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Septembre

Septembre est arrivé !

Déjà !

Les jours plus courts

L’ont annoncé.

Au réveil, un air plus frais,

Une brume noie la plaine.

La grappe mûre

Attend d’être cueillie.

Dans la nuit,

Un champignon est né.

Après la chaleur, une douceur

Se dessine.

Je profite des derniers rayons

Sur ma terrasse ensoleillée.

Campagne

Dans la salle basse, règne le silence.

La comtoise égrène ses heures,

Celles du bonheur.

Des papillons de lumière dansent.

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Près de l’âtre, le chat sommeille ;

Son pelage frémit de son rêve,

Son repos lentement s’achève ;

Il ouvre un œil et dresse une oreille.

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Dehors, le soleil lance ses rayons

Sur la terre chaude.

L’abeille butine la reine – claude ;

Sous la pierre, chante le grillon.

Orage

Un grondement au lointain,

De sombres nuées

Envahissent les cieux.

L’hirondelle rase le sol,

La mouche se fait agressive.

Rien ne bouge,

La vie s’arrête.

Une chape de plomb

Écrase la campagne.

Soudain, une goutte tombe,

Puis plusieurs,

Un déluge s’abat,

Des éclairs sillonnent le ciel.

L’orage est là.

L’oppression cesse,

Tout respire enfin !

Vendanges

Qu’il est doux

Le temps des vendanges !

Mille couleurs

Embellissent la campagne

Sous les feux

Des derniers rayons.

Sécateur en main,

L’homme coupe

La grappe dorée.

Un vol de grives

Prend son essor.

Douceur de l’air,

Bonheur de vivre,

Chemin odorant.

Qu’il est doux

Le temps des vendanges !

Canicule

Un ciel bleu sans nuages s’étend

Jusqu’aux confins de l’horizon.

Dès le matin, on clôt les volets.

En mai,surgit la première chaleur.

La planète se réchauffe dangereusement.

Nulle goutte de pluie pour rafraîchir.

La pelouse a déjà jauni.

Quarante degrés nous gardent à l’ intérieur.

Le monde souffre, mal habitué encore.

Incendies se déclarent, attisés par le vent.

On nous dit que ce n’est qu’un début.

Comment l’homme va-t-il s’adapter ?

Regrettera- t- il bientôt les étés tempérés

Pluvieux même certaines années ?

Trouvera-t-il des solutions

Pour que notre belle planète reste habitable ?

Éloge de la lenteur

Sortir de chez soi, le matin tôt,

Se diriger vers la forêt proche,

Écouter le réveil des oiseaux,

Le chant de la tourterelle.

Admirer le bourdon sur la fleur,

Suivre son vol saccadé ;

Lever la tête et voir la cime des grands pins

Osciller sous la brise estivale.

Dans le ciel, passe une mouette…

Au loin, le grondement de l’océan.

S’asseoir sur la pierre moussue

Éclaboussée par le soleil…

Présenter son visage aux rayons encore timides.

Reprendre sa route sur le chemin herbeux,

Lentement, sans but sinon celui du bonheur.

Ode à la pluie

Étendues arides

Brûlant sous le soleil torride

Végétation assoiffée

Feuilles tombantes

Terre se craquelant.

Au ciel, soudain,

Nuages sombres

Avancent tels des guerriers menaçants.

De grosses gouttes

Tombent en ricochant.

Puis, soudain,

Le déluge s’abat

Et noie toutes choses.

La terre enfin respire

Mille fleurs surgissent

Par miracle.

Un souffle de vie s’étend.

Ô pluie salvatrice !

Oiseaux

Dans mon petit jardin,

Mille vies se côtoient,

Beaucoup d’oiseaux surtout.

Le merle aux plumes d’ébène

Promène sa famille

En picorant allègrement ;

De temps en temps,

Surgit la huppe

Au plumage coloré ;

Ne pas bouger

De peur qu’elle ne s’envole !

Arrive en trombe

La pie voleuse en livrée noire et blanche.

Sur le chêne, un roucoulement

Se fait entendre ;

Dame tourterelle surveille ses œufs.

Un bruit sec retentit sur le tronc,

C’est l’heure du repas du pic.

Certains jours, deux grosses palombes

Viennent se ravitailler.

On aperçoit aussi quelques étourneaux

Surtout l’hiver venu.

Quel bonheur pour les yeux

Tout ce petit monde ailé !