Chaleur écrasante.
A l’ombre , point de répit.
Nul souffle dans le feuillage,
Immobile est la nature,
Chante la fontaine…
Un chat s’étire longuement.
Le temps s’arrête
Et le monde s’endort.

Chaleur écrasante.
A l’ombre , point de répit.
Nul souffle dans le feuillage,
Immobile est la nature,
Chante la fontaine…
Un chat s’étire longuement.
Le temps s’arrête
Et le monde s’endort.

Au détour du chemin herbeux
Sentant la prunelle et le chèvrefeuille,
J’arrivai au bord d’une eau verte
Nichée dans un écrin de verdure.
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Dans la touffeur d’un après-midi d’été,
Un poisson sauta hors de l’onde,
Le martin-pêcheur s’envola vers l’azur.
Calme, silence, sérénité.
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Je m’assis sur un talus moelleux
Emplie d’un bonheur simple.
Calme, silence, sérénité .
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Sortie de mon rêve ébloui,
Je m’en allai par le chemin ;
Le bonheur m’avait effleurée.

Dans mon arbre
Mille vies
Se côtoient.
Le pivert
A coups de bec
Frappe l’écorce ;
La tourterelle
Y roucoule ;
Le merle siffleur
Vole de branche en branche ;
L’écureuil roux
Grimpe
A la recherche du gland ;
Une colonie de fourmis
Loge dans le tronc;
Le chat se love
Dans son ombre précieuse.
Une odeur de mousse
Et de champignon
Envahit l’air matinal.

Ces temps-ci, je ne sais pourquoi,
Tout m’est ennui et souci.
Le moindre problème m’embête,
Me préoccupe, me tracasse.
Les gens me fatiguent,
Les distractions me lassent,
Les amis m’importunent,
M’énervent même.
Les discours des uns m’assomment,
Les remontrances des autres m’horripilent.
Chaque chose m’empoisonne et me barbe.
Au diable les synonymes casse- pieds !
Pensons plutôt aux heureux synonymes :
Au bonheur, au plaisir,
A la félicité, à la béatitude,
A la joie, à l’euphorie.
Faisons- en nos compagnons
De chaque jour !
La timide pâquerette
Revêt sa blanche collerette.
Une pluie de pétales
Tombe sur la dalle .
La grise tourterelle
S’envole à tire d’ailes.
Giboulées dans le ciel.
L’abeille donne son miel.
Le printemps est là !

Un grondement au lointain,
De sombres nuées
Envahissent les cieux.
L’hirondelle rase le sol,
La mouche se fait
Agressive .
Rien ne bouge,
La vie s’arrête.
Une chape de plomb
Écrase la campagne.
Soudain, une goutte tombe,
Puis plusieurs.
Un déluge s’abat,
Des éclairs sillonnent le ciel.
L’orage est là.
L’oppression cesse,
Tout respire enfin !

Remuant au vent léger
Ouvrant ses pétales de soie,
Se pavanant telle une infante,
Elle embaume le jardin des délices.
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Lançant sa tige fière,
Il oscille doucement
Sous la brise du soir.
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Dans le parterre coloré
Aux parfums subtils,
Hisse ses pétales de feu
L’élégante reine du jardin,
Ivre de souffle estival
A l’abri du buisson d’aubépine.
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Tenue de gala chatoyante,
Une fleur solitaire,
Lovée dans un creux d’ombre,
Invite à la méditation
Près de la fontaine de cristal
Et de l’églantier frileux.

Ce matin, en ouvrant mes volets,
J’ai entendu un appel lointain
Venu du fond des bois:
Le coucou relance son chant.
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Sur le chêne revêtu de vert pâle,
Le merle lance ses trilles
Pour dire sa joie du renouveau
Sous le soleil naissant.
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Sur la pelouse, pâquerettes et pissenlits
Se toisent et rivalisent de beauté éphémère.
La jonquille timide et fragile
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Ose à peine montrer sa corolle.
Le chant du coucou au loin
A donné feu vert au printemps.

Printemps est là.
Retour de la douceur
Il pleut des fleurs
Neige rose sur les arbres
Temps du renouveau
Et de l’allégresse
Merles et tourterelles
Piaillent et roucoulent
Sous le soleil radieux.

Timide fleur dans la verdure
Me fait battre le cœur.
Soleil couchant dans la fournaise
Me fait battre le cœur.
Enfant au sourire radieux
Me fait battre le cœur.
Le chant d’un oiseau au printemps
Me fait battre le cœur.
Une mère souriant à son enfant
Me fait battre le cœur.
Champ de coquelicots au soleil
Me fait battre le cœur
Et tes yeux amoureux
Me font battre le cœur.
