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Si j’étais…

Si j’étais un oiseau,

Je volerais loin de ma cage

Au-dessus des nuages

Pour voir si le monde est plus beau.

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Si j’étais un poisson,

Je nagerais parmi les algues

A l’abri des vagues

Caressé par un frisson.

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Si j’étais une libellule,

Je danserais, légère,

Dans mes ailes de tulle.

Saisons

Printemps aux couleurs subtiles ,

Saison bénie des idylles ,

Renaissance de la nature ,

Mousse sur la toiture.

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Automne aux couleurs flamboyantes

Arbres roussis de la sente,

Soleil déclinant, orage subit,

Plus tôt arrivera la nuit.

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Été, soleil brûlant, ciel d’azur,

Oiseaux dans les nids s’égosillant,

Insectes bourdonnant dans l’air pur.

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Hiver, nature au repos,

Goutte gelée pendant de la branche,

Étendues blanches, calmes eaux…

Rêves

Rêve d’un monde où partout règne la beauté,

Rêve d’un tendre et fol amour éternel,

Rêve d’une belle amitié immortelle,

Rêve d’un ailleurs aux rives enchantées.

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Rêve éthéré et pur dans l’immobilité

Du petit matin langoureux d’un jour pastel,

Rêve de l’âtre où jaillit la vive étincelle,

Rêve de calme bonheur et d’éternité.

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Rêve de paix retrouvée sur une terre embrasée,

Rêve enfui d’harmonie et de vie radieuse

Dans un monde cruel et désabusé.

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Rêve de beautés pulpeuses et trompeuses,

Rêve de mortelles blessures cicatrisées,

Rêve d’amour infini et de vie harmonieuse.

Printemps

Dans l’air matinal, une douceur se dessine.

Les tardives gelées blanchissent l’herbe tendre.

Dans le pré verdi, la vache blonde rumine.

L’oiseau sur la branche lance son cri aigu.

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Les tardives gelées blanchissent l’herbe tendre.

Les blanches pâquerettes éclosent dans le champ.

L’oiseau sur la branche lance son cri aigu.

La pâle et frêle jonquille s’éveille au soleil.

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Les blanches pâquerettes éclosent dans le champ.

Le merle sombre siffle dans le jardin vert.

La pâle et frêle jonquille s’éveille au soleil.

Dans les nids douillets, piaillent les oiselets neufs.

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Le merle sombre siffle dans le jardin vert.

Grues et oies cendrées reviennent du long voyage.

Dans les nids douillets, piaillent les oiselets neufs.

Dans l’air matinal, une douceur se dessine.

Ode au printemps

Un tapis de pâquerettes

Jonche la pelouse.

Une tulipe timide

Se cache sous son feuillage.

Le mimosas crache ses flammes.

Le bal des jonquilles

Ondule dans le sous-bois.

Sur la branche du saule,

Le merle lance son chant

D’allégresse.

Ô Printemps !

Saison du renouveau,

De l’appel à la vie,

Tu nous apportes

Le bonheur de revivre.

Expressions

Donner est un grand mot,

Un mot universel.

On peut donner cent euros,

Donner sa place ou le sel;

Se faire donner un siège,

Donner, au jeu, les cartes;

Ou donner l’ heure.

On peut donner un ordre,

Donner un rendez-vous,

Pourquoi pas donner une punition

Pour avoir été donné à la police.

Le vigneron est content :

La vigne a bien donné.

La télévision, ce soir, donne un bon film,

J’espère qu’il me sera donné de le voir !

Cet enfant me donne du souci,

Celui-là me donne du plaisir.

Donnez-moi un coup de main,

Certes pas un coup de poing !

Il donna sa démission,

Je lui donnai raison.

Je le donnai même en exemple.

Synonymes

Ces temps-ci, je ne sais pourquoi,

Tout m’est ennui et souci.

Le moindre problème m’embête,

Me préoccupe, me tracasse.

Les gens me fatiguent,

Les distractions me lassent,

Les amis m’importunent,

M’énervent même.

Les discours des uns m’assomment,

Les remontrances des autres m’horripilent.

Chaque chose m’empoisonne et me barbe.

Au diable les synonymes casse-pieds !

Pensons plutôt aux heureux synonymes :

Au bonheur, au plaisir,

A la félicité, à la béatitude,

A la joie, à l’euphorie.

Faisons-en nos compagnons

De chaque jour !

Ode à la lecture

Comme je plains celui

Qui ne veut s’évader

Dans la lecture !

Que d’univers différents

Se côtoient au fil des mots!

Le temps d’un chapitre,

Le quotidien routinier

Se fait oublier.

Hommage à ceux qui inventèrent

Les premiers signes

Pour raconter l’histoire !

Je suis reine dans ma bibliothèque

Au milieu des romans, des essais,

Des ouvrages d’art ou précis d’écriture.

Ces chaleureux amis

Attendent d’être lus ou relus.

Heureux celui qui peut vivre

Mille vies par les livres !

Ode à la pluie

Étendues arides

Brûlant sous le soleil torride.

Végétation assoiffée,

Feuilles tombantes,

Terre se craquelant.

Au ciel, soudain,

Nuages menaçants

Avancent tels des guerriers.

De grosses gouttes

Tombent en ricochant.

Puis, soudainement,

Le déluge s’abat

Et noie toutes choses.

La terre enfin respire;

Mille fleurs surgissent

Par miracle.

Un souffle de vie s’abat.

Pluie salvatrice !