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Allons voir

Allons voir, veux-tu, ailleurs

Si le ciel est plus bleu,

Si les peuples n’ont plus peur,

Si meilleurs sont les cieux.

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Allons voir, veux-tu, là -bas,

Où la mer est plus belle,

Où le crime n’existe pas,

Où personne ne connaît la querelle.

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Allons voir, veux-tu, là -haut,

Sur les cimes enneigées,

Sur les pics hauts,

Sur les pentes ombragées.

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Allons voir, veux-tu, au loin,

Des îles chatoyantes,

Des villes aux obscurs recoins,

Des campagnes verdoyantes.

Bonheur

Au détour du chemin herbeux

Sentant la prunelle et le chèvrefeuille,

J’arrivai au bord d’une eau verte

Nichée dans un écrin de verdure.

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Dans la touffeur d’un après-midi d’été,

Un poisson sauta hors de l’onde,

Le martin-pêcheur s’envola vers l’azur.

Calme, silence, sérénité.

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Je m’assis sur un talus moelleux

Emplie d’un bonheur simple.

Calme, silence, sérénité .

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Sortie de mon rêve ébloui,

Je m’en allai par le chemin ;

Le bonheur m’avait effleurée.

Dans mon arbre

Dans mon arbre

Mille vies

Se côtoient.

Le pivert

A coups de bec

Frappe l’écorce ;

La tourterelle

Y roucoule ;

Le merle siffleur

Vole de branche en branche ;

L’écureuil roux

Grimpe

A la recherche du gland ;

Une colonie de fourmis

Loge dans le tronc;

Le chat se love

Dans son ombre précieuse.

Une odeur de mousse

Et de champignon

Envahit l’air matinal.

Synonymes

Ces temps-ci, je ne sais pourquoi,

Tout m’est ennui et souci.

Le moindre problème m’embête,

Me préoccupe, me tracasse.

Les gens me fatiguent,

Les distractions me lassent,

Les amis m’importunent,

M’énervent même.

Les discours des uns m’assomment,

Les remontrances des autres m’horripilent.

Chaque chose m’empoisonne et me barbe.

Au diable les synonymes casse- pieds !

Pensons plutôt aux heureux synonymes :

Au bonheur, au plaisir,

A la félicité, à la béatitude,

A la joie, à l’euphorie.

Faisons- en nos compagnons

De chaque jour !

Orage

Un grondement au lointain,

De sombres nuées

Envahissent les cieux.

L’hirondelle rase le sol,

La mouche se fait

Agressive .

Rien ne bouge,

La vie s’arrête.

Une chape de plomb

Écrase la campagne.

Soudain, une goutte tombe,

Puis plusieurs.

Un déluge s’abat,

Des éclairs sillonnent le ciel.

L’orage est là.

L’oppression cesse,

Tout respire enfin !

Au jardin

Remuant au vent léger

Ouvrant ses pétales de soie,

Se pavanant telle une infante,

Elle embaume le jardin des délices.

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Lançant sa tige fière,

Il oscille doucement

Sous la brise du soir.

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Dans le parterre coloré

Aux parfums subtils,

Hisse ses pétales de feu

L’élégante reine du jardin,

Ivre de souffle estival

A l’abri du buisson d’aubépine.

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Tenue de gala chatoyante,

Une fleur solitaire,

Lovée dans un creux d’ombre,

Invite à la méditation

Près de la fontaine de cristal

Et de l’églantier frileux.

Sonnet au printemps

Ce matin, en ouvrant mes volets,

J’ai entendu un appel lointain

Venu du fond des bois:

Le coucou relance son chant.

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Sur le chêne revêtu de vert pâle,

Le merle lance ses trilles

Pour dire sa joie du renouveau

Sous le soleil naissant.

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Sur la pelouse, pâquerettes et pissenlits

Se toisent et rivalisent de beauté éphémère.

La jonquille timide et fragile

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Ose à peine montrer sa corolle.

Le chant du coucou au loin

A donné feu vert au printemps.