Nuit d’été

Le jour tombe lentement,

Petit à petit, les oiseaux se taisent.

Le grillon commence sa symphonie

Dans l’herbe roussie de l’été.

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Plus un souffle de vent.

La chauve-souris de son vol

Échevelé frôle les toits.

Le hérisson avance à pas feutrés.

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Sur la branche du vieux chêne,

La chouette blanche hulule.

A-t-elle vu le frêle mulot?

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Des millions d’étoiles

Brillent au firmament.

Paix d’une nuit d’été…

Allons voir

Allons voir, veux-tu, ailleurs

Si le ciel est plus bleu,

Si les peuples n’ont plus peur,

Si meilleurs sont les cieux.

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Allons voir, veux-tu, là -bas

Où la mer est plus belle,

Où le crime n’existe pas,

Où personne ne connaît la querelle.

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Allons voir, veux-tu, là-haut

Sur les cimes enneigées,

Sur les pics hauts,

Sur les pentes ombragées.

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Allons voir, veux-tu, au loin

Des îles chatoyantes,

Des villes aux obscurs recoins,

Des campagnes verdoyantes.

Étés d’enfance

Sieste sous le gros chêne

Avec les cousines

Fous rires…

Pêche à pied dans les flaques

Laissées par la mer à marée basse.

Cri de triomphe

A la vue de la crevette dans l’épuisette.

Promenades à travers champs,

Cueillette de fleurs.

Virées à vélo au bourg voisin

Pour acheter des bonbons.

Soirs d’été

Après la canicule du jour.

Parents bavardant,

Enfants courant à la recherche

Du ver luisant.

Chauve-souris virevoltant

Dans la nuit étoilée.

Étés d’enfance,

Étés du bonheur.

Été

On nous annonce

Que l’été est là

Ce vingt juin.

L’actualité aurait -elle dérapé ?

L’été, ce temps exécrable ?

Pluie, pluie, pluie

Tous les jours de la semaine,

Orages de grêle,

Inondations, froidure.

Quand mettrons- nous

Tenues légères et fleuries ?

Quand goûterons – nous au premier bain

Dans l’océan prometteur ?

Changez vos habitudes

Nous dit un climat ironique.

Ainsi en fut- il

Au fil de l’histoire humaine.

Ode à la pluie

Étendues arides

Brûlant sous le soleil torride

Végétation assoiffée

Feuilles tombantes

Terre se craquelant.

Au ciel, soudain,

Nuages sombres

Avancent tels des guerriers menaçants.

De grosses gouttes

Tombent en ricochant.

Puis, soudain,

Le déluge s’abat

Et noie toute chose.

La terre enfin respire ;

Mille fleurs surgissent

Par miracle.

Un souffle de vie s’abat.

Ô pluie salvatrice !