Grillon stridulent
Dans l’herbe sèche;
Gazouillis des oiseaux
Qui s’endorment;
Vol affolé
De la chauve-souris;
Dernier bourdon
Rentrant à la ruche;
Bruits du soir au loin:
Jappement d’un chien,
Appel du bouvier,
Pleur d’un enfant.
La nuit tombe
L’étoile du berger
Ouvre la voie
Aux millions de lumières
Scintillant
Dans la nuit.
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Synonymes
Le personnage était émouvant
Parfois même attendrissant
Touchant, diraient certains.
Il avait un visage bouleversant
Un regard saisissant
Poignant à certaines heures.
Sa silhouette pathétique
S’en allait dans la brume,
Fantôme tragique.
Mon oncle Fred fut grand voyageur
Un fameux globe-trotter;
Non pas simple touriste
Ou passager d’un transatlantique;
Non, ce fut un bourlingueur
Sac au dos, chaussures montantes,
Un véritable explorateur.
Océan
Sous les pâles lueurs de l’aube, elle s’étend,
Infinie et lisse jusqu’à l’horizon bleu,
Mer sereine aux couleurs changeantes des cieux
Assaillie par le vol aérien des goélands.
Sous les rayons du soleil au zénith brûlant,
Les vagues écumeuses arrondissent leurs creux
Et viennent lécher les rivages caillouteux
D’un doux geste de désir ensorcelant.
Quand le soir descend sur l’horizon embrasé,
Les flots étincelants de pourpre ensanglantée
S’endorment aux vives lueurs des cieux irisés.
Océan furieux dans toute ta majesté,
Tes eaux rugissantes, sur le bateau brisé,
Se ruent dans la violence et la férocité.
Nuit d’été
Le jour tombe lentement
Petit à petit les oiseaux se taisent
Le grillon commence sa symphonie
Dans l’herbe roussie de l’été.
Plus un souffle de vent
La chauve-souris de son vol
Échevelé frôle les toits.
Le hérisson avance à pas feutrés.
Sur la branche du vieux chêne
La chouette blanche hulule.
A-t-elle vu le frêle mulot?
Des millions d’étoiles
Brillent au firmament.
Paix d’une nuit d’été…
Allons voir
Allons voir, veux-tu, ailleurs
Si le ciel est plus bleu
Si les peuples n’ont plus peur
Si meilleurs sont les cieux.
Allons voir, veux-tu, là-bas
Où la mer est plus belle
Où le crime n’existe pas
Où personne ne connaît la querelle.
Allons voir, veux-tu, là -haut
Sur les cimes enneigées
Sur les pics hauts
Sur les pentes ombragées.
Allons voir, veux-tu, au loin
Des îles chatoyantes
Des villes aux obscurs recoins
Des campagnes verdoyantes.
Le plus beau de mes rêves
Le plus beau de mes rêves
C’est de la guerre une trêve
C’est me promener sur la grève
Quand le soleil à l’horizon se lève.
Le plus beau de mes rêves
C’est de ne plus sortir le glaive
Que nul peuple ne se soulève
Qu’aucun enfant on n’enlève.
Que dans les arbres monte la sève!
Que les conflits s’achèvent!
Que l’amour prenne la relève!
C’est le plus beau de mes rêves.
Bonheur
Au détour du chemin herbeux
Sentant la prunelle et le chèvrefeuille,
J’arrivais au bord d’une eau verte
Nichée dans un écrin de verdure.
Dans la touffeur d’un après-midi d’été,
Un poisson sauta hors de l’onde,
Le martin-pêcheur s’envola vers l’azur.
Calme, silence, sérénité.
Je m’assis sur un talus moelleux
Emplie d’un bonheur simple.
Calme, silence, sérénité.
Sortie de mon rêve ébloui
Je m’en allai par le chemin;
Le bonheur m’avait effleurée.
Synonymes
Il était encore bel homme
Mais il était devenu gros
Et même obèse, pansu et ventru.
Son corps était replet et dodu,
Ses mains étaient potelées,
Ses joues rebondies;
Il était plutôt grassouillet,
Et même rondouillard.
Son visage était bouffi
Plus qu’étoffé.
En un mot, il était plutôt corpulent.
Rimes
Nul ne savait d’où il venait.
On le disait géographe ou biographe,
Peut-être même ethnographe,
Qui pouvait le dire?
Il était fort en orthographe,
Était un sténographe potable;
Il savait se servir du spirographe
Et même du sismographe.
Il aimait écouter son phonographe
En bon photographe qu’il était…
Certains le disaient chorégraphe
Et même cinématographe.
On écrivit comme épitaphe:
Ce fut un grand pornographe!
Campagne
Dans la salle basse, règne le silence.
La comtoise égrène ses heures,
Celles du bonheur.
Des papillons de lumière dansent.
Près de l’âtre ,le chat sommeille;
Son pelage frémit de son rêve,
Son repos lentement s’achève;
Il ouvre un œil et dresse une oreille.
Dehors, le soleil lance ses rayons
Sur la terre chaude,
L’abeille butine la reine-claude;
Sous la pierre, chante le grillon.





