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Fable

La communication est bonne chose

Mais crée bien des abus.

Chaque jour, la télévision

Nous assène maintes nouvelles

Souvent soumises au pire.

La bataille est ouverte

Pour angoisser le malheureux spectateur :

Guerres, virus, séismes,

Inondations, accidents…

Où se cache la beauté,

Le bonheur dans tout ce fatras ?

N’y a-t-il sur terre

Que désastres et calamités ?

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Vous qui commandez l’information,

Apprenez à voir dans la flaque boueuse

La fleur blanche éclose.

Solitude

Solitude du berger dans la montagne

Solitude de la biche égarée

Solitude du marin face aux flots

Solitude des grands espaces

Solitude du peintre devant la toile

Solitude de l’écrivain devant la feuille

Solitude de la vieille au coin du feu

Solitude du chien abandonné

Solitude de la pierre au milieu du champ

Solitude de mon cœur…

Bonheur

Le bonheur, c’est un rayon de lune

Le bonheur, c’est la fleur sur la branche

Le bonheur, c’est le vent dans les arbres

Le bonheur, c’est la mer au loin

Le bonheur, c’est l’enfant joyeux

Le bonheur, c’est la flamme dans l’âtre

Le bonheur, c’est le lit douillet

Le bonheur, c’est le livre dévoré

Qui a dit que le bonheur n’existe pas ?

Printemps

A perte de vue, un tapis

De pâquerettes et fleurs jaunes.

Sur l’arbre, éclatent les bourgeons.

Partout, des arbres en fleurs.

Dans le gazon, se pavanent les tulipes

Et la jonquille.

Sur la branche, siffle le merle.

Dans le buisson, l’oiselle

Couve ses œufs.

Partout, des couleurs,

Des bruits, de la douceur.

Le printemps est un enchantement

Pour les sens.

Oiseaux

Dans mon petit jardin,

Mille vies se côtoient,

Beaucoup d’oiseaux surtout.

Le merle aux plumes d’ébène

Promène sa famille

En picorant allègrement ;

De temps en temps,

Surgit la huppe

Au plumage coloré ;

Ne pas bouger

De peur qu’elle ne s’envole !

Arrive en trombe

La pie voleuse en livrée noire et blanche.

Sur le chêne, un roucoulement

Se fait entendre :

Dame tourterelle surveille ses œufs.

Un bruit sec retentit

Sur le tronc,

C’est l’heure du repas du pic.

Enfance

Odeur de l’herbe coupée

Dans la cour où nous jouions;

Envol de sauterelles

Effrayées par nos roulades.

Longues soirées d’été sous les étoiles,

Grillons s’époumonant dans la nuit,

Jeux de cache-cache, rires de bonheur ;

Parents rassemblés surveillant un peu…

Courses de chevaux de la Pentecôte,

Nouvelle robe en velours bleu.

Attente anxieuse des Noëls,

Aurai-je le présent demandé ?

Vacances chez les cousines

Dans la grande maison à la tour glaciale.

Virées à vélo dans la campagne

A la recherche de bonbons.

Enfance, tu es loin.

Que de souvenirs merveilleux !

Orage

Un grondement au lointain,

De sombres nuées

Envahissent les cieux.

L’hirondelle rase le sol,

La mouche se fait

Agressive.

Rien ne bouge,

La vie s’arrête.

Une chape de plomb

Écrase la campagne.

Soudain, une goutte tombe,

Puis plusieurs.

Un déluge s’abat,

Des éclairs sillonnent le ciel.

L’orage est là.

L’oppression cesse,

Tout respire enfin !

Haro sur…

Haro sur nous

Gens du vingtième siècle

Qui avons laissé

La planète mourir

A petit feu!

Que laissons-nous

A nos enfants ?

Océans et rivières pollués,

Plastique dans tous les recoins,

Forêts abattues,

Animaux traqués, chassés,

Décimés…

Usines crachant leur haleine empoisonnée,

Véhicules au souffle mortel.

Honte à nous

Qui n’avons pas su

Léguer à nos enfants

Une terre digne

Du Paradis perdu!

Printemps

Ce matin, dans mon jardin,

Une pluie rose tombe

Sur le gazon.

Le prunus est en fleurs .

Le printemps est là.

Un air plus doux,

Un rayon de soleil,

Un vol de grues,

Le printemps est là.

Le merle siffle

Et prépare son nid.

On entend le coucou.

Le printemps est là.

Pâquerettes dans l’herbe,

Fragiles crocus,

Élégantes tulipes.

Le printemps est là.

Allons voir

Allons voir, veux-tu, ailleurs

Si le ciel est plus bleu

Si les peuples n’ont plus peur

Si meilleurs sont les cieux.

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Allons voir, veux-tu, là- bas

Où la mer est plus belle

Où le crime n’existe pas

Où personne ne connaît la querelle.

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Allons voir, veux-tu, là-haut

Sur les cimes enneigées

Sur les pics hauts

Sur les pentes ombragées.

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Allons voir, veux-tu, au loin

Les îles chatoyantes

Les villes aux obscurs recoins

Les campagnes verdoyantes.