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Poésie mouillée

Flaque d’eau

Où les enfants aiment sauter

À pieds joints en éclaboussant

Bien loin…

Rires,rires…


Source jaillissante

Dans la montagne

Se faufilant

Entre les colchiques

Et les herbes folles.


Rivière large et majestueuse

Bordant la grande ville.

Péniches et bateaux de promenade

Se disputant le passage.


Océan infini où se perd le regard.

Miroir immobile et scintillant

Au soleil d’été.

Vagues sauvages

Se ruant sur le rivage.

Haïkus

Couleur acidulée

odeur raffinée

rose de soie.


Couleurs qui fusent

légèreté du trait

aquarelle.


Cieux agonisants

rafales d’enfer

tourmente.


Reflet de lune sur l’eau

barque endormie

sérénité.


Sous les rayons du soleil

la branche givrée

pleure.


Sur la branche de saule

Chatons naissants

Printemps.

Jour de pluie

La pluie tombe sur la ville,

Des nuages d’encre obscurcissent les cieux.

Qu’avons-nous fait aux dieux?

La grêle fait plier la brindille.


Des nuages d’encre obscurcissent les cieux.

Sous l’orage, l’écorce se fendille,

La grêle fait plier la brindille ;

L’eau ruisselle en tous lieux.


Sous l’orage, l’écorce se fendille,

L’averse mouille les murs les plus vieux,

L’eau ruisselle en tous lieux;

Le reflet des maisons, dans l’eau, vacille.


L’averse mouille les murs les plus vieux,

Son bruit aux oreilles est mélodieux ;

Le reflet des maisons, dans l’eau, vacille.

La pluie tombe sur la ville.

Une vie

La vie a des hauts, la vie a des bas.

Le sourire d’un enfant, le bonheur est là.

L’enfant est parti, solitude…

Un rayon de soleil, cœur en joie.


Le sourire d’un enfant, le bonheur est là.

Nuage noir à l’horizon, mélancolie.

Un rayon de soleil, cœur en joie.

Feuille morte, plaisirs envolés.


Nuage noir à l’horizon, mélancolie.

Deux êtres qui s’aiment, éternité…

Feuille morte, plaisirs envolés.

Nature ensorcelante, plaisir des sens.


Deux êtres qui s’aiment, éternité…

Un être cher s’en va, tristesse.

Nature ensorcelante, plaisir des sens.

La vie a des hauts, la vie a des bas.

Voyages

Voyages, horizons bleutés

Voyages, chemins de sable blond

Voyages, vol au-dessus des nuages

Voyages, sentier abrupt dans la montagne

Voyages, cimes enneigées, nid d’aigle

Voyages, foule bigarrée, marché aux couleurs

Voyages, plages dorées, palmiers d’émeraude

Voyages, lacs endormis, édelweiss frileux

Voyages, vestiges de pierre, humanité lointaine.


Je veux voir et revoir cette terre,

Me gorger de richesses accumulées

Et m’enivrer des merveilles de ce monde.

Éternité

Seuls sur notre planète douillette, loin des autres,

Nous nous aimons tendrement et éternellement

Sans souci du futur, avec émerveillement ;

Même quand nous dormons, nous veillons l’un sur l’autre.


Dans notre jardin d’éden paradisiaque,

Nos rêves échevelés deviennent réalité,

Ignorants et dédaigneux de l’adversité.

Et cet amour plus lourd que le fruit mûr d’un lac


Pèse sur nos deux cœurs sans recours.

Plus fort et plus solide que le roc,

Notre amour depuis l’éternité réciproque

Durera éternellement,jour après jour.


Combien d’années derrière nous

Resteront les témoins éblouis de notre union

Et raconteront les heures de notre communion

Un jour après un jour,une nuit après nous.

Rêves

Rêve d’un monde où partout règne la beauté,

Rêve d’un tendre et fol amour éternel,

Rêve d’une belle amitié immortelle,

Rêve d’un ailleurs aux rives enchantées.


Rêve éthéré et pur dans l’immobilité

Du petit matin langoureux d’un jour pastel.

Rêve de l’âtre où jaillit la vive étincelle,

Rêve de calme bonheur et d’éternité.


Rêve de paix retrouvée sur une terre embrasée,

Rêve enfui d’harmonie et de vie radieuse

Dans un monde cruel et désabusé.


Rêve de beautés pulpeuses et trompeuses,

Rêve de mortelles blessures cicatrisées,

Rêve d’amour infini et de vie harmonieuse.

Voyages

J’ai longtemps rêvé de rivages merveilleux

Où les vagues brumeuses, d’un tendre baiser,

Embrassaient doucement la grève irisée

Et léchaient mollement le pourtour rocailleux.


Où se trouve ce noble pays orgueilleux,

Ces jardins de verdure aux senteurs anisées

Que le soleil embrase de sa frêle rosée ?

Où sont ces sentiers idylliques et majestueux ?


C’est là que j’aimerais vivre avec passion

Au milieu des vives floraisons d’améthyste

Où ne règne aucunement nulle aversion.


Je m’évaderais parmi la pourpre des cistes;

Molle et alanguie, je jouerais la partition

Du bonheur comme un merveilleux et fier flûtiste.

Neige

Au pied de la montagne,

Petit chalet frileux se blottit

Seul dans l’immensité…

Pas un bruit

Silence d’éternité…

Sur le rameau dénudé,

Chante l’oiseau esseulé.

Se fait entendre le gazouillis

De la source sous la neige.

De fines traces constellent

Le sol immaculé.

Beauté éternelle…