



Septembre est arrivé !
Déjà !
Les jours plus courts
L’ont annoncé.
Au réveil , un air plus frais,
Une brume noie la plaine.
La grappe mûre
Attend d’être cueillie.
Dans la nuit,
Un champignon est né.
Après la chaleur, une douceur
Se dessine.
Je profite des derniers rayons
Sur ma terrasse ensoleillée.




Septembre est là avec ses grandes marées.
Dès l’aube, une tempête se déchaîne
Sur la petite ville côtière.
Les vagues ourlées d’écume
Montent à l’assaut de la digue en béton
Dans un bruit assourdissant.
Un soleil blafard se fraie un passage
Au milieu des nuages d’encre.
Les oiseaux de mer tournoient en criant
Au-dessus des flots déchaînés.
Quelques curieux s’avancent à la limite des lames
Oublieux du danger d’une mer en furie.


Jouissons du bonheur
Quand il nous prend la main.
Doux moments,
Heures exquises
Parmi les siens,
Rires d’enfants,
Exclamations des grands.
Nuit chaude,
Senteurs marines,
Ciel étoilé.
Le jour s’éteint,
Demain reviendra.
Ne laissons pas
S’échapper le bonheur…




Les vendanges ont commencé
Alors que l’été n’est pas encore fini.
La canicule a mûri précocement les grappes.
Dans les rangs, sécateur en main,
Hommes et femmes s’activent avec ardeur.
Dans le vallon, les feuillages colorés
Dansent au gré d’une brise légère.
Douceur de l’air parfumé,
Aboiements des chiens excités,
Rires des vendangeurs après l’effort.
Les vendanges ont commencé.
L’été tout doucement se termine
Sur une note joyeusement colorée.





Nuage sombre à l’horizon,
Bruine légère au lever du jour,
Air plus piquant en matinée,
L’été se meurt.
Soleil plus paresseux dans la journée,
Vendangeur coupant la grappe mûre,
Dans le taillis, mûres goûteuses,
L’été se meurt.
Le figuier arbore fièrement ses fruits,
La guêpe goûte la prune juteuse,
L’écureuil engrange ses noisettes,
L’été se meurt.
Finies les heures chaudes à l’ombre
Ou dans les vagues océanes,
L’été se meurt.
