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Printemps

Ce matin, dans mon jardin,

Une pluie rose tombe

Sur le gazon.

Le prunus est en fleurs.

Le printemps est là.

Un air plus doux,

Un rayon de soleil,

Un vol de grues,

Le printemps est là.

Le merle siffle

Et prépare son nid.

On entend le coucou.

Le printemps est là.

Pâquerettes dans l’herbe,

Fragiles crocus,

Élégantes tulipes.

Le printemps est là.

Si j’étais…

Si j’étais un oiseau,

Je volerais loin de ma cage

Au- dessus des nuages

Pour voir si le monde est plus beau.

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Si j’étais un poisson,

Je nagerais parmi les algues

A l’abri des vagues

Caressé par un frisson.

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Si j’étais une libellule,

Je danserais, légère,

Dans mes ailes de tulle.

Allons voir

Allons voir, veux-tu, ailleurs

Si le ciel est plus bleu,

Si les peuples n’ont plus peur,

Si meilleurs sont les cieux.

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Allons voir , veux-tu, là- bas

Où la mer est plus belle,

Où le crime n’existe pas,

Où personne ne connaît la querelle.

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Allons voir, veux-tu, là – haut

Sur les cimes enneigées,

Sur les pics hauts,

Sur les pentes ombragées.

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Allons voir, veux-tu, au loin

Des îles chatoyantes,

Des villes aux obscurs recoins,

Des campagnes verdoyantes.

Prémices du printemps

Gelée matinale, l’hiver est toujours là.

Le soleil se croit obligé de briller

Faiblement puis plus fort au fil des heures.

L’herbe verdit, les toits s’ égouttent.

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Les passereaux s’en donnent à cœur joie,

Poussent des trilles joyeux.

La tourterelle étrenne son chant

Doux et caressant.

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Le merle noir picore le ver.

Le chat étonné tâte la douceur de l’air

Et fait quelques pas sur la pelouse

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Puis s’endort, rassuré, sur le fauteuil d’osier.

Le soleil baisse, les oiseaux s’endorment,

La fraîcheur tombe, l’hiver reprend ses droits.

Un tourbillon printanier

Un pâle rayon de soleil

Naît dans l’ horizon.

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Tulipes écarlates

Ouvrent leurs corolles de soie.

Un oiselet nouveau – né

Roule hors du nid.

Boule de poils gris,

Il piaille sa frayeur.

Lilas blanc, lilas mauve,

Lys à la corolle d’ albâtre,

Œillet odorant

Naissent sur la pelouse.

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Printemps, saison bénie des dieux,

Reviens dans ta splendeur.

Il n’y aura plus de gelées

Ni de froidure.

Tout ressuscite dans la joie.

Allons vers le bonheur !

Ne laissons pas entrer la souffrance.

Il faut jouir du temps présent

Et avec des trémolos dans la voix,

Remercions la nature bienfaisante.

Bonheur

Au détour du chemin herbeux

Sentant la prunelle et le chèvrefeuille,

J’arrivai au bord d’une eau verte

Nichée dans un écrin de verdure.

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Dans la touffeur d’un après-midi d’été,

Un poisson sauta hors de l’onde,

Le martin-pêcheur s’envola vers l’azur.

Calme, silence, sérénité.

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Je m’assis sur un talus moelleux

Emplie d’un bonheur simple.

Calme, silence, sérénité.

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Sortie de mon rêve ébloui,

Je m’en allai par le chemin.

Le bonheur m’avait effleurée.

Au jardin

Remuant au vent léger,

Ouvrant ses pétales de soie,

Se pavanant telle une infante,

Elle embaume le jardin des délices.

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Lançant sa tige fière,

Il oscille doucement

Sous la brise du soir.

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Dans le parterre coloré

Aux parfums subtils,

Hisse ses pétales de feu

L’élégante reine du jardin,

Ivre de souffle estival

A l’abri du buisson d’aubépine.

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Tenue de gala chatoyante,

Une fleur solitaire

Lovée dans un creux d’ ombre,

Invite à la méditation

Près de la fontaine de cristal

Et de l’églantier frileux.

Jour de pluie

La pluie tombe sur la ville.

Des nuages d’encre obscurcissent les cieux.

Qu’avons-nous fait aux dieux ?

La grêle fait plier la brindille.

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Des nuages d’encre obscurcissent les cieux.

Sous l’orage, l’écorce se fendille,

La grêle fait plier la brindille,

L’eau ruisselle en tous lieux.

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Sous l’orage, l’écorce se fendille,

L’averse mouille les murs les plus vieux,

L’eau ruisselle en tous lieux.

Le reflet des maisons, dans l’eau, vacille.

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L’averse mouille les murs les plus vieux,

Son bruit aux oreilles est mélodieux.

Le reflet des maisons, dans l’eau, vacille.

La pluie tombe sur la ville.