Nez gelé, joues rouges,
Bise hurlante,
Arbre dénudé,
Gazon blanchi,
Flocon timide.
Oiseau plaintif et frileux,
Âtre rougeoyant,
Braise incandescente,
Foyer douillet,
Fauteuil près du feu…
Hiver, saison du bien-être
Dans la maison.
Nez gelé, joues rouges,
Bise hurlante,
Arbre dénudé,
Gazon blanchi,
Flocon timide.
Oiseau plaintif et frileux,
Âtre rougeoyant,
Braise incandescente,
Foyer douillet,
Fauteuil près du feu…
Hiver, saison du bien-être
Dans la maison.
Au pied de la montagne,
Petit chalet frileux se blottit
Seul dans l’immensité…
Pas un bruit
Silence d’éternité…
Sur le rameau dénudé,
Chante l’oiseau esseulé.
Se fait entendre le gazouillis
De la source sous la neige.
De fines traces constellent
Le sol immaculé.
Beauté éternelle…
Sur la branche nue,
Le passereau lance son faible cri.
Dans la campagne, s’étend la blancheur ;
De menues traces dans le moelleux tapis.
Alentour, règne le silence ;
Dans le sentier gelé,
La vieille femme avance,
Son fagot noir sur son dos voûté.
Elle chemine lentement
Accablée du poids des ans,
Vers son destin, vers sa fin…
Elle sait que le dernier rendez-vous
Approche, elle le sait.
Mais elle l’attend, sereine.
La vie, elle l’a vécue ;
Ses joies, ses peines,
Elle a tout eu.
Dans le sentier gelé,
La vieille femme avance.
Bonne année à tous !
Que cette nouvelle année
Nous apporte le renouveau
Et le retour de la joie
Dans les foyers !
Que le tueur silencieux
Nous abandonne !
Que l’insouciance revienne
Sur toute la planète !
Bonne année à tous !
Joyeux Noël
À tous ceux qui suivent
Mes péripéties poétiques !
Que le bonheur
Vous accompagne
Vous et vos proches
À l’occasion de cette fête
Des lumières !
Le ciel est couleur de plomb,
Une bise aiguë se faufile sous la porte.
La nature est au garde-à -vous,
La neige s’annonce.
J’attends derrière ma fenêtre ;
Un flocon timide hésite à descendre
Suivi d’autres plus téméraires.
Devenus plus nombreux, ils tournent et virevoltent.
Un épais tapis blanc recouvre le jardin.
Les arbres tendent leurs bras décharnés
Vers les joyeux lutins blancs
Et leur offrent le refuge de leurs branches.
Le moineau sautille sur ses pattes gelées
À la recherche d’une rare pitance.
Un vol d’oiseaux noirs s’ abat sur la neige
En salissant sa blancheur.
Bougies roses sur le sapin,
Attention au feu
Maman surveille!
Réveil la nuit
Pour surprendre le Père Noël.
Au matin, pieds nus ,
Direction la cheminée.
Excitation, émerveillement
Devant les emballages colorés.
Déchirer, arracher les ficelles…
Oh! La poupée Bella
Avec ses yeux clos!
Oh! Le chariot alsacien au tissu fleuri
Pour coucher le poupon !
Dans les souliers,
Les éternelles « crottes en chocolat »
Introuvables de nos jours.
Rires émus des parents
Devant la joie des enfants.
Noëls d’enfance,
Noëls du bonheur !
Que vous êtes loin!
Je vous garderai toujours
Au fond de mon cœur…
Quelle tristesse l’hiver !
Entend-on dire.
Oh! Ces arbres dénudés,
Ces feuilles disparues,
Ces fleurs mortes,
Cette herbe gelée,
Ces oiseaux envolés !
Oui, mais quand revient
Le printemps, quelle joie!
Ces jeunes pousses,
Ces primevères dans le gazon,
Ce vol dans le ciel,
Ce rayon de soleil !
Pour apprécier le bonheur,
Il faut savoir l’attendre.
L’ Homme est un animal
Qui s’est toujours adapté
Aux changements de l’Histoire.
À l’annonce du confinement
Horreur ! Comment supporter ?
Pourtant, au fil des jours,
On vit l’Homme se poser,
Ralentir, réfléchir…
Tel prit un livre et ne le lâcha plus,
Tel autre découvrit ses enfants,
Les écouta, leur parla…
Celui-ci aida son voisin en détresse,
Celui-là appela son aïeule isolée.
L’Homme redécouvrit la lenteur,
L’empathie, le retour sur soi.
L’Homme est un être d’adaptation.
On ne savait pas
Que c’était le bonheur !
On allait libres,
Sans autorisation,
Libres de travailler,
De se promener,
De se rencontrer.
On ne savait pas
Que c’était le bonheur !
On se donnait la main,
On s’embrassait ;
Les enfants faisaient des rondes,
Se tenaient par le cou.
On ne savait pas
Que c’était le bonheur !
Un ennemi s’est infiltré,
Un virus infiniment petit,
Invisible, tueur.
La vie s’est arrêtée,
Le bonheur s’est enfui !