Cette galerie contient 4 photos.
Jour de pluie
La pluie tombe sur la ville,
Des nuages d’encre obscurcissent les cieux.
Qu’avons-nous fait aux dieux?
La grêle fait plier la brindille.
Des nuages d’encre obscurcissent les cieux.
Sous l’orage, l’écorce se fendille,
La grêle fait plier la brindille ;
L’eau ruisselle en tous lieux.
Sous l’orage, l’écorce se fendille,
L’averse mouille les murs les plus vieux,
L’eau ruisselle en tous lieux;
Le reflet des maisons, dans l’eau, vacille.
L’averse mouille les murs les plus vieux,
Son bruit aux oreilles est mélodieux ;
Le reflet des maisons dans l’eau vacille.
La pluie tombe sur la ville.
Atelier d’écriture
FUIR ( synonymes)
Quand pourrai-je enfin fuir,
Oui, m’enfuir, m’échapper,
M’évader de cette prison ?
Oui, me sauver,
Prendre la poudre d’escampette,
La clé des champs,
Prendre mes jambes à mon cou!
Quand pourrai-je enfin
Déguerpir, détaler, filer
Hors de ce cachot humide?
Je voudrais ficher le camp,
Me barrer, me débiner,
Oui, me calter, me cavaler,
Me carapater enfin.
Quand me déroberai-je
À ce trou infect
Où je suis prisonnier?
RIMES
C’était un académicien alsacien
Il était arithméticien et informaticien
Il avait une tête de batracien
Il fut moine cistercien
Il était un peu magicien
Selon ses paroissiens
C’était pourtant un ancien électricien
Qui fut même mécanicien
Il aurait pu être polytechnicien
C’était un bon statisticien
Et un vague politicien
Un lilliputien tahitien
Vint le voir avec son dalmatien
Il crut voir un martien!
Fable du bonheur
Celui-ci me dit:
Le bonheur , mais oui,
Je l’ai rencontré ;
Il est enfoui sous mon or
Bien au chaud dans mon coffre.
Malheur à qui y touchera!
Celui-là répondit:
Ah! Non! Vous n’y êtes pas!
Le bonheur, on le trouve
Loin de chez soi
Dans de lointaines contrées,
Des lieux inexplorés
Envahis d’une ensorcelante végétation.
Dans ma simplicité, je leur dis:
Mon bonheur à moi, il est tout petit,
Il me suit à chaque pas,
Dans la légèreté de l’oiseau,
La beauté diaphane du lys,
Le sommeil serein de la chatte,
Les yeux de l’enfant émerveillé ;
Je l’ai vu dans la douceur
D’une nuit d’été,
Dans l’arc-en-ciel du couchant,
Dans les vignes à perte de vue.
Je l’ai vu, ce bonheur aussi
Dans les yeux de l’être aimé…
Atelier d’écriture
Intéressons-nous aujourd’hui à l’acrostiche dont les premières lettres de chaque vers forment un mot. Voici un exemple:
BONHEUR
Beauté d’une fleur 🌺 à peine éclose
Orange 🍊 odorante sur la branche
Nuée d’oiseaux dans les cieux.
Hommes, cessez les guerres
Et écoutez la paix du soir!
Un rossignol solitaire lance son chant.
Rentre et savoure ton bonheur !
Exercez-vous avec des mots comme : printemps, enfance, nature, abondance…
Je me suis amusée avec le mot ALPHABET:
Allons dans la forêt dorée
Les feuilles 🍃 aux couleurs de l’automne
Parsèment le petit chemin
Houx aux boules fluorescentes
Aubépine, cruel buisson,
Balancent leurs rameaux fragiles
Et parlent du froid d’hiver qui
Tout doucement va s’installer.
Au clair de la lune
L’étoile jaune scintille
Pour le monde endormi 😌
Hors des murs de la ville
Arrive la troupe barbare
Briseuse de destinées
Et de vies à peine écloses.
Tout est fini…
Atelier d’écriture
Aujourd hui, nous allons parler du pantoum, poème composé de quatrains à rimes croisées dans lesquels le deuxième et le quatrième vers sont repris par le premier et le troisième vers de la strophe suivante. Voici celui que j’ai composé sur le printemps:
Dans l’air matinal, une douceur se dessine.
Les tardives gelées blanchissent l’herbe tendre.
Dans le pré verdi, la vache blonde rumine
L’oiseau sur la branche lance son cri aigu.
Les tardives gelées blanchissent l’herbe tendre.
Les blanches pâquerettes éclosent dans le champ.
L’oiseau sur la branche lance son cri aigu.
La pâle et frêle jonquille s’éveille au soleil.
Les blanches pâquerettes éclosent dans le champ.
Le merle sombre siffle dans le jardin vert.
La pâle et frêle jonquille s’éveille au soleil.
Dans les nids douillets, piaillent les oiselets neufs.
Le merle sombre siffle dans le jardin vert.
Grues et oies cendrées reviennent du long voyage.
Dans les nids douillets, piaillent les oiselets neufs.
Dans l’air matinal, une douceur se dessine.
Atelier d’écriture
Voici une idée pour écrire un texte ou un poème dont la trame entremêle toutes sortes de tissus:
Chanvre, lin, coton, voile, laine, corde, ficelle.
Atelier d’écriture
Aujourd’hui, nous allons nous intéresser au « haïku » poème japonais né au dix-septième siècle. En voici quelques exemples :
Ne possédant rien
Comme mon cœur est léger
Comme l’air est frais.
Au papillon je propose
d’être mon compagnon
de voyage.
Même poursuivi
le papillon
ne semble jamais pressé.
Avec seulement trois vers, le haïku nous raconte toute une histoire. Si vous voulez vous régaler, achetez le petit livre »Paroles du Japon » chez ALBIN MICHEL. De magnifiques estampes japonaises accompagnent les poèmes.
Je me suis amusée à en composer quelques-uns et j’espère que vous m’imiterez:
Couleur acidulée
odeur raffinée
rose de soie.
Douce fourrure de soie
œil perçant
chatte grise.
Reflet de lune sur l’eau
barque endormie
sérénité.
Sous les rayons du soleil
la branche givrée
pleure.
Dans l’atelier

Les cinq sens
L’as-tu vu?
Quoi donc?
L’oiseau nouveau-né.
L’as-tu sentie?
Quoi donc?
La rose fragile.
L’as-tu entendu?
Quoi donc?
Le coucou dans le bois.
L’as-tu goûtée ?
Quoi donc?
La cerise juteuse.
L’as-tu touché ?
Quoi donc?
Le doux velours de la feuille.