Allongée sous la tonnelle
Dans un demi-sommeil
Cigales s’époumonant
Soleil dardant ses rayons
J’accueille le bonheur.
Mas sous les oliviers
Chat ronronnant
Sous le cyprès.
Le bonheur existe.
Été du midi
Été du bonheur.
Allongée sous la tonnelle
Dans un demi-sommeil
Cigales s’époumonant
Soleil dardant ses rayons
J’accueille le bonheur.
Mas sous les oliviers
Chat ronronnant
Sous le cyprès.
Le bonheur existe.
Été du midi
Été du bonheur.
Sieste sous le gros chêne
Avec les cousines
Fous rires…
Pêche à pied dans les flaques
Laissées par la mer à marée basse.
Cri de triomphe
À la vue de la crevette dans l’épuisette.
Promenades à travers champs,
Cueillette de fleurs.
Virées à vélo au bourg voisin
Pour acheter des bonbons.
Soirs d’été
Après la canicule du jour.
Parents bavardant,
Enfants courant à la recherche
Du ver luisant.
Chauves- souris virevoltant
Dans la nuit étoilée.
Étés d’enfance,
Étés du bonheur.
L’été est revenu chez nous,
Les années défilent
De plus en plus vite.
La jeunesse s’est enfuie
Avec ses espérances.
Une chape brûlante
S’abat sur la campagne.
Le grésillement des insectes
Harcèle nos oreilles.
L’ombre bienfaisante
Accueille le chat assoupi.
Le soleil darde ses rayons
Sur l’herbe jaunie.
Combien d’étés encore?
Les années défilent
De plus en plus vite.
Flaque d’eau après la pluie,
Qu’il est bon d’y prendre son élan
Et de sauter en projetant des gerbes!
Source menue se faufilant dans les herbes
Au versant de la montagne.
Mince ru serpentant dans la plaine
Côtoyant les vaches paisibles.
Cascade jaillissante et bondissante
Sur les cailloux du torrent.
Rivière large et calme
Enjambée par les vieux ponts de pierre.
Fleuve large et majestueux
Entraînant barques et péniches.
Étang paresseux dans la campagne,
Refuge des foulques et macreuses.
Mer immense et ténébreuse,
Tombeau des navires en perdition…
Un grondement au lointain,
De sombres nuées
Envahissent les cieux.
L’hirondelle rase le sol,
La mouche se fait
Agressive.
Rien ne bouge,
La vie s’arrête.
Une chape de plomb
Écrase la campagne .
Soudain, une goutte tombe,
Puis plusieurs.
Un déluge s’abat,
Des éclairs sillonnent le ciel.
L’orage est là.
L’oppression cesse,
Tout respire enfin!
L’as-tu vu?
Quoi donc?
L’oiseau nouveau-né.
L’as-tu sentie?
Quoi donc ?
La rose fragile.
L’as-tu entendu?
Quoi donc ?
Le coucou dans le bois.
L’as-tu goûtée ?
Quoi donc ?
La cerise juteuse.
L’as-tu touché ?
Quoi donc ?
Le doux velours de la feuille.
Vert
Le bourgeon naissant
Mauve
Le lilas odorant
Jaune
La jonquille d’or
Rouge
La tulipe écarlate
Rose
La reine du jardin
Orange
Le tournesol ami du soleil
Blanche
La fleur de cerisier
Noir
Le merle siffleur
Bleu
Le ciel d’azur
Grise
La tourterelle sur la branche.
Le printemps est un arc- en- ciel.
Chanter à tue-tête
Danser dans la lumière
Voler dans les nues.
Virevolter comme la feuille
Fouler le gazon frais
Respirer l’odeur du printemps.
S’enivrer de mille senteurs
Écouter le murmure du ruisseau
Suivre le vol de l’hirondelle.
Écouter le coucou au loin.
Parler aux nuages
Chuchoter dans le vent
Boire les gouttes bienfaisantes.
Rire au renouveau
Renaître à la vie
Vivre, vivre, vivre…
Un tapis de pâquerettes
Jonche la pelouse .
Une tulipe timide
Se cache sous son feuillage.
Le mimosa crache ses flammes.
Le bal des jonquilles
Ondule dans le sous-bois.
Sur la branche du saule,
Le merle lance son chant
D’allégresse.
Ô Printemps,
Saison du renouveau,
De l’appel à la vie,
Tu nous apportes
Le bonheur de revivre.
Joie d’être en vie
Un matin au réveil.
Rayon de soleil
Entrant dans la chambre.
Tourterelle roucoulant
Sur le rebord.
Enfant endormi
Sautant sur le lit.
Promenade en famille,
Campagne ensoleillée,
Courses dans le bois,
Bouquet frais cueilli.
Joie d’être
Avec ceux qu’on aime.