Nez gelé, joues rouges,
Bise hurlante,
Arbre dénudé,
Gazon blanchi,
Flocon timide,
Oiseau plaintif et frileux,
Âtre rougeoyant,
Braise incandescente,
Foyer douillet,
Fauteuil près du feu…
Hiver, saison du bien-être
Dans la maison.

Nez gelé, joues rouges,
Bise hurlante,
Arbre dénudé,
Gazon blanchi,
Flocon timide,
Oiseau plaintif et frileux,
Âtre rougeoyant,
Braise incandescente,
Foyer douillet,
Fauteuil près du feu…
Hiver, saison du bien-être
Dans la maison.

Qu’ils sont loin les Noëls
De mon enfance !
Impatience en attendant
La date fatidique.
Aurai-je le cadeau demandé ?
Le berceau ou le parapluie rose ?

Le Père Noël était moins généreux
Qu’aujourd’hui;
Mais je me souviens encore
De ses cadeaux.
Quel enfant d’aujourd’hui
Se souviendra des siens dans l’avenir ?
Magie de la petite vitrine de l’épicière,
Poupées aux yeux écarquillés,
Livres d’images…
Magie des bougies sur le sapin,
Magie des cantiques à la messe de minuit,
Magie des angelots dorés,
Magie de la crèche avec ses santons.
Qu’ils sont loin les Noëls
De mon enfance !
Le lézard étonné n’en revient pas
De pouvoir présenter au soleil
Son ventre de velours blanc
A la mi-novembre.
Dans les jardinières, les géraniums
Refleurissent.
La rose écarlate se dresse fière
Sur sa tige.
L’oiseau sur la branche
Lance ses trilles avec bonheur
Vers le soleil radieux.
Après une matinée fraîche,
Une journée chaude s’ installe.
L’automne attendra encore !
Les saisons tournent
Au rythme du temps.
Il y a peu, le soleil dardait
Ses chauds rayons sur la campagne.
La couleur verte dominait.
Les taches de couleur des fleurs
Parsemaient jardins et pelouses.
Puis, un beau matin,
Une feuille se détacha
De l’arbre roussi.
D’autres suivirent
Encouragées par un vent plus vif.
Nuages noirs envahirent l’horizon,
Gelée blanche prit sa place
Sur le gazon.
La nouvelle saison s’installa
Apportant son lot de neige,
Pluie, verglas.
Mais l’espoir n’est pas mort.
Dans quelques mois,
La première feuille verte
Nous appellera au renouveau.
Les saisons tournent
Au rythme du temps.

Fraîcheur de l’air matinal
Vent dans le feuillage
Fine gelée sur la pelouse
L’automne est de retour.
———————————————
Feuille jaunissante
Arbre qui se dépouille
Champignon dans l’herbe
L’automne est de retour.
———————————————
Vol d’oiseaux dans le ciel
Grappe vermeille sur le cep
Guêpe savourant le grain.
———————————————-
Pluie et soleil jouant à cache-cache
Campagne en livrée éblouissante
L’automne est de retour.

Je me souviens du jour où j’entrai à l’école,
Vêtue de mon tablier jaune.
J’avais six ans et toute une vie
S’ouvrait à moi…
Je me souviens des jours d’été
En maraude dans les champs
Suivie des fidèles cousines.
Je me souviens de l’attente fébrile
Des fêtes de Noël.
Je me souviens des repas familiaux
Au milieu des bavardages et des rires.
Je me souviens les jours d’hiver
Des jeux dans la neige.
Je me souviens des courses de chevaux
Le jour de la Pentecôte.
Je me souviens de la nouvelle robe
Que j’étrennais pour la fête de Pâques.
Je me souviens des séjours en bord de mer,
Des châteaux de sable de mon père et mon oncle.
Je me souviens de la tendresse
Qui m’ entourait au fil des jours.
Brouillard sur les prés
Matins d’école frileux
Lainage sur la blouse
Cartable bien en main.
Soleil timide
Au travers du feuillage roux.
Odeur de champignon
Dans le bois rougeoyant.
Vol d’oiseaux dans l’azur,
Pomme rouge dans le verger,
Grappe mûre sur la treille,
Nectar sucré dans la bouche…
Murmure de la guêpe
Sur les grains dorés.
Journée de classe,
Le regard à la fenêtre…
Courir dans les champs,
Dévaler la pente,
Cueillir la girolle,
Plaisirs d’automne,
Plaisirs d’enfance…

Qu’il est doux
Le temps des vendanges !
Mille couleurs
Embellissent la campagne
Sous les feux
Des derniers rayons.
Sécateur en main,
L’homme coupe
La grappe dorée.
Un vol de grives
Prend son essor.
Douceur de l’air,
Bonheur de vivre,
Chemin odorant.
Qu’il est doux
Le temps des vendanges !

A perte de vue, de l’or,
De l’amarante, un reste de vert.
Que de couleurs sur la campagne !
Quand vient l’automne,
La vigne étincelle,
Cachant ses grappes
Entre ses feuilles veloutées.
Mes yeux s’émerveillent
De tant de beauté.
Mes promenades sont un enchantement.
Pourquoi irais-je loin
Chercher ce que j’ai à ma porte?

Une brume légère couvre les champs.
Sur le sol, tombe la pomme,
Sur le sol, tombe le gland.
Le voilà, le bel automne.
—————————————————-
Fraîches sont les nuits.
Au loin, l’orage tonne.
La journée, le soleil luit.
Le voilà, le bel automne.
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L’oiseau étonné lance son trille,
L’astre du jour encore brille.
Le voilà le bel automne.
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Les feuilles bientôt roussiront
Et une à une tomberont.
Le voilà le bel automne.
