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Océan

Sous les pâles lueurs de l’aube, elle s’étend,
Infinie et lisse jusqu’à l’horizon bleu,
Mer sereine aux couleurs changeantes des cieux
Assaillie par le vol aérien des goélands.

Sous les rayons du soleil au zénith brûlant,
Les vagues écumeuses arrondissent leurs creux
Et viennent lécher les rivages caillouteux
D’un doux geste de désir ensorcelant.

Quand le soir descend sur l’horizon embrasé,
Les flots étincelants de pourpre ensanglantée
S’endorment aux vives lueurs des cieux irisés.

Océan furieux dans toute ta majesté,
Tes eaux rugissantes, sur le bateau brisé,
Se ruent dans la violence et la férocité.

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Nuit d’été

Le jour tombe lentement
Petit à petit les oiseaux se taisent
Le grillon commence sa symphonie
Dans l’herbe roussie de l’été.

Plus un souffle de vent
La chauve-souris de son vol
Échevelé frôle les toits.
Le hérisson avance à pas feutrés.

Sur la branche du vieux chêne
La chouette blanche hulule.
A-t-elle vu le frêle mulot?

Des millions d’étoiles
Brillent au firmament.
Paix d’une nuit d’été…

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Allons voir

Allons voir, veux-tu, ailleurs
Si le ciel est plus bleu
Si les peuples n’ont plus peur
Si meilleurs sont les cieux.

Allons voir, veux-tu, là-bas
Où la mer est plus belle
Où le crime n’existe pas
Où personne ne connaît la querelle.

Allons voir, veux-tu, là -haut
Sur les cimes enneigées
Sur les pics hauts
Sur les pentes ombragées.

Allons voir, veux-tu, au loin
Des îles chatoyantes
Des villes aux obscurs recoins
Des campagnes verdoyantes.

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Le plus beau de mes rêves

Le plus beau de mes rêves
C’est de la guerre une trêve
C’est me promener sur la grève
Quand le soleil à l’horizon se lève.

Le plus beau de mes rêves
C’est de ne plus sortir le glaive
Que nul peuple ne se soulève
Qu’aucun enfant on n’enlève.

Que dans les arbres monte la sève!
Que les conflits s’achèvent!
Que l’amour prenne la relève!
C’est le plus beau de mes rêves.

Bonheur

Au détour du chemin herbeux
Sentant la prunelle et le chèvrefeuille,
J’arrivais au bord d’une eau verte
Nichée dans un écrin de verdure.

Dans la touffeur d’un après-midi d’été,
Un poisson sauta hors de l’onde,
Le martin-pêcheur s’envola vers l’azur.
Calme, silence, sérénité.

Je m’assis sur un talus moelleux
Emplie d’un bonheur simple.
Calme, silence, sérénité.

Sortie de mon rêve ébloui
Je m’en allai par le chemin;
Le bonheur m’avait effleurée.

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Rimes

Nul ne savait d’où il venait.
On le disait géographe ou biographe,
Peut-être même ethnographe,
Qui pouvait le dire?
Il était fort en orthographe,
Était un sténographe potable;
Il savait se servir du spirographe
Et même du sismographe.
Il aimait écouter son phonographe
En bon photographe qu’il était…
Certains le disaient chorégraphe
Et même cinématographe.
On écrivit comme épitaphe:
Ce fut un grand pornographe!

Campagne

Dans la salle basse, règne le silence.
La comtoise égrène ses heures,
Celles du bonheur.
Des papillons de lumière dansent.

Près de l’âtre ,le chat sommeille;
Son pelage frémit de son rêve,
Son repos lentement s’achève;
Il ouvre un œil et dresse une oreille.

Dehors, le soleil lance ses rayons
Sur la terre chaude,
L’abeille butine la reine-claude;
Sous la pierre, chante le grillon.

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Mon cœur

Timide fleur dans la verdure
Me fait battre le cœur.
Soleil couchant dans la fournaise
Me fait battre le cœur.
Enfant au sourire radieux
Me fait battre le cœur.
Le chant d’un oiseau au printemps
Me fait battre le cœur.
Une mère souriant à son enfant
Me fait battre le cœur.
Champ de coquelicots au soleil
Me fait battre le cœur
Et tes yeux amoureux
Me font battre le cœur.

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Pourquoi les objets ne nous aiment-ils pas?

Pourquoi les objets ne nous aiment-ils pas?
Allez donc savoir pourquoi!
Première étape matinale, le café.
Après une nuit de jeûne,
Quel réconfort!
Mais quelle idée a donc la tartine
De tomber dans la tasse
En éclaboussant mon déshabillé rose?
Et tant qu’on y est
Pourquoi au même instant
La cuillère atterrit-elle par terre?
Ne pas montrer sa mauvaise humeur.
En route pour la salle de bains;
Pourquoi ce maudit savon
Me glisse-t-il des mains
En semblant me narguer?
Est-il de mèche avec le peigne
Qui en profite pour perdre trois dents?
Ne pas se mettre en colère.
Prendre sa voiture
Ou plutôt essayer.
Va-t-elle démarrer?
Non, on verra plus tard…
C’est le jour des courses,
Prenons un chariot;
Où est passée ma pièce?
Ah! La voilà! Ouf!
Mais pourquoi ne veut-elle pas
Libérer le chariot?
Que lui ai-je fait?
Si j’achetais un bouquet!
Je le mettrais dans mon joli vase bleu.
Las! Pourquoi t’es-tu brisé
Lâché par mes mains maladroites,
Dernier souvenir
De ma jeunesse?
Qu’a-t-on fait aux objets
Pour qu’ils ne nous aiment pas?

Hiver

Voilà le vent fou de l’hiver qui me transperce.
Les arbres dépouillés se penchent sous son souffle.
Mais, lentement, lentement, la bourrasque s’essouffle
Et la brise légère doucement me berce.

Sur l’étang gelé, la vieille barque se renverse;
Sous le vieux pont de pierre, la bise s’engouffre
Comme dans un insondable et vertigineux gouffre;
Soudain, un déluge de gouttes se déverse.

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