Archives de tags | poésie

Hiver

Hiver, te revoilà ! Avec le givre sur la fenêtre ?

Avec la pelouse blanchie et craquant sous les pas?

Avec la neige tombant sur les sommets ?

Avec l’oiseau criant sa faim, avec la bûche dans l’âtre rougeoyant ?

Hiver, te revoilà avec la douceur du printemps,

Un soleil caressant, des oiseaux repus,

Des arbres bourgeonnant, des timides fleurs,

Les cheminées froides.

Hiver, où es-tu? Que nous réserves-tu ?

Notre monde change-t-il que même les saisons

Ne savent plus où elles en sont!

Beauté éternelle

Au pied de la montagne,

Petit chalet frileux se blottit

Seul dans l’immensité…

Pas un bruit

Silence d’éternité…

Sur le rameau dénudé,

Chante l’oiseau esseulé.

Se fait entendre le gazouillis

De la source sous la neige.

De fines traces constellent

Le sol immaculé.

Beauté éternelle…

Sapins

Au garde-à-vous sur la pente enneigée,

Sapins verts montent la garde

Ainsi que des gendarmes sévères.

Leur ramure accueille le rouge-gorge

Ou le bouvreuil frileux.

Le manteau neigeux recouvre leurs branches

Jusqu’aux beaux jours.

La biche se réfugie dans leur ombre protectrice.

Bûcheron, retiens ta cognée.

Laisse à la montagne sa parure de verdure.

Attente

Dans les boutiques,

Monte l’effervescence.

Trouver le cadeau unique,

Celui attendu depuis longtemps.

Au réveil, l’enfant impatient

Compte les jours.

Quelle sera la surprise

Au pied du sapin ?

Les rues de la ville

Rivalisent de lumières

Et transportent le passant

Dans une féerie lumineuse.

L’hiver, au milieu de sa grisaille,

Nous offre une parenthèse

De magie.

Noël d’antan

Sous la voûte étoilée,

La campagne endormie

S’étend, enveloppée

Dans son manteau de neige.

Au loin, le carillon appelle

Les villageois à la messe de minuit.

De frileuses silhouettes emmitouflées

Sortent des chaumières

Pour fêter la divine naissance.

Dans la petite chapelle,

Trône la crèche et ses santons.

Yeux brillants de bonheur,

Les enfants se bousculent.

Après le dernier cantique,

Chacun rentre au chaud

Pour déguster les marrons

Au coin de l’âtre.

Noëls d’enfance

Noëls d’enfance

Noyés dans la brume

Des souvenirs.

Bougies tremblant

Sur le sapin odorant.

Cadeaux attendus

Avec impatience

Sous le manteau de la cheminée :

Chariot alsacien, poupée Bella,

Boules crème multicolores.

A minuit, les cantiques

Nous appelaient vers la crèche ;

L’ange souriant nous remerciait

En recevant la pièce.

Au retour, la bûche savoureuse

Nous comblait de bonheur.

Noëls d’enfance,

Noëls du bonheur !

Hiver

Sur la pelouse gelée, frissonne l’arbre ,

Seul, dépouillé de ses feuilles,

De sa belle parure d’émeraude .

L’oiseau a fui ses branches nues.

Dans le ciel, de sombres nuées s’avancent

Porteuses de flocons d’albâtre.

Lentement, lentement, une poudre blanche

Recouvre la ramure de l’arbre.

Sur la pelouse gelée, frissonne l’arbre.

L’hiver impose sa loi au jardin privé

De ses multiples parures colorées.

Automne

Ce matin, en ouvrant ma fenêtre,

M’accueillit un concert de cris venus des cieux.

Une compagnie de grues survolait le jardin.

Les oiseaux partent vers des lieux plus cléments.

Ils nous l’annoncent clairement :

L’automne est bien là.

Finie l’écrasante canicule sur la campagne,

Bonjour la fraîcheur de l’air au petit matin.

Effacé le vert des feuilles sur les arbres,

Bonjour les couleurs flamboyantes.

Les fières roses des massifs

Perdent à petit feu leur majesté.

Elles l’ont compris avec amertume :

L’automne est bien là.

Ce matin, en ouvrant ma fenêtre,

La nature m’ a dit à l’oreille :

L’automne est bien là.

Poésie mouillée

Flaque d’eau

Où les enfants aiment sauter

A pieds joints en éclaboussant

Bien loin…

Rires, rires…

——————————————-

Source jaillissante

Dans la montagne

Se faufilant

Entre les colchiques

Et les herbes folles.

——————————————

Rivière large et majestueuse

Bordant la grande ville.

Péniches et bateaux de promenade

Se disputent le passage.

——————————————

Océan infini où se perd le regard.

Miroir immobile et scintillant

Au soleil d’été

Aux vagues sauvages

Se ruant sur le rivage.

Ode à la pluie

Étendues arides

Brûlant sous le soleil torride

Végétation assoiffée

Feuilles tombantes

Terre se craquelant.

Au ciel, soudain,

Nuages sombres

Avancent tels des guerriers menaçants.

De grosses gouttes

Tombent en ricochant.

Puis, soudain,

Le déluge s’abat

Et noie toutes choses.

La terre enfin respire ;

Mille fleurs surgissent

Par miracle.

Un souffle de vie s’abat.

Ô pluie salvatrice !