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Impressions d’été

J’ai six ou sept ans…
Au dehors, le soleil brûle…
Maman a dit: sieste obligatoire .
Dans un demi-sommeil,
J’entends une mouche voler;
Elle se pose sur moi, repart…
J’aime au plus fort de l’été
Entendre le bruit des insectes.
Bonheur et paix de l’enfance…

Encore une sieste à l’ombre
Sur la couverture qui gratte
Sœur ou cousines à côté.
Fous rires…

Soirs d’été
Jeux d’enfance dans le noir
Veillées tardives
Ver luisant
Chauves-souris
Cri de la chouette…
L’enfance n’était que bonheur…

Chaleur oblige,
Le chat est couché
De tout son long
En travers du canapé.
Les chats savent vivre!

Automne d’enfance

Brouillard sur les prés

Matins d’école frileux

Lainage sur la blouse

Cartable bien en main.

Soleil timide

Au travers du feuillage roux.

Odeur de champignon

Dans le bois rougeoyant.

Vol d’oiseaux dans l’azur,

Pomme rouge dans le verger,

Grappe mûre sur la treille,

Nectar sucré dans la bouche…

Murmure de la guêpe

Sur les grains dorés.

Journée de classe

Le regard à la fenêtre…

Courir dans les champs,

Dévaler la pente,

Cueillir la girolle.

Plaisirs d’automne,

Plaisirs d’enfance…

Noël d’enfance

Quel émerveillement devant la vitrine de la petite épicerie de mon petit village à l’époque de Noël! Nous, les enfants, regardions, ébahis, les joujoux merveilleux exposés: la poupée rose au teint de porcelaine, le poupon joufflu dans sa poussette avec ses habits; les garçons restaient bouche bée devant le circuit ou la bicyclette aux chromes rutilants.
Que dire des boules multicolores et des guirlandes scintillantes courant sur une neige artificielle! Magie de l’enfance, qu’il est loin ce temps merveilleux!

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Noëls d’enfance

Préparatifs fébriles, comptage des jours jusqu’aux vacances, vitrines illuminées, messe de minuit, crèche, angelot disant merci pour la pièce, il est né le divin enfant, lettre au Père Noël, cadeau unique mais somptueux, parapluie rose, berceau alsacien, sapin odorant, bougies allumées, boule rouge, guirlandes incandescentes, bûche crémeuse, chaussons aux pommes, crottes en chocolat fourrées de crème rose ou jaune, regards affectueux des parents, yeux brillants, excitation, bonheur, Noël arrive! Vivement Noël!

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Souvenirs d’enfance

Je pense que l’un de mes plus grands défauts fut la gourmandise. Mais est-ce un défaut quand elle reste raisonnable? Le dimanche, maman avait l’habitude d’acheter des gâteaux individuels quand elle ne faisait pas de gros gâteau.(Elle n’aimait pas beaucoup faire la pâtisserie). Elle achetait donc quatre gâteaux selon nos goûts personnels. J’aimais beaucoup les noix japonaises, sortes de gros choux fourrés de crème et nappés de chocolat. Ma sœur Josiane, contrairement à moi, n’aimait pas beaucoup les pâtisseries;elle préférait de loin un morceau de fromage. J’étais sûre donc d’hériter de sa part de dessert.
Au fil des ans, je n’ai pas changé dans ce domaine. Quand il reste une part dans le plat, certains regards se tournent vers moi…

Noëls d’enfance

Préparatifs fébriles, comptage des jours jusqu’aux vacances, vitrines illuminées, messe de minuit, crèche, angelot disant merci pour la pièce, il est né le divin enfant, lettre au père Noël, cadeau unique mais somptueux, parapluie rose, berceau alsacien, sapin odorant, bougies allumées, boule rouge, guirlandes incandescentes, bûche crémeuse, chaussons aux pommes, crottes en chocolat fourrées de crème rose ou jaune, regards affectueux des parents, yeux brillants, excitation, bonheur, Noël arrive! Vivement Noël!

NOEL
N uit magique, nuit divine!
O h! Tous ces cadeaux!
E t le sapin, quelle merveille!
L e bonheur est au rendez-vous!R001-018

Souvenirs d’enfance

Mon copain d’école:
A l’école primaire, j’avais un petit copain, Jean-Marc, un garçon assez turbulent.
Souvent placé derrière moi, il me poussait à l’indiscipline moi si sage en classe! Quand nous faisions de la pâte à modeler, il faisait le loup qui venait dévorer mes poules malgré les gros yeux de la maîtresse; ou bien, il dessinait sur son cahier, avec des stylos de différentes couleurs, ses boyaux au risque de me donner le fou rire. Je l’admirais quand il faisait des galipettes dans l’herbe au risque de se rompre le cou!

Ma copine d’enfance:
Quand une Danielle et une Danièle se crêpent le chignon dans une cour de caserne, deux mères affolées arrivent en courant pour les séparer. Pas de coups de poing ni de coups de pied; notre arme, c’était le tirage de cheveux que nous portions courts toutes les deux heureusement!
Mais lorsque notre folie s’apaisait, que d’aventures ensemble!

Souvenirs d’enfance

Ces jours-ci, me vient l’envie de raconter quelques souvenirs d’enfance que j’ai réunis dans un recueil pour mes enfants et ma petite-fille;j’espère qu’elles y trouveront du plaisir comme à l’époque où ma mère et ma grand-mère me racontaient leurs jeunes années.

Le dimanche, parfois, nous allions passer l’après-midi à Chatelaillon près de La Rochelle. C’est une petite station balnéaire très agréable avec des maisons « art déco » bordant la plage. L’été, nous allions à la plage mais l’hiver, nous nous promenions le long de la mer. Le meilleur moment pour ma soeur et moi, c’était le goûter quand ma mère nous achetait un petit pain de gruau et une barre de chocolat dans une petite boulangerie. Je garde encore en bouche le goût du pain fondant et le sourire de notre mère nous regardant dévorer. Moment de bonheur, moment d’éternité!

Petits bonheurs de l’enfance, bonbons achetés avec une pièce, roule-barrique sur le talus, saute-mouton dans le pré, bon-point de la maîtresse, nouvelle corde à sauter, chaussures neuves, jeux avec les copines, sortie en voiture, calin sur les genoux de ma grand-mère…

La photo de classe:
La photo est en noir et blanc, mais je porte un tablier jaune bien repassé. Je suis au cours élémentaire chez madame G…A côté de moi, un vase de fleurs et l’éternel globe terrestre. Je me tiens droite, mon porte-plume à la main et j’arbore un petit sourire timide.

Mes lectures

Je vous conseille le livre de Véronique Olmi: « Nous étions faits pour être heureux ». Qu’est-ce-qui attire Serge, sexagénaire marié avec une jeune femme ravissante, deux enfants, un métier rentable, chez Suzanne, femme sans charme spécial ni de la première jeunesse et apparemment très ordinaire? Pourquoi est-ce à elle qu’il va confier ce lourd secret d’enfance dont il n’a parlé à personne? On enchaine chapitre après chapitre pour connaitre le mot de la fin presque comme dans un policier.

Réveillon de Noël

R001-018Au cours de ma vie, j’ai eu l’opportunité de préparer ou d’être invitée à de nombreux repas: banquets de cheminots, repas d’enseignants, réveillons intimes ou parmi une assistance nombreuse, mariages, communions, pique-niques, repas de famille ou entre amis. Mais il est un repas entre tous qui laisse en moi un souvenir de tendresse et de chaleur, c’est le mini réveillon de Noël de mon enfance. Tout commençait le matin du vingt-quatre décembre. Ma mère, accompagnée de ses deux filles, allait au marché acheter la volaille qui trônerait sur la table du jour de Noël ainsi que les entrées et la bûche pâtissière. A cette époque, le foie gras n’était pas encore roi sur toutes les tables…Nous revenions à la maison, les cabas pleins, pour accueillir mon oncle et ma tante venus passer les fêtes avec nous.L’après-midi se passait dans la confection de pâtisseries: chaussons aux pommes moelleux pour le goûter. Leur parfum enivrant embaumait toute la maison. Nous attendions, ma soeur et moi, leur sortie du four, impatientes et l’eau à la bouche. Mais il fallait attendre, dur calvaire, qu’ils refroidissent. Mais le clou du réveillon, c’était bien sûr, la bûche maison que préparait ma mère: un biscuit tendre nappé de chocolat fondu, garni de pépites colorées et d’un Père Noël en sucre. Qui allait lécher la casserole? Chacune à son tour, disait ma mère, pas de disputes!

Nous naviguions, heureuses dans ces odeurs sublimes en pensant aux cadeaux que nous trouverions le lendemain au pied du sapin. Le soir venu, nous nous habillions chaudement pour aller à la messe de minuit: magie des lumières, des chants de Noël…

Envahie d’une douce somnolence, l’air froid me fouettait à la sortie de l’église. De retour à la maison, ma mère et ma tante installaient les assiettes à dessert. Mon père ouvrait une bouteille de mousseux et noud dégustions la bûche succulente.

Magie des Noëls d’enfance! Comme ils sont loin à présent! Tant d’êtres chers qui les peuplaient ont disparu mais ceux-ci resteront à jamais dans la mémoire de mon coeur…