
Cascade


Allons voir, veux-tu, ailleurs
Si le ciel est plus bleu,
Si les peuples n’ont plus peur,
Si meilleurs sont les cieux.
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Allons voir, veux-tu, là -bas
Où la mer est plus belle,
Où le crime n’existe pas,
Où personne ne connaît la querelle.
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Allons voir, veux-tu, là-haut
Sur les cimes enneigées,
Sur les pics hauts,
Sur les pentes ombragées.
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Allons voir, veux-tu, au loin
Des îles chatoyantes,
Des villes aux obscurs recoins,
Des campagnes verdoyantes.

Sieste sous le gros chêne
Avec les cousines
Fous rires…
Pêche à pied dans les flaques
Laissées par la mer à marée basse.
Cri de triomphe
A la vue de la crevette dans l’épuisette.
Promenades à travers champs,
Cueillette de fleurs.
Virées à vélo au bourg voisin
Pour acheter des bonbons.
Soirs d’été
Après la canicule du jour.
Parents bavardant,
Enfants courant à la recherche
Du ver luisant.
Chauve-souris virevoltant
Dans la nuit étoilée.
Étés d’enfance,
Étés du bonheur.



On nous annonce
Que l’été est là
Ce vingt juin.
L’actualité aurait -elle dérapé ?
L’été, ce temps exécrable ?
Pluie, pluie, pluie
Tous les jours de la semaine,
Orages de grêle,
Inondations, froidure.
Quand mettrons- nous
Tenues légères et fleuries ?
Quand goûterons – nous au premier bain
Dans l’océan prometteur ?
Changez vos habitudes
Nous dit un climat ironique.
Ainsi en fut- il
Au fil de l’histoire humaine.
Étendues arides
Brûlant sous le soleil torride
Végétation assoiffée
Feuilles tombantes
Terre se craquelant.
Au ciel, soudain,
Nuages sombres
Avancent tels des guerriers menaçants.
De grosses gouttes
Tombent en ricochant.
Puis, soudain,
Le déluge s’abat
Et noie toute chose.
La terre enfin respire ;
Mille fleurs surgissent
Par miracle.
Un souffle de vie s’abat.
Ô pluie salvatrice !


