Gelée matinale
Bise soufflant
Sur la campagne
Endormie.
Arbre noir
Dépouillé
Seul.
Corbeau perché
Tout en haut.
Froidure
Solitude.
Blancheur
De la neige
Pureté
De diamant.
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Noëls d’enfance
Préparatifs fébriles, comptage des jours jusqu’aux vacances, vitrines illuminées, messe de minuit, crèche, angelot disant merci pour la pièce, il est né le divin enfant, lettre au père Noël, cadeau unique mais somptueux, parapluie rose, berceau alsacien, sapin odorant, bougies allumées, boule rouge, guirlandes incandescentes, bûche crémeuse, chaussons aux pommes, crottes en chocolat fourrées de crème rose ou jaune, regards affectueux des parents, yeux brillants, excitation, bonheur, Noël arrive! Vivement Noël!
NOEL
N uit magique, nuit divine!
O h! Tous ces cadeaux!
E t le sapin, quelle merveille!
L e bonheur est au rendez-vous!
Acrostiches
I le de verdure, au milieu de la
M er turquoise
A ux reflets de diamants
G arde ta beauté
I maginaire
N écoute pas les non rêveurs
A u caractère ombrageux.
T u m’entraînes vers des rivages
I nfinis.
O h! Bonheur du rêve!
N e t’en va pas!
B onheur! Bonheur!
O h! Une fleur épanouie!
N e la cueille pas!
H ume son parfum
E t ne la laisse faner.
U n bonheur est là, tout près,
R egarde-le bien , il est fragile.
Rimes
Je prends souvent mon dictionnaire des rimes et je m’amuse à composer des petits poèmes amusants tels que celui-ci:
Ce n’était pas une braconnière
Même si elle faisait l’école buissonnière.
Elle était pourtant casanière
Aimant sa tisanière et sa bonbonnière.
Elle était bonne cuisinière
Bichonnant sa gazinière.
Elle habitait une coquette chaumière
Où toujours était allumée la lumière.
C’était une bonne jardinière,
Dans son jardin, nulle ornière.
Elle était, aux malheureux, hospitalière;
Elle avait le coeur en bandoulière.
Elle fut un temps écolière;
Elle devint bachelière.
Elle fut un peu aventurière:
Tantôt garde-barrière, tantôt couturière.
Elle n’avait pas l’âme guerrière,
Elle ne voulait pas faire carrière.
Un matin, elle rendit sa bannière;
On l’enterra dans le petit cimetière
Au pied de la sapinière.
Saisons
Printemps aux couleurs subtiles
Saison bénie des idylles
Renaissance de la nature
Mousse sur la toiture.
Automne aux couleurs flamboyantes
Arbres roussis de la sente,
Soleil déclinant, orage subit,
Plus tôt arrivera la nuit!
Ete, soleil brûlant, ciel d’azur,
Oiseaux dans les nids s’égosillant
Insectes bourdonnant dans l’air pur.
Hiver, nature au repos,
Goutte gelée pendant de la branche,
Etendues blanches, calmes eaux…
Ode à l’automne
Automne d’enfance
Brouillard sur les prés
Matins d’école frileux
Lainage sur la blouse
Cartable bien en main.
Soleil timide
Au travers du feuillage roux.
Odeur de champignon
Dans le bois rougeoyant.
Vol d’oiseaux dans l’azur,
Pomme rouge dans le verger,
Grappe mûre sur la treille,
Nectar sucré dans la bouche…
Murmure de la guêpe
Sur les grains dorés.
Journée de classe
Le regard à la fenêtre…
Courir dans les champs,
Dévaler la pente,
Cueillir la girolle.
Plaisirs d’automne,
Plaisirs d’enfance…
Sonnet à l’automne
Fraîcheur de l’air matinal
Vent dans le feuillage
Fine gelée sur la pelouse
L’automne est de retour.
Feuille jaunissante
Arbre qui se dépouille
Champignon dans l’herbe
L’automne est de retour.
Vol d’oiseaux dans le ciel
Grappe vermeille sur le cep
Guêpe savourant le grain
Pluie et soleil jouant à cache-cache
Campagne en livrée éblouissante
L’automne est de retour.
Océan
Sous les pâles lueurs de l’aube, elle s’étend,
Infinie et lisse jusqu’à l’horizon bleu,
Mer sereine aux couleurs changeantes des cieux
Assaillie par le vol aérien des goélands.
Sous les rayons du soleil au zénith brûlant,
Les vagues écumeuses arrondissent leurs creux
Et viennent lécher les rivages caillouteux
D’un doux geste de désir ensorcelant.
Quand le soir descend sur l’horizon embrasé,
Les flots étincelants de pourpre ensanglantée
S’endorment aux vives couleurs des cieux irisés.
Océan furieux dans toute ta majesté,
Tes eaux rugissantes, sur le bateau brisé,
Se ruent dans la violence et la férocité.
Nuit d’été
Le jour tombe lentement
Petit à petit les oiseaux se taisent
Le grillon commence sa symphonie
Dans l’herbe roussie de l’été.
Plus un souffle de vent
La chauve-souris de son vol
Echevelé frôle les toits.
Le hérisson avance à pas feutrés.
Sur la branche du vieux chêne
La chouette blanche hulule
A-t-elle vu le frêle mulot?
Des millions d’étoiles
Brillent au firmament.

