
Cigognes en hiver


Comme je plains celui
Qui ne veut s’évader
Dans la lecture !
Que d’univers différents
Se côtoient au fil des mots!
Le temps d’un chapitre,
Le quotidien routinier
Se fait oublier.
Hommage à ceux qui inventèrent
Les premiers signes
Pour raconter l’histoire !
Je suis reine dans ma bibliothèque
Au milieu des romans, des essais,
Des ouvrages d’art ou précis d’écriture.
Ces chaleureux amis
Attendent d’être lus ou relus.
Heureux celui qui peut vivre
Mille vies par les livres !

Étendues arides
Brûlant sous le soleil torride.
Végétation assoiffée,
Feuilles tombantes,
Terre se craquelant.
Au ciel, soudain,
Nuages menaçants
Avancent tels des guerriers.
De grosses gouttes
Tombent en ricochant.
Puis, soudainement,
Le déluge s’abat
Et noie toutes choses.
La terre enfin respire;
Mille fleurs surgissent
Par miracle.
Un souffle de vie s’abat.
Pluie salvatrice !


Sommet enneigé
Vol de l’aigle
Petit chalet frileux
Biche craintive
Dans le sous-bois
Tout est beauté
A qui sait la voir.
Rose fraîchement éclose
Dans son écrin vert
Cétoine dorée sur l’iris
Papillon bleu
Voletant de fleur en fleur
Huppe curieuse dans le jardin
Picorant en livrée colorée
Arc-en-ciel aux mille couleurs
Après la pluie salvatrice
Chant des grillons
Sous la nuit étoilée…
Beauté de l’univers !

Je t’invite à venir dans ce pays merveilleux,
Loin des guerres, loin des haines
Où mon regard, dans le gris de tes yeux,
T’invitera à de douces chaînes.
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Là- bas, tout est calme et serein.
Notre amour vivra sans contraintes ;
Dans nos gestes, nulle crainte,
Dans nos ébats, nul frein.
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Long fut le temps du déni.
La vérité se fit au réveil d’un matin
Promettant un futur béni.
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Répondras-tu à mon invitation ?
Tes sentiments me sont inconnus
Et laissent en attente ma passion.

Sous les pâles lueurs de l’aube, elle s’étend,
Infinie et lisse jusqu’à l’horizon bleu,
Mer sereine aux couleurs changeantes des cieux
Assaillie par le vol aérien des goélands.
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Sous les rayons du soleil au zénith brûlant,
Les vagues écumeuses arrondissent leurs creux
Et viennent lécher les rivages caillouteux
D’un doux geste de désir ensorcelant.
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Quand le soir descend sur l’horizon embrasé,
Les flots étincelants de pourpre ensanglantée
S’endorment aux vives lueurs des cieux irisés.
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Océan furieux dans toute ta majesté,
Tes eaux rugissantes, sur le bateau brisé,
Se ruent dans la violence et la férocité.

