Canicule

Un ciel bleu sans nuages s’étend

Jusqu’aux confins de l’horizon.

Dès le matin, on clôt les volets.

En mai,surgit la première chaleur.

La planète se réchauffe dangereusement.

Nulle goutte de pluie pour rafraîchir.

La pelouse a déjà jauni.

Quarante degrés nous gardent à l’ intérieur.

Le monde souffre, mal habitué encore.

Incendies se déclarent, attisés par le vent.

On nous dit que ce n’est qu’un début.

Comment l’homme va-t-il s’adapter ?

Regrettera- t- il bientôt les étés tempérés

Pluvieux même certaines années ?

Trouvera-t-il des solutions

Pour que notre belle planète reste habitable ?

Éloge de la lenteur

Sortir de chez soi, le matin tôt,

Se diriger vers la forêt proche,

Écouter le réveil des oiseaux,

Le chant de la tourterelle.

Admirer le bourdon sur la fleur,

Suivre son vol saccadé ;

Lever la tête et voir la cime des grands pins

Osciller sous la brise estivale.

Dans le ciel, passe une mouette…

Au loin, le grondement de l’océan.

S’asseoir sur la pierre moussue

Éclaboussée par le soleil…

Présenter son visage aux rayons encore timides.

Reprendre sa route sur le chemin herbeux,

Lentement, sans but sinon celui du bonheur.