Les quatre vies de Sophie H.

Que serait votre vie actuelle si un détail avait changé dans votre existence? Vous ne seriez peut-être pas les pieds au chaud dans votre bureau douillet mais explorateur à l’autre bout de la planète ou dompteur de fauves chez Bouglione…Sophie H. vous entraine dans ses quatre vies dont seule, la première, est véritable.

PREMIERE PARTIE: Si j’étais vétérinaire…

Sophie H. naquit un beau jour de printemps de l’année 1954 dans une famille modeste. Petite, menue, un rien chétive, sa santé donna longtemps à désirer à tel point que ses parents pensaient que sa vie s’achèverait dans sa prime jeunesse. Mais il n’en fut rien, son désir de vivre fut si grand qu’elle devint une belle jeune fille au tempérament gai et optimiste. Elle avait une grande passion, celle des animaux sauvages. Sa chambre regorgeait de livres et revues sur le sujet. Quel bonheur ce serait de pouvoir les soigner! pensait-elle parfois un brin nostalgique. Mais devenir vétérinaire demandait des études longues et coûteuses qui auraient grevé le budget familial. Elle avait dû se rabattre sur des études de droit qui la mèneraient…sans doute quelque part un jour.

Or, un soir, elle fut invitée par des amis à la conférence d’un explorateur célèbre, Malcolm S. de passage pour quelques jours dans sa ville. Subjuguée par les récits du personnage, elle entraina ses amis avec elle afin de le rencontrer dans sa loge. D’abord un peu sévère, Malcolm se révéla quelqu’un de très sympathique et plein d’humour. Par quel biais Sophie avoua-t-elle sa passion pour les animaux sauvages? Nul ne s’en souvint par la suite. L’explorateur l’écouta avec sérieux, lui posa maintes questions sur ses études, ses désirs profonds et quel ne fut pas l’étonnement de Sophie quand il lui demanda de l’accompagner en Afrique pour soigner les animaux sauvages de sa réserve. Il se ferait un plaisir de la former aux pratiques médicales; et elle aurait un bon terrain d’entrainement…Etait-elle prête à tout quitter, surtout sa famille, pour cette aventure? Elle demanda quelques jours de réflexion mais sa passion fut la plus forte; elle décida de se lancer dans cette nouvelle vie qui lui apporterait joie…ou déception.

Et voici notre Sophie, quelques années plus tard, son diplôme de vétérinaire en poche et …mariée à notre explorateur et en attente…d’un petit explorateur ou d’une petite vétérinaire.

(A SUIVRE)

Famille

Ils marchaient tous les trois

Main dans la main

Le vieux monsieur et ses petits-enfants

Un garçon et une fille

L’un à droite, l’autre à gauche

Très droits et très sages

Il ne fallait pas fatiguer l’aïeul

Il était si vieux

Cheveux blancs, rides profondes

Ils étaient heureux tous les trois

Rides et joues roses à l’unisson

Le passé et l’avenir

Main dans la main.

Synonymes

Puisque l’année 2013 commence mal avec une guerre (et des accidents et des blessés et des morts…), voici une poésie pour vous faire oublier toute la tristesse du monde:

Qu’il est bon de rire

D’une bonne plaisanterie!

Oui, se marrer, s’esclaffer,

Rigoler pour tout dire.

Tel rit à gorge déployée,

Tel autre rit aux éclats

Et même parfois aux larmes.

J’en ai rencontrés qui riaient

A s’en tenir les côtes,

A s’en dilater la rate,

D’aucuns qui s’en payaient une tranche,

Se gondolaient et se poilaient

A tout propos.

Certains, plus discrets,

Aiment à badiner, à plaisanter

Dans maintes cocasses situations.

Ce poème est d’un comique!

Mes lectures

Si vous avez peur de vieillir, ne lisez pas le livre de Camille de Peretti: « Nous vieillirons ensemble ». Elle raconte l’univers clos d’une maison de retraite avec ses chamailleries de vieux mais aussi ses amitiés et ses tendresses comme Robert et Thérèse qui rencontrent l’amour vrai à quatre-vingt ans …et des poussières. Pourquoi Nini, la mal aimée dans son enfance, pourrit-elle la vie du personnel en les sollicitant sans arrêt? Jocelyne et Marthe se chipotent sans arrêt sous le regard affectueux de Louise, perdue dans ses souvenirs. Gérant tout ce monde, Philippe, le directeur, célibataire endurci, trouvera-t-il enfin l’amour?La bonne grosse Josy sert de « mama »à tous ces personnages arrivés au terme de leur vie plus ou moins bien vécue.C’est une histoire assez triste car, vieillir n’est jamais gai;mais, mieux vaut finir dans une bonne maison, entouré de personnes dévouées que…dans la rue.