Oiseaux

Dans mon petit jardin,

Mille vies se côtoient,

Beaucoup d’oiseaux surtout.

Le merle aux plumes d’ébène

Promène sa famille

En picorant allègrement ;

De temps en temps,

Surgit la huppe

Au plumage coloré ;

Ne pas bouger

De peur qu’elle ne s’envole !

Arrive en trombe

La pie voleuse en livrée noire et blanche.

Sur le chêne, un roucoulement

Se fait entendre :

Dame tourterelle surveille ses œufs.

Un bruit sec retentit

Sur le tronc,

C’est l’heure du repas du pic.

Enfance

Odeur de l’herbe coupée

Dans la cour où nous jouions;

Envol de sauterelles

Effrayées par nos roulades.

Longues soirées d’été sous les étoiles,

Grillons s’époumonant dans la nuit,

Jeux de cache-cache, rires de bonheur ;

Parents rassemblés surveillant un peu…

Courses de chevaux de la Pentecôte,

Nouvelle robe en velours bleu.

Attente anxieuse des Noëls,

Aurai-je le présent demandé ?

Vacances chez les cousines

Dans la grande maison à la tour glaciale.

Virées à vélo dans la campagne

A la recherche de bonbons.

Enfance, tu es loin.

Que de souvenirs merveilleux !

Orage

Un grondement au lointain,

De sombres nuées

Envahissent les cieux.

L’hirondelle rase le sol,

La mouche se fait

Agressive.

Rien ne bouge,

La vie s’arrête.

Une chape de plomb

Écrase la campagne.

Soudain, une goutte tombe,

Puis plusieurs.

Un déluge s’abat,

Des éclairs sillonnent le ciel.

L’orage est là.

L’oppression cesse,

Tout respire enfin !