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Hiver

Sur la pelouse gelée, frissonne l’arbre ,

Seul, dépouillé de ses feuilles,

De sa belle parure d’émeraude .

L’oiseau a fui ses branches nues.

Dans le ciel, de sombres nuées s’avancent

Porteuses de flocons d’albâtre.

Lentement, lentement, une poudre blanche

Recouvre la ramure de l’arbre.

Sur la pelouse gelée, frissonne l’arbre.

L’hiver impose sa loi au jardin privé

De ses multiples parures colorées.

Automne

Ce matin, en ouvrant ma fenêtre,

M’accueillit un concert de cris venus des cieux.

Une compagnie de grues survolait le jardin.

Les oiseaux partent vers des lieux plus cléments.

Ils nous l’annoncent clairement :

L’automne est bien là.

Finie l’écrasante canicule sur la campagne,

Bonjour la fraîcheur de l’air au petit matin.

Effacé le vert des feuilles sur les arbres,

Bonjour les couleurs flamboyantes.

Les fières roses des massifs

Perdent à petit feu leur majesté.

Elles l’ont compris avec amertume :

L’automne est bien là.

Ce matin, en ouvrant ma fenêtre,

La nature m’ a dit à l’oreille :

L’automne est bien là.

Poésie mouillée

Flaque d’eau

Où les enfants aiment sauter

A pieds joints en éclaboussant

Bien loin…

Rires, rires…

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Source jaillissante

Dans la montagne

Se faufilant

Entre les colchiques

Et les herbes folles.

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Rivière large et majestueuse

Bordant la grande ville.

Péniches et bateaux de promenade

Se disputent le passage.

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Océan infini où se perd le regard.

Miroir immobile et scintillant

Au soleil d’été

Aux vagues sauvages

Se ruant sur le rivage.

Ode à la pluie

Étendues arides

Brûlant sous le soleil torride

Végétation assoiffée

Feuilles tombantes

Terre se craquelant.

Au ciel, soudain,

Nuages sombres

Avancent tels des guerriers menaçants.

De grosses gouttes

Tombent en ricochant.

Puis, soudain,

Le déluge s’abat

Et noie toutes choses.

La terre enfin respire ;

Mille fleurs surgissent

Par miracle.

Un souffle de vie s’abat.

Ô pluie salvatrice !

Été indien

En septembre, on se crut aux portes de l’hiver,

Matinées et soirées fraîches, averses glacées,

Bourrasques arrachant aux arbres les premières feuilles.

Octobre nous surprit avec sa douceur.

Un ciel d’azur s’étendit sur la campagne,

Le soleil brilla comme au plus fort de l’été ;

Dans la jardinière, deux gerbéras fleurirent,

Les roses retrouvèrent un peu de vigueur.

Dans les jardins, les oiseaux lancèrent leurs trilles

Déboussolés par cet été s’attardant avec paresse.

Le lézard continua sa chasse aux insectes

Et le papillon son vol éphémère.

Profitons de ce répit car, bientôt, l’automne

Se réveillera dans toute sa splendeur.

Une vie

La vie a des hauts, la vie à des bas.

Le sourire d’un enfant, le bonheur est là.

L’enfant est parti, solitude…

Un rayon de soleil, cœur en joie !

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Le sourire d’un enfant, le bonheur est là.

Nuage noir à l’horizon, mélancolie…

Un rayon de soleil, cœur en joie !

Feuille morte , plaisirs envolés.

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Nuage noir à l’horizon, mélancolie…

Deux êtres qui s’aiment, éternité…

Feuille morte, plaisirs envolés.

Nature ensorcelante, plaisirs des sens.

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Deux êtres qui s’aiment, éternité…

Un être cher s’en va, tristesse.

Nature ensorcelante, plaisirs des sens.

La vie a des hauts, la vie a des bas.

Océan

Sous les pâles lueurs de l’aube, elle s’étend,

Infinie et lisse jusqu’à l’horizon bleu.

Mer sereine aux couleurs changeantes des cieux

Assaillie par le vol aérien des goélands.

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Sous les rayons du soleil au zénith brûlant,

Les vagues écumeuses arrondissent leurs creux

Et viennent lécher les rivages caillouteux

D’un doux geste de désir ensorcelant.

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Quand le soir descend sur l’horizon embrasé,

Les flots étincelants de pourpre ensanglantée

S’endorment aux vives lueurs des cieux irisés .

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Océan furieux dans toute ta majesté,

Tes eaux rugissantes, sur le bateau brisé,

Se ruent dans la violence et la férocité.

Automne

L’automne est une belle saison.

Partout des taches de couleur :

Feuille de vigne rousse,

Arbre doré ou rouge,

Un peu de vert encore

Chez le sapin.

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Pour le peintre, quel plaisir !

Plantons le chevalet

Près de l’étang ;

Dans l’eau, reflets or, rouges, orange.

Que de splendeurs!

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Mais au premier coup de vent,

Au premier orage,

Feuilles s’ envolent et tourbillonnent.

Le sol devient tapis coloré

Qui tombera en poussière

Au fil du temps.

Septembre

Septembre est arrivé !

Déjà !

Les jours plus courts

L’ont annoncé.

Au réveil , un air plus frais,

Une brume noie la plaine.

La grappe mûre

Attend d’être cueillie.

Dans la nuit,

Un champignon est né.

Après la chaleur, une douceur

Se dessine.

Je profite des derniers rayons

Sur ma terrasse ensoleillée.

Tempête en mer

Septembre est là avec ses grandes marées.

Dès l’aube, une tempête se déchaîne

Sur la petite ville côtière.

Les vagues ourlées d’écume

Montent à l’assaut de la digue en béton

Dans un bruit assourdissant.

Un soleil blafard se fraie un passage

Au milieu des nuages d’encre.

Les oiseaux de mer tournoient en criant

Au-dessus des flots déchaînés.

Quelques curieux s’avancent à la limite des lames

Oublieux du danger d’une mer en furie.