Poésie mouillée

Flaque d’eau après la pluie,

Qu’il est bon d’y prendre son élan

Et de sauter en projetant des gerbes!

Source menue se faufilant dans les herbes

Au versant de la montagne.

Mince ru serpentant dans la plaine

Côtoyant les vaches paisibles.

Cascade jaillissante et bondissante

Sur les cailloux du torrent.

Rivière large et calme

Enjambée par les vieux ponts de pierre.

Fleuve large et majestueux

Entraînant barques et péniches.

Étang paresseux dans la campagne

Refuge des foulques et macreuses.

Mer immense et ténébreuse

Tombeau des navires en perdition.

Jour de pluie

La pluie tombe sur la ville,

Des nuages d’encre obscurcissent les cieux.

Qu’avons -nous fait aux dieux?

La grêle fait plier la brindille.

Des nuages d’encre obscurcissent les cieux.

Sous l’orage, l’écorce se fendille,

La grêle fait plier la brindille,

L’eau ruisselle en tous lieux.

Sous l’orage, l’écorce se fendille,

L’averse mouille les murs les plus vieux,

L’eau ruisselle en tous lieux.

Le reflet des maisons , dans l’eau, vacille.

L’averse mouille les murs les plus vieux,

Son bruit aux oreilles est mélodieux,

Le reflet des maisons, dans l’eau, vacille.

La pluie tombe sur la ville.