
Campagne


Étendues arides
Brûlant sous le soleil torride
Végétation assoiffée
Feuilles tombantes
Terre se craquelant.
Au ciel, soudain,
Nuages sombres
Avancent tels des guerriers menaçants.
De grosses gouttes
Tombent en ricochant.
Puis, soudain,
Le déluge s’abat
Et noie toutes choses.
La terre enfin respire
Mille fleurs surgissent
Par miracle.
Un souffle de vie s’étend.
Ô pluie salvatrice !


Venise aux murs de dentelle ajourée,
Endormie au ras des flots.
Nuées de pigeons sur la dalle de marbre,
Îlots colorés parsemant la lagune.
Seule sur la mer infinie et grise,
Elle s’étend, belle immortelle ,attendant son déclin.






Dans mon petit jardin,
Mille vies se côtoient,
Beaucoup d’oiseaux surtout.
Le merle aux plumes d’ébène
Promène sa famille
En picorant allègrement ;
De temps en temps,
Surgit la huppe
Au plumage coloré ;
Ne pas bouger
De peur qu’elle ne s’envole !
Arrive en trombe
La pie voleuse en livrée noire et blanche.
Sur le chêne, un roucoulement
Se fait entendre ;
Dame tourterelle surveille ses œufs.
Un bruit sec retentit sur le tronc,
C’est l’heure du repas du pic.
Certains jours, deux grosses palombes
Viennent se ravitailler.
On aperçoit aussi quelques étourneaux
Surtout l’hiver venu.
Quel bonheur pour les yeux
Tout ce petit monde ailé !





Il est où le bonheur ?
Il est où le bonheur ?
Nous dit un jeune chanteur.
Chacun a son idée du bonheur.
Untel ne parle que de sa richesse,
L’autre de ses voyages.
Celui-ci collectionne les gadgets à la mode,
Celui-là achète maisons et voitures.
Pour moi, le bonheur,
C’est le sourire de l’enfant,
La fleur à peine éclose sur la branche,
Le rouge-gorge dans le jardin.
Le bonheur, c’est un moment avec mes filles
Autour d’un goûter.
Le bonheur, c’est une promenade
Dans la campagne au printemps.
Le bonheur, c’est une multitude
De petites choses au fil des jours.