Automne arrive à grands pas.
Une feuille virevolte et se pose
Toute d’incarnat vêtue.
Oublions ciel bleu et canicule .
Mille couleurs viendront
Nous apporter bonheur
Et émerveillement.

Automne arrive à grands pas.
Une feuille virevolte et se pose
Toute d’incarnat vêtue.
Oublions ciel bleu et canicule .
Mille couleurs viendront
Nous apporter bonheur
Et émerveillement.

Finies les longues journées
Sous le joug de la chaleur !
Plus court sera le jour.
En ouvrant ma fenêtre,
Un air piquant m’assaille.
Un voile laiteux
S’étend sur la campagne.
Une odeur de champignon
Monte jusqu’à moi.
Un soleil pâle transperce la brume.
Il vaincra
Pour quelques jours encore !

Septembre est arrivé !
Déjà !
Les jours plus courts
L’ont annoncé.
Au réveil, un air plus frais,
Une brume noie la plaine.
La grappe mûre
Attend d’être cueillie.
Dans la nuit,
Un champignon est né.
Après la chaleur, une douceur
Se dessine.
Je profite des derniers rayons
Sur ma terrasse ensoleillée.

Allongée sur ma serviette,
Yeux fermés,
J’écoute le bruit des vagues,
Le cri des enfants,
Des mouettes,
Les voisins parler…
Qu’il fait bon se retrouver
En bord de mer!
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Promenades en bateau,
Phare qui s’éloigne
Avec les maisons ;
Vent qui fouette,
Chevelure au vent,
Sillons blancs
Derrière la coque.
Se perdre dans l’horizon…

Ramassage des coquillages sur les rochers
A marée basse,
Douceur de l’air,
Bruit de la mer au loin;
Senteurs d’iode des algues.
Sous la pierre, un crabe,
Laissons-le dormir.
Minuscules crevettes transparentes
Nageant dans les trous d’eau,
Cueillette de bigorneaux
Et patelles.
Doux souvenirs d’une enfance à la mer.
Chaleur écrasante,
A l’ombre point de répit.
Nul souffle dans le feuillage,
Immobile est la nature,
Chante la fontaine…
Un chat s’étire longuement.
Le temps s’arrête
Et le monde s’endort.
Me promenant dans la forêt,
J’écoutais le chant clair des oiseaux,
Le pivert s’acharner sur son tronc,
Le vent d’Ouest dans la ramure.
Les rayons du soleil trouaient le feuillage.
Au loin, on entendait un grondement
Perturbant la paix de l’endroit.
Poursuivant mon chemin,
Mes pas me menèrent devant un spectacle
Grandiose et assourdissant.
Des trombes d’eau surgissaient
Des rochers gris , retombant en gerbes d’ écume.
Je restais là, fascinée, étourdie
Par la beauté du moment…

Grillon stridulant dans l’herbe sèche,
Gazouillis des oiseaux qui s’endorment ;
Vol affolé de la chauve-souris,
Dernier bourdon rentrant à la ruche.
Bruits du soir au loin:
Jappement d’un chien, appel du bouvier,
Pleur d’un enfant.
La nuit tombe.
L’étoile du berger ouvre la voie
Aux millions de lumières
Scintillant dans la nuit.

Le jour tombe lentement,
Petit à petit, les oiseaux se taisent.
Le grillon commence sa symphonie
Dans l’herbe roussie de l’été.
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Plus un souffle de vent.
La chauve-souris de son vol
Échevelé frôle les toits.
Le hérisson avance à pas feutrés.
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Sur la branche du vieux chêne,
La chouette blanche hulule.
A-t-elle vu le frêle mulot?
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Des millions d’étoiles
Brillent au firmament.
Paix d’une nuit d’été…

Allons voir, veux-tu, ailleurs
Si le ciel est plus bleu,
Si les peuples n’ont plus peur,
Si meilleurs sont les cieux.
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Allons voir, veux-tu, là -bas
Où la mer est plus belle,
Où le crime n’existe pas,
Où personne ne connaît la querelle.
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Allons voir, veux-tu, là-haut
Sur les cimes enneigées,
Sur les pics hauts,
Sur les pentes ombragées.
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Allons voir, veux-tu, au loin
Des îles chatoyantes,
Des villes aux obscurs recoins,
Des campagnes verdoyantes.