ne laissons pas entrer la souffrance.

Il faut jouir du temps présent

Et avec des trémolos dans la voix,

Remercions la nature bienfaisante.