Archives

Il a neigé

Hier, dans l’après-midi, la neige s’est invitée chez nous.

De nombreuses années se sont écoulées

Depuis sa dernière visite.

De légers flocons grossissant à vue d’œil

Ont recouvert l’herbe du jardin.

Un oiseau,sur la branche dénudée,

A crié sa solitude.

Au fil des heures, une multitude de papillons blancs

Envahirent le paysage.

Postée derrière ma fenêtre,

Je regardais, une lueur d’enfance dans les yeux,

La nature changer de vêtement.

Me sont revenus d’heureux souvenirs

De matins enneigés dans le village de montagne

Au pied des cimes étincelantes.

Neige

Le ciel est couleur de plomb,

Une bise aigre se faufile sous la porte.

La nature est au garde -à vous,

La neige s’annonce.

———————————————————

J’attends derrière ma fenêtre.

Un flocon timide hésite à descendre

Suivi d’autres plus téméraires.

Devenus plus nombreux, ils tournent et virevoltent.

———————————————————

Un épais tapis blanc recouvre le jardin.

Les arbres tendent leurs bras décharnés

Vers les joyeux lutins blancs

Et leur offrent le refuge de leurs branches.

———————————————————

Le moineau sautille sur ses pattes gelées

A la recherche d’une rare pitance.

Un vol d’oiseaux noirs s’abat sur la neige

Et salissent sa blancheur.

Il a neigé

Cette nuit, il a neigé ;

Je l’ai su au silence

Tombé sur la maison.

Le rouge-gorge crie sa détresse.

———————————————-

Cette nuit, il a neigé ;

Le jardin est enseveli

Sous un édredon moelleux.

Une herbe fragile se dresse.

———————————————-

Cette nuit, il a neigé ;

L’arbre décharné tend vers le ciel

Ses bras tortueux.

———————————————-

Cette nuit, il a neigé ;

Le monde est blanc,

Le monde est pur.

Sonnet à l’hiver

Cette nuit, sans bruit, la neige est tombée

Tout doucement, pendant mon sommeil.

A mon réveil, je l’ai sentie ;

Un silence inhabituel,

———————————————————-

Le bruit d’une voiture assourdi

Par l’épais et moelleux tapis.

L’hiver est bien là, il s’annonce

En changeant toutes choses.

———————————————————-

Où se cache le banc du jardin

Ou le tas de bois près du garage ?

Quelques tiges dénudées sortent du massif

———————————————————-

Et implorent les cieux sans pitié.

Cette nuit, sans bruit, la neige est tombée

Tout doucement, pendant mon sommeil.

Bonne Année

Bonne Année à tous !

Oh! Que de joie !

Nous voici en janvier.

Nouvelle Année, apporte – nous le bonheur

Et la joie!

——————————————

Apporte -nous la paix !

Ne laisse plus le pauvre à la rue,

Ne sépare plus les gens qui s’aiment

Et prône l’égalité

Entre tous les hommes !

Noël sous la neige

Maisonnette perdue dans la campagne

A la lisière de la forêt profonde.

Lumières éteintes, seul le sapin veille.

A son pied, cadeaux enrubannés

Attendent les enfants endormis.

Au-dehors, règne le silence de la nuit.

Un froid glacial enveloppe toutes choses.

Quelques flocons volent timidement ,

D’autres se joignent à eux avec frénésie.

Puis des myriades de papillons blancs

Envahissent la nuit de décembre.

Dans le ciel, brille l’étoile du berger.

Nuit magique de Noël, naissance divine.

Dans la chaumière, dorment les enfants,

Douillettement enfouis sous la couette.

Dans leur tête, se bousculent des rêves de bonheur.

Bonnes fêtes

Bonnes fêtes de fin d’année !

Oh! Que de joie dans les foyers !

Nageons dans le bonheur !

N’oublions personne autour de nous

Et donnons cadeaux enrubannés

Sans oublier le pauvre esseulé.

———————————————

Fermons les volets

Et attendons le Bonhomme Noël

Tout autour du sapin

En chantant des refrains

Sans discontinuer.

Hiver

Hiver, te revoilà ! Avec le givre sur la fenêtre ?

Avec la pelouse blanchie et craquant sous les pas?

Avec la neige tombant sur les sommets ?

Avec l’oiseau criant sa faim, avec la bûche dans l’âtre rougeoyant ?

Hiver, te revoilà avec la douceur du printemps,

Un soleil caressant, des oiseaux repus,

Des arbres bourgeonnant, des timides fleurs,

Les cheminées froides.

Hiver, où es-tu? Que nous réserves-tu ?

Notre monde change-t-il que même les saisons

Ne savent plus où elles en sont!

Beauté éternelle

Au pied de la montagne,

Petit chalet frileux se blottit

Seul dans l’immensité…

Pas un bruit

Silence d’éternité…

Sur le rameau dénudé,

Chante l’oiseau esseulé.

Se fait entendre le gazouillis

De la source sous la neige.

De fines traces constellent

Le sol immaculé.

Beauté éternelle…

Sapins

Au garde-à-vous sur la pente enneigée,

Sapins verts montent la garde

Ainsi que des gendarmes sévères.

Leur ramure accueille le rouge-gorge

Ou le bouvreuil frileux.

Le manteau neigeux recouvre leurs branches

Jusqu’aux beaux jours.

La biche se réfugie dans leur ombre protectrice.

Bûcheron, retiens ta cognée.

Laisse à la montagne sa parure de verdure.