
Un peu de fraîcheur



Dans la salle basse, règne le silence.
La comtoise égrène ses heures,
Celles du bonheur.
Des papillons de lumière dansent.
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Près de l’âtre, le chat sommeille ;
Son pelage frémit de son rêve,
Son repos lentement s’achève ;
Il ouvre un œil et dresse une oreille.
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Dehors, le soleil lance ses rayons
Sur la terre chaude.
L’abeille butine la reine – claude ;
Sous la pierre, chante le grillon.


Sortir de chez soi, le matin tôt,
Se diriger vers la forêt proche,
Écouter le réveil des oiseaux,
Le chant de la tourterelle.
Admirer le bourdon sur la fleur,
Suivre son vol saccadé ;
Lever la tête et voir la cime des grands pins

Osciller sous la brise estivale.
Dans le ciel, passe une mouette…
Au loin, le grondement de l’océan.
S’asseoir sur la pierre moussue
Éclaboussée par le soleil…
Présenter son visage aux rayons encore timides.
Reprendre sa route sur le chemin herbeux,
Lentement, sans but sinon celui du bonheur.




Chaleur écrasante,
A l’ombre, point de répit.
Nul souffle dans le feuillage,
Immobile est la nature,
Chante la fontaine…
Un chat s’étire longuement.
Le temps s’arrête
Et le monde s’endort.


