Prémices du printemps

Gelée matinale, l’hiver est toujours là.

Le soleil se croit obligé de briller

Faiblement puis plus fort au fil des heures.

L’herbe verdit, les toits s’ égouttent.

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Les passereaux s’en donnent à cœur joie,

Poussent des trilles joyeux.

La tourterelle étrenne son chant

Doux et caressant.

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Le merle noir picore le ver.

Le chat étonné tâte la douceur de l’air

Et fait quelques pas sur la pelouse

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Puis s’endort, rassuré, sur le fauteuil d’osier.

Le soleil baisse, les oiseaux s’endorment,

La fraîcheur tombe, l’hiver reprend ses droits.

Un tourbillon printanier

Un pâle rayon de soleil

Naît dans l’ horizon.

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Tulipes écarlates

Ouvrent leurs corolles de soie.

Un oiselet nouveau – né

Roule hors du nid.

Boule de poils gris,

Il piaille sa frayeur.

Lilas blanc, lilas mauve,

Lys à la corolle d’ albâtre,

Œillet odorant

Naissent sur la pelouse.

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Printemps, saison bénie des dieux,

Reviens dans ta splendeur.

Il n’y aura plus de gelées

Ni de froidure.

Tout ressuscite dans la joie.

Allons vers le bonheur !

Ne laissons pas entrer la souffrance.

Il faut jouir du temps présent

Et avec des trémolos dans la voix,

Remercions la nature bienfaisante.

Bonheur

Au détour du chemin herbeux

Sentant la prunelle et le chèvrefeuille,

J’arrivai au bord d’une eau verte

Nichée dans un écrin de verdure.

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Dans la touffeur d’un après-midi d’été,

Un poisson sauta hors de l’onde,

Le martin-pêcheur s’envola vers l’azur.

Calme, silence, sérénité.

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Je m’assis sur un talus moelleux

Emplie d’un bonheur simple.

Calme, silence, sérénité.

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Sortie de mon rêve ébloui,

Je m’en allai par le chemin.

Le bonheur m’avait effleurée.