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Bonheur

Il est où le bonheur ?

Il est où le bonheur ?

Nous dit un jeune chanteur.

Chacun a son idée du bonheur.

Untel ne parle que de sa richesse,

L’autre de ses voyages.

Celui-ci collectionne les gadgets à la mode,

Celui-là achète maisons et voitures.

Pour moi, le bonheur,

C’est le sourire de l’enfant,

La fleur à peine éclose sur la branche,

Le rouge-gorge dans le jardin.

Le bonheur, c’est un moment avec mes filles

Autour d’un goûter.

Le bonheur, c’est une promenade

Dans la campagne au printemps.

Le bonheur, c’est une multitude

De petites choses au fil des jours.

Voyages

Voyages, horizons bleutés

Voyages, chemins de sable blond

Voyages, vol au-dessus des nuages

Voyages, sentier abrupt dans la montagne

Voyages, cimes enneigées, nid d’aigle

Voyages, foule bigarrée, marché aux couleurs

Voyages, plages dorées, palmiers d’émeraude

Voyages, lacs endormis, edelweiss frileux

Voyages, vestiges de pierre , humanité lointaine.

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Je veux voir et revoir cette terre,

Me gorger de richesses accumulées

Et m’enivrer des merveilles de ce monde.

Verbes en liberté

Courir dans la lumière

Rire au soleil

Chanter à tue-tête

Cueillir l’aubépine

Sentir la fleur sauvage

Marcher dans le sentier

Sourire à la nature

Observer l’abeille butineuse

Sursauter au craquement de la branche

Écouter le vent dans les feuilles

Ou le murmure du ruisseau

Sautiller sur les galets du torrent

S’asseoir sur l’herbe tendre.

Se laisser envahir par le bonheur !

Cascade

Me promenant dans la forêt,

J’écoutais le chant clair des oiseaux,

Le pivert s’acharner sur son tronc,

Le vent d’ouest dans la ramure.

Les rayons du soleil trouaient le feuillage.

Au loin, on entendait un grondement

Perturbant la paix de l’endroit.

Poursuivant mon chemin,

Mes pas me menèrent vers un spectacle

Grandiose et assourdissant.

Des trombes d’eau surgissaient

Des rochers gris, retombant en gerbes d’écume.

Je restais là, fascinée, étourdie

Par la beauté du moment.

Ode à la liberté

Liberté, liberté chérie,

A dit l’écrivain.

Liberté précieuse

Aux yeux du mortel.

Liberté bafouée

Par le tyran,

Liberté envolée du prisonnier.

Que de crimes en ton nom!

Liberté contrainte

Par ces temps bouleversés.

L’homme chantera toujours

L’hymne à toi,

Liberté.

Orage

Un grondement au lointain,

De sombres nuées

Envahissent les cieux.

L’hirondelle rase le sol,

La mouche se fait

Agressive.

Rien ne bouge,

La vie s’arrête.

Une chape de plomb

Écrase la campagne.

Soudain, une goutte tombe,

Puis plusieurs ;

Un déluge s’abat,

Des éclairs sillonnent le ciel.

L’orage est là.

L’oppression cesse.

Tout respire enfin !

Bonheurs champêtres

Marcher dans la campagne ensoleillée,

Sentir la fleur juste éclose,

Suivre le vol de l’hirondelle ;

Cueillir la mûre ou la figue,

Écouter le chant d’un oiseau

Ou le bêlement du mouton.

S’enfoncer dans les chemins creux,

Admirer l’insecte sur le chardon,

Sentir le vent dans ma chevelure

Et la caresse du soleil.

Écouter le silence,

Écouter le bonheur.

Ode au printemps

Un tapis de pâquerettes

Jonche la pelouse.

Une tulipe timide

Se cache sous son feuillage.

Le mimosa crache ses flammes.

Le bal des jonquilles

Ondule dans le sous-bois.

Sur la branche du saule,

Le merle lance son chant

D’ allégresse.

Ô printemps,

Saison du renouveau,

De l’appel à la vie,

Tu nous apportes

Le bonheur de revivre !

Sonnet au printemps

Ce matin, en ouvrant mes volets,

J’ai entendu un appel lointain

Venu du fond des bois :

Le coucou relance son chant.

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Sur le chêne revêtu de vert pâle,

Le merle lance ses trilles

Pour dire sa joie du renouveau

Sous le soleil naissant.

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Sur la pelouse, pâquerettes et pissenlits

Se toisent et rivalisent de beauté éphémère.

La jonquille timide et fragile

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Ose à peine montrer sa corolle.

Le chant du coucou au loin

A donné feu vert au printemps.

Printemps

A perte de vue, un tapis

De pâquerettes et fleurs jaunes.

Sur l’arbre, éclatent les bourgeons.

Partout, des arbres en fleurs.

Dans le gazon, se pavanent les tulipes

Et la jonquille.

Sur la branche, siffle le merle.

Dans le buisson, l’oiselle

Couve ses œufs.

Partout, des couleurs,

Des bruits, de la douceur.

Le printemps est un enchantement

Pour les sens.