Joyeux Noël
À tous ceux qui suivent
Mes péripéties poétiques !
Que le bonheur
Vous accompagne
Vous et vos proches
À l’occasion de cette fête
Des lumières !
Joyeux Noël
À tous ceux qui suivent
Mes péripéties poétiques !
Que le bonheur
Vous accompagne
Vous et vos proches
À l’occasion de cette fête
Des lumières !
Le ciel est couleur de plomb,
Une bise aiguë se faufile sous la porte.
La nature est au garde-à -vous,
La neige s’annonce.
J’attends derrière ma fenêtre ;
Un flocon timide hésite à descendre
Suivi d’autres plus téméraires.
Devenus plus nombreux, ils tournent et virevoltent.
Un épais tapis blanc recouvre le jardin.
Les arbres tendent leurs bras décharnés
Vers les joyeux lutins blancs
Et leur offrent le refuge de leurs branches.
Le moineau sautille sur ses pattes gelées
À la recherche d’une rare pitance.
Un vol d’oiseaux noirs s’ abat sur la neige
En salissant sa blancheur.
Bougies roses sur le sapin,
Attention au feu
Maman surveille!
Réveil la nuit
Pour surprendre le Père Noël.
Au matin, pieds nus ,
Direction la cheminée.
Excitation, émerveillement
Devant les emballages colorés.
Déchirer, arracher les ficelles…
Oh! La poupée Bella
Avec ses yeux clos!
Oh! Le chariot alsacien au tissu fleuri
Pour coucher le poupon !
Dans les souliers,
Les éternelles « crottes en chocolat »
Introuvables de nos jours.
Rires émus des parents
Devant la joie des enfants.
Noëls d’enfance,
Noëls du bonheur !
Que vous êtes loin!
Je vous garderai toujours
Au fond de mon cœur…
Quelle tristesse l’hiver !
Entend-on dire.
Oh! Ces arbres dénudés,
Ces feuilles disparues,
Ces fleurs mortes,
Cette herbe gelée,
Ces oiseaux envolés !
Oui, mais quand revient
Le printemps, quelle joie!
Ces jeunes pousses,
Ces primevères dans le gazon,
Ce vol dans le ciel,
Ce rayon de soleil !
Pour apprécier le bonheur,
Il faut savoir l’attendre.
L’ Homme est un animal
Qui s’est toujours adapté
Aux changements de l’Histoire.
À l’annonce du confinement
Horreur ! Comment supporter ?
Pourtant, au fil des jours,
On vit l’Homme se poser,
Ralentir, réfléchir…
Tel prit un livre et ne le lâcha plus,
Tel autre découvrit ses enfants,
Les écouta, leur parla…
Celui-ci aida son voisin en détresse,
Celui-là appela son aïeule isolée.
L’Homme redécouvrit la lenteur,
L’empathie, le retour sur soi.
L’Homme est un être d’adaptation.
On ne savait pas
Que c’était le bonheur !
On allait libres,
Sans autorisation,
Libres de travailler,
De se promener,
De se rencontrer.
On ne savait pas
Que c’était le bonheur !
On se donnait la main,
On s’embrassait ;
Les enfants faisaient des rondes,
Se tenaient par le cou.
On ne savait pas
Que c’était le bonheur !
Un ennemi s’est infiltré,
Un virus infiniment petit,
Invisible, tueur.
La vie s’est arrêtée,
Le bonheur s’est enfui !
Fraîcheur de l’air matinal
Vent dans le feuillage
Fine gelée sur la pelouse
L’automne est de retour.
Feuille jaunissante
Arbre qui se dépouille
Champignon dans l’herbe
L’automne est de retour.
Vol d’oiseaux dans le ciel
Grappe vermeille sur le cep
Guêpe savourant le grain.
Pluie et soleil jouant à cache-cache
Campagne en livrée éblouissante
L’automne est de retour.
Noisette pour l’écureuil
Pomme rouge
Grappe sucrée
Aux reflets nacrés
Poire aux joues rebondies
Pendue à l’espalier
Reine-Claude juteuse
Noix dans sa coque.
L’automne est une farandole de fruits.
Une feuille tombe.
Un air plus frais
Un soleil plus pâle
Un jour plus court
L’été s’en va…
Grappe mûre
Noisette sur le sol
Prune juteuse
L’été s’en va…
Oubliés, jeux de plage,
Finie, sieste à l’ombre,
L’été s’en est allé…
Océan immense, vagues
À perte de vue…
Reflets verts ou gris,
Écume blanche
Soleil couchant
Qui se noie dans les flots.
Océan calme, eau trompeuse,
Océan fougueux
Se ruant sur la falaise.