Hiver

Sur la pelouse gelée, frissonne l’arbre ,

Seul, dépouillé de ses feuilles,

De sa belle parure d’émeraude .

L’oiseau a fui ses branches nues.

Dans le ciel, de sombres nuées s’avancent

Porteuses de flocons d’albâtre.

Lentement, lentement, une poudre blanche

Recouvre la ramure de l’arbre.

Sur la pelouse gelée, frissonne l’arbre.

L’hiver impose sa loi au jardin privé

De ses multiples parures colorées.

Automne

Ce matin, en ouvrant ma fenêtre,

M’accueillit un concert de cris venus des cieux.

Une compagnie de grues survolait le jardin.

Les oiseaux partent vers des lieux plus cléments.

Ils nous l’annoncent clairement :

L’automne est bien là.

Finie l’écrasante canicule sur la campagne,

Bonjour la fraîcheur de l’air au petit matin.

Effacé le vert des feuilles sur les arbres,

Bonjour les couleurs flamboyantes.

Les fières roses des massifs

Perdent à petit feu leur majesté.

Elles l’ont compris avec amertume :

L’automne est bien là.

Ce matin, en ouvrant ma fenêtre,

La nature m’ a dit à l’oreille :

L’automne est bien là.

Poésie mouillée

Flaque d’eau

Où les enfants aiment sauter

A pieds joints en éclaboussant

Bien loin…

Rires, rires…

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Source jaillissante

Dans la montagne

Se faufilant

Entre les colchiques

Et les herbes folles.

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Rivière large et majestueuse

Bordant la grande ville.

Péniches et bateaux de promenade

Se disputent le passage.

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Océan infini où se perd le regard.

Miroir immobile et scintillant

Au soleil d’été

Aux vagues sauvages

Se ruant sur le rivage.

Ode à la pluie

Étendues arides

Brûlant sous le soleil torride

Végétation assoiffée

Feuilles tombantes

Terre se craquelant.

Au ciel, soudain,

Nuages sombres

Avancent tels des guerriers menaçants.

De grosses gouttes

Tombent en ricochant.

Puis, soudain,

Le déluge s’abat

Et noie toutes choses.

La terre enfin respire ;

Mille fleurs surgissent

Par miracle.

Un souffle de vie s’abat.

Ô pluie salvatrice !