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Rêves

Rêve d’un monde où partout règne la beauté,

Rêve d’un tendre et fol amour éternel,

Rêve d’une belle amitié immortelle,

Rêve d’un ailleurs aux rives enchantées.

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Rêve éthéré et pur dans l’immobilité

Du petit matin langoureux d’un jour pastel,

Rêve de l’âtre où jaillit la vive étincelle,

Rêve de calme bonheur et d’éternité.

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Rêve de paix retrouvée sur une terre embrasée,

Rêve enfui d’ harmonie et de vie radieuse

Dans un monde cruel et désabusé.

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Rêve de beautés pulpeuses et trompeuses,

Rêve de mortelles blessures cicatrisées,

Rêve d’amour infini et de vie harmonieuse.

Clés

Tige de bronze poli

Anneau aux courbes gracieuses

Tu ouvres les portes

Du cabinet des secrets,

De l’armoire campagnarde,

De la lourde malle

Au grenier endormie.

Tu nous ouvres la porte des songes,

De l’évasion champêtre,

De la partition musicale.

Clé des songes,

Clé des champs,

Clé de sol,

La serrure t’appelle

Pour nous ouvrir

La porte de la liberté.

Voyages

J’ai longtemps rêvé de rivages merveilleux

Où les vagues brumeuses, d’un tendre baiser,

Embrassaient doucement la grève irisée

Et léchaient mollement le pourtour rocailleux.

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Où se trouve ce noble pays orgueilleux,

Ces jardins de verdure aux senteurs anisées

Que le soleil embrase de sa frêle rosée ?

Où sont ces sentiers idylliques et majestueux ?

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C’est là que j’aimerais vivre avec passion

Au milieu des vives floraisons d’améthyste

Où ne règne aucunement nulle aversion.

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Je m’évaderais parmi la pourpre des cistes;

Molle et alanguie, je jouerais la partition

Du bonheur comme un merveilleux et fier flûtiste.

Honte

Honte à nous

Gens du vingtième siècle

Qui avons laissé

La planète mourir

A petit feu !

Que laissons-nous

A nos enfants?

Océans et rivières pollués,

Plastique dans tous les recoins,

Forêts abattues,

Animaux traqués, chassés,

Décimés…

Usines crachant leur haleine empoisonnée,

Véhicules au souffle mortel.

Honte à nous

Qui n’avons pas su

Léguer à nos enfants

Une terre digne

Du Paradis perdu !

Fragilité

On vit sans s’apercevoir

Que le bonheur est fragile.

Vivons l’instant présent,

L’avenir est indocile.

On regrette ce que l’on n’a pas

Mais on ne profite pas

De ce que l’on a.

On vit à cent à l’heure

On ne jouit pas des précieuses minutes.

On ne sait pas

Que l’ennemi guette ;

Virus, maladie, guerre,

Changement climatique…

Apprenons à savourer le présent,

À faire durer la plus petite

Seconde de bonheur.

Le bonheur est fragile.

Ne le laissons pas s’envoler…

Ode à la beauté

Sommet enneigé

Vol de l’aigle

Petit chalet frileux

Biche craintive

Dans le sous-bois .

Tout est beauté

A qui sait la voir.

Rose fraîchement éclose

Dans son écrin vert,

Cétoine dorée sur l’iris,

Papillon bleu

Voletant de fleur en fleur.

Huppe curieuse dans le jardin

Picorant en livrée colorée,

Arc-en-ciel aux mille couleurs

Après la pluie salvatrice,

Chant des grillons

Sous la nuit étoilée…

Ô beauté de l’univers !

Hiver

Hiver, te revoilà

Avec le givre sur la fenêtre,

Avec la pelouse blanchie

Et craquant sous les pas.

Hiver, te revoilà

Avec la neige tombant sur les sommets,

Avec l’oiseau criant sa faim,

Avec la bûche dans l’âtre rougeoyant.

Hiver, te revoilà

Avec pluie et grésil,

Avec les arbres dénudés,

Avec le vent du nord.

Hiver, te revoilà

Avec l’espoir du renouveau

Dans un avenir proche.

Neige en montagne

Au pied de la montagne,

Petit chalet frileux se blottit

Seul dans l’immensité…

Pas un bruit,

Silence d’éternité…

Sur le rameau dénudé,

Chante l’oiseau esseulé.

Se fait entendre le gazouillis

De la source sous la neige.

De fines traces constellent

Le sol immaculé.

Beauté éternelle…

Bonne Année

Bonne année à tous !

Ouvrez les yeux !

Nous voici en janvier.

Nouvelle année, apporte -nous le bonheur

Et la joie !

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Apporte -nous la paix !

Ne laisse plus le pauvre à la rue,

Ne sépare plus les gens qui s’aiment

Et prône l’égalité

Entre tous les hommes !