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Les quatre vies de SophieH.

QUATRIEME PARTIE: Au sommet de l’histoire

Sophie H. naquit un beau jour de printemps de l’année 1954 dans une famille modeste. Petite, menue, un rien chétive, sa santé donna longtemps à désirer à tel point que ses parents pensaient que sa vie s’achèverait dans sa prime jeunesse. Mais il n’en fut rien, son désir de vivre fut si grand qu’elle devint une belle jeune fille au tempérament gai et optimiste. Elle avait une grande passion, celle des animaux sauvages. Sa chambre regorgeait de livres et revues sur le sujet. Quel bonheur ce serait de pouvoir les soigner! pensait-elle parfois un brin nostalgique. Mais devenir vétérinaire demandait des études longues et coûteuses qui auraient grevé le budget familial. Elle avait dû se rabattre sur des études de droit qui la mèneraient…sans doute quelque part un jour. Le week-end, Sophie sortait avec des amis « intellos branchés » qui la trainaient de café philo en meeting polititique. Un peu agacée au début par tous ces bla bla bla, elle commença à s’intéresser un peu à la politique après avoir écouté un jeune leader du parti schtroumphiste tout de bleu vêtu; ayant chauffé la salle par son discours convaincant, il descendit de la tribune et serra des mains en particulier celle de Sophie. Leurs yeux se rencontrèrent et Sophie sut qu’elle devait lui parler. Quelle ne fut pas sa surprise quand le jeune homme lui proposa d’aller prendre un verre au bar! Ils discutèrent à bâtons rompus de tout et de rien hormis de politique; ils décidèrent de se revoir régulièrement. Sophie H.l’accompagna à de nombreux meetings politiques où il soulevait l’enthousiasme des foules.

Or, un jour, après une discussion où Sophie lui exposa plusieurs idées très pertinentes, il lui proposa de la soutenir si elle se présentait à la présidence de la république. Les élections présidentielles devaient avoir lieu dans quelques mois et la campagne électorale n’allait pas tarder à commencer. Sophie, suffoquée, lui fit remarquer qu’il était mieux à même qu’elle pour prétendre à cette fonction. Il lui rétorqua qu’il voulait bien défendre les idées de son parti mais qu’il ne se voyait pas à la tête de l’état. Encouragée par tous leurs amis, elle obtint toutes les signatures requises.Ce fut donc elle qui monta à la tribune pour exposer son programme; son succès allait grandissant, toujours épaulée par son schtroumph en costume bleu; si bien que le jour fatidique, les français virent sur leur écran apparaître petit à petit…un portrait féminin, pour la première fois dans l’histoire, celui de SophieH.

La France avait enfin une Présidente de la République! Bien sûr, elle n’oublia pas ses premières amours, les animaux sauvages. Chaque ville eut son zoo et son cirque.

                                                                   FIN

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Les quatre vies de SophieH.

TROISIEME PARTIE: La vie d’artiste

 

Sophie H. naquit un beau jour de printemps de l’année 1954 dans une famille modeste. Petite, menue, un rien chétive, sa santé donna longtemps à désirer à tel point que ses parents pensaient que sa vie s’achèverait dans sa prime jeunesse. Mais il n’en fut rien, son désir de vivre fut si grand qu’elle devint une belle jeune fille au tempérament gai et optimiste. Elle avait une grande passion, celle des animaux sauvages. Sa chambre regorgeait de livres et revues sur le sujet. Quel bonheur ce serait de pouvoir les soigner! pensait-elle parfois un brin nostalgique; mais devenir vétérinaire demandait des études longues et coûteuses qui auraient grevé le budget familial. Elle avait dû se rabattre sur des études de droit qui la mèneraient…sans doute quelque part un jour.

Or, un jour, passa dans sa ville le cirque Z…Sa passion pour les animaux sauvages l’entrainait souvent sous les chapiteaux ambulants de la région. Mais elle s’insurgeait intérieurement contre les traitements infligés aux animaux  dans certains cirques miteux; les bêtes semblaient fatiguées et à moitié faméliques…Ce qu’elle découvrit lors du spectacle du cirque Z…était tout autre: les lions étaient musclés, leur crinière bien fournie et entretenue; ils n’avaient pas l’air de sommeiller non plus face au dompteur. Celui-ci usait du fouet avec parcimonie sans toucher les fauves. Quelle émotion quand elle vit entrer, muscles tendus et oreilles aux abois, la panthère noire! Rétive, elle fixait le dompteur de ses yeux en amande. Au signal, elle sauta sur un tabouret et envoya dans les airs un solide coup de patte. Sophie était aux anges. Dresser un tel animal, ce serait le bonheur!

Elle était décidée, elle irait parler au directeur; il fallait qu’elle appprenne! Ce qui fut dit fut fait! Elle obtint un rendez-vous et fut invitée à faire un stage de cirque pendant ses vacances. Elle se débrouilla fort bien; les animaux aimaient ses manières douces mais fermes. Ella apprivoisa même un bébé lionceau à qui elle donnait tous les matins le biberon; il la suivait partout dans le cirque. Enthousiasmée, elle décida d’arrêter ses études et de suivre le cirque de ville en ville afin de devenir un jour remplaçante du dompteur actuel. Celui-ci, en effet, commençant à se faire vieux, l’avait prise en amitié et lui prodiguait maints conseils.

C’est ainsi que Sophie, à défaut de soigner les animaux sauvages, put vivre avec eux et apprendre à les aimer. On apprit plus tard par certains artistes qu’une idylle était en train de naître entre Sophie et…le clown du cirque.

(A SUIVRE)

Les quatre vies de Sophie H.

DEUXIEME PARTIE: A pleines voiles

Sophie H. naquit un beau jour de printemps de l’année 1954 dans une famille modeste. Petite, menue, un rien chétive, sa santé donna longtemps à désirer à tel point que ses parents pensaient que sa vie s’achèverait dans sa prime jeunesse. Mais, il n’en fut rien; son désir de vivre fut si grand qu’elle devint une belle jeune fille au tempérament gai et optimiste. Elle avait une grande passion, celle des animaux sauvages. Sa chambre regorgeait de livres et revues sur le sujet. Quel bonheur ce serait de pouvoir les soigner! pensait-elle parfois un brin nostalgique. Mais devenir vétérinaire demandait des études longues et coûteuses qui auraient grevé le budget familial. Elle avait dû se rabattre sur des études de droit qui la mèneraient …sans doute quelque part un jour.

Or, un jour, des amis l’invitèrent à passer un week-end sur leur bateau, un magnifique voilier filant fièrement sur la houle. Ce fut un enchantement. Elle revint grisée de soleil et d’air marin. C’était décidé, elle voulait naviguer, cette certitude s’incrusta tout au fond d’elle-même. Puisqu’elle ne pouvait pas soigner les animaux sauvages, et bien, elle aurait son bateau un jour pour faire le tour du monde et découvrir des pays magiques. N’y tenant plus, elle prit des leçons de navigation à voiles (elle avait la chance de vicre au bord de la mer) puis elle s’engagea comme skeeper pendant ses vacances sur un voilier voguant vers la mer des Antilles. Le fabuleux week-end était loin. Après avoir essuyé deux tempêtes, le bateau fut au mouillage pour réparer une avarie. Sophie put en profiter pour dormir tout son saoul. Loin d’elle le farniente sur le beau voilier blanc de ses amis! Elle eut un aperçu de la vraie navigation et de ses périls. Mais il en fallait plus pour la décourager. De retour chez elle, elle décida, ayant fini ses études, d’acheter son bateau et de partir à l’aventure. Tant pis! Elle emprunterait, elle se priverait du superflu (et parfois du nécessaire) mais elle participerait aux grandes courses maritimes. Elle gagnerait, elle en était sûre!

Elle tint ses engagements et fut vainqueur en effet de plusieurs courses telle la Route du Rhum; elle fut accueillie à bras ouverts dans sa ville du bord de mer. Elle devint une seconde Isabelle Autissier; la relève était assurée…

Mais, entre deux courses, on pouvait la voir errer dans les zoos toujours fidèle à sa passion première: les animaux sauvages.

(A SUIVRE)

Les quatre vies de Sophie H.

Que serait votre vie actuelle si un détail avait changé dans votre existence? Vous ne seriez peut-être pas les pieds au chaud dans votre bureau douillet mais explorateur à l’autre bout de la planète ou dompteur de fauves chez Bouglione…Sophie H. vous entraine dans ses quatre vies dont seule, la première, est véritable.

PREMIERE PARTIE: Si j’étais vétérinaire…

Sophie H. naquit un beau jour de printemps de l’année 1954 dans une famille modeste. Petite, menue, un rien chétive, sa santé donna longtemps à désirer à tel point que ses parents pensaient que sa vie s’achèverait dans sa prime jeunesse. Mais il n’en fut rien, son désir de vivre fut si grand qu’elle devint une belle jeune fille au tempérament gai et optimiste. Elle avait une grande passion, celle des animaux sauvages. Sa chambre regorgeait de livres et revues sur le sujet. Quel bonheur ce serait de pouvoir les soigner! pensait-elle parfois un brin nostalgique. Mais devenir vétérinaire demandait des études longues et coûteuses qui auraient grevé le budget familial. Elle avait dû se rabattre sur des études de droit qui la mèneraient…sans doute quelque part un jour.

Or, un soir, elle fut invitée par des amis à la conférence d’un explorateur célèbre, Malcolm S. de passage pour quelques jours dans sa ville. Subjuguée par les récits du personnage, elle entraina ses amis avec elle afin de le rencontrer dans sa loge. D’abord un peu sévère, Malcolm se révéla quelqu’un de très sympathique et plein d’humour. Par quel biais Sophie avoua-t-elle sa passion pour les animaux sauvages? Nul ne s’en souvint par la suite. L’explorateur l’écouta avec sérieux, lui posa maintes questions sur ses études, ses désirs profonds et quel ne fut pas l’étonnement de Sophie quand il lui demanda de l’accompagner en Afrique pour soigner les animaux sauvages de sa réserve. Il se ferait un plaisir de la former aux pratiques médicales; et elle aurait un bon terrain d’entrainement…Etait-elle prête à tout quitter, surtout sa famille, pour cette aventure? Elle demanda quelques jours de réflexion mais sa passion fut la plus forte; elle décida de se lancer dans cette nouvelle vie qui lui apporterait joie…ou déception.

Et voici notre Sophie, quelques années plus tard, son diplôme de vétérinaire en poche et …mariée à notre explorateur et en attente…d’un petit explorateur ou d’une petite vétérinaire.

(A SUIVRE)