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Une vie

La vie a des hauts, la vie à des bas.

Le sourire d’un enfant, le bonheur est là.

L’enfant est parti, solitude…

Un rayon de soleil, cœur en joie !

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Le sourire d’un enfant, le bonheur est là.

Nuage noir à l’horizon, mélancolie…

Un rayon de soleil, cœur en joie !

Feuille morte , plaisirs envolés.

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Nuage noir à l’horizon, mélancolie…

Deux êtres qui s’aiment, éternité…

Feuille morte, plaisirs envolés.

Nature ensorcelante, plaisirs des sens.

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Deux êtres qui s’aiment, éternité…

Un être cher s’en va, tristesse.

Nature ensorcelante, plaisirs des sens.

La vie a des hauts, la vie a des bas.

Océan

Sous les pâles lueurs de l’aube, elle s’étend,

Infinie et lisse jusqu’à l’horizon bleu.

Mer sereine aux couleurs changeantes des cieux

Assaillie par le vol aérien des goélands.

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Sous les rayons du soleil au zénith brûlant,

Les vagues écumeuses arrondissent leurs creux

Et viennent lécher les rivages caillouteux

D’un doux geste de désir ensorcelant.

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Quand le soir descend sur l’horizon embrasé,

Les flots étincelants de pourpre ensanglantée

S’endorment aux vives lueurs des cieux irisés .

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Océan furieux dans toute ta majesté,

Tes eaux rugissantes, sur le bateau brisé,

Se ruent dans la violence et la férocité.

Automne

L’automne est une belle saison.

Partout des taches de couleur :

Feuille de vigne rousse,

Arbre doré ou rouge,

Un peu de vert encore

Chez le sapin.

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Pour le peintre, quel plaisir !

Plantons le chevalet

Près de l’étang ;

Dans l’eau, reflets or, rouges, orange.

Que de splendeurs!

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Mais au premier coup de vent,

Au premier orage,

Feuilles s’ envolent et tourbillonnent.

Le sol devient tapis coloré

Qui tombera en poussière

Au fil du temps.

Septembre

Septembre est arrivé !

Déjà !

Les jours plus courts

L’ont annoncé.

Au réveil , un air plus frais,

Une brume noie la plaine.

La grappe mûre

Attend d’être cueillie.

Dans la nuit,

Un champignon est né.

Après la chaleur, une douceur

Se dessine.

Je profite des derniers rayons

Sur ma terrasse ensoleillée.

Tempête en mer

Septembre est là avec ses grandes marées.

Dès l’aube, une tempête se déchaîne

Sur la petite ville côtière.

Les vagues ourlées d’écume

Montent à l’assaut de la digue en béton

Dans un bruit assourdissant.

Un soleil blafard se fraie un passage

Au milieu des nuages d’encre.

Les oiseaux de mer tournoient en criant

Au-dessus des flots déchaînés.

Quelques curieux s’avancent à la limite des lames

Oublieux du danger d’une mer en furie.

Vendanges

Les vendanges ont commencé

Alors que l’été n’est pas encore fini.

La canicule a mûri précocement les grappes.

Dans les rangs, sécateur en main,

Hommes et femmes s’activent avec ardeur.

Dans le vallon, les feuillages colorés

Dansent au gré d’une brise légère.

Douceur de l’air parfumé,

Aboiements des chiens excités,

Rires des vendangeurs après l’effort.

Les vendanges ont commencé.

L’été tout doucement se termine

Sur une note joyeusement colorée.

L’été se meurt

Nuage sombre à l’horizon,

Bruine légère au lever du jour,

Air plus piquant en matinée,

L’été se meurt.

Soleil plus paresseux dans la journée,

Vendangeur coupant la grappe mûre,

Dans le taillis, mûres goûteuses,

L’été se meurt.

Le figuier arbore fièrement ses fruits,

La guêpe goûte la prune juteuse,

L’écureuil engrange ses noisettes,

L’été se meurt.

Finies les heures chaudes à l’ombre

Ou dans les vagues océanes,

L’été se meurt.

Vendanges

Qu’il est doux

Le temps des vendanges !

Mille couleurs

Embellissent la campagne

Sous les feux

Des derniers rayons.

Sécateur en main,

L’homme coupe

La grappe dorée.

Un vol de grives

Prend son essor.

Douceur de l’air,

Bonheur de vivre,

Chemin odorant.

Qu’il est doux

Le temps des vendanges !

Chemin de campagne

Dans le petit chemin menant au village

S’entend le gazouillis d’un ruisseau

Tombant en cascade légère sur les pierres moussues.

Au pied d’un prunier sauvage,

Je ramasse quelques fruits au goût acide.

Plus loin, un buisson de mûres

Me promet mille délices.

Le chant des oiseaux m’accompagne

Protégée par une ombre bienfaisante.

Le figuier étend son feuillage dentelé

Où se cachent ses fruits goûteux.

Je passe sur le petit pont de bois

Et tente de voir les timides écrevisses.

Assise sur un tronc, je respire doucement

Loin des remous du monde moderne.