







L’automne est une belle saison.
Partout des taches de couleur ;
Feuille de vigne rousse ;
Arbre doré ou rouge ;
Un peu de vert encore
Chez le sapin.
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Pour le peintre, quel plaisir !
Plantons le chevalet
Près de l’étang ;
Dans l’eau, reflets or, rouges, orange.
Que de splendeurs !
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Mais au premier coup de vent,
Au premier orage,
Feuilles s’envolent et tourbillonnent .
Le sol devient tapis coloré
Qui tombera en poussière
Au fil du temps.





Septembre est arrivé !
Déjà !
Les jours plus courts
L’ont annoncé.
Au réveil, un air plus frais,
Une brume noie la plaine.
La grappe mûre
Attend d’être cueillie.
Dans la nuit,
Un champignon est né.
Après la chaleur, une douceur
Se dessine.
Je profite des derniers rayons
Sur ma terrasse ensoleillée.

Dans la salle basse, règne le silence.
La comtoise égrène ses heures,
Celles du bonheur.
Des papillons de lumière dansent.
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Près de l’âtre, le chat sommeille ;
Son pelage frémit de son rêve,
Son repos lentement s’achève ;
Il ouvre un œil et dresse une oreille.
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Dehors, le soleil lance ses rayons
Sur la terre chaude.
L’abeille butine la reine – claude ;
Sous la pierre, chante le grillon.








Un grondement au lointain,
De sombres nuées
Envahissent les cieux.
L’hirondelle rase le sol,
La mouche se fait agressive.
Rien ne bouge,
La vie s’arrête.
Une chape de plomb
Écrase la campagne.
Soudain, une goutte tombe,
Puis plusieurs,
Un déluge s’abat,
Des éclairs sillonnent le ciel.
L’orage est là.
L’oppression cesse,
Tout respire enfin !


Qu’il est doux
Le temps des vendanges !
Mille couleurs
Embellissent la campagne
Sous les feux
Des derniers rayons.
Sécateur en main,
L’homme coupe
La grappe dorée.
Un vol de grives
Prend son essor.
Douceur de l’air,
Bonheur de vivre,
Chemin odorant.
Qu’il est doux
Le temps des vendanges !
