Tempête en mer

Septembre est là avec ses grandes marées.

Dès l’aube, une tempête se déchaîne

Sur la petite ville côtière.

Les vagues ourlées d’écume

Montent à l’assaut de la digue en béton

Dans un bruit assourdissant.

Un soleil blafard se fraie un passage

Au milieu des nuages d’encre.

Les oiseaux de mer tournoient en criant

Au-dessus des flots déchaînés.

Quelques curieux s’avancent à la limite des lames

Oublieux du danger d’une mer en furie.

Vendanges

Les vendanges ont commencé

Alors que l’été n’est pas encore fini.

La canicule a mûri précocement les grappes.

Dans les rangs, sécateur en main,

Hommes et femmes s’activent avec ardeur.

Dans le vallon, les feuillages colorés

Dansent au gré d’une brise légère.

Douceur de l’air parfumé,

Aboiements des chiens excités,

Rires des vendangeurs après l’effort.

Les vendanges ont commencé.

L’été tout doucement se termine

Sur une note joyeusement colorée.

L’été se meurt

Nuage sombre à l’horizon,

Bruine légère au lever du jour,

Air plus piquant en matinée,

L’été se meurt.

Soleil plus paresseux dans la journée,

Vendangeur coupant la grappe mûre,

Dans le taillis, mûres goûteuses,

L’été se meurt.

Le figuier arbore fièrement ses fruits,

La guêpe goûte la prune juteuse,

L’écureuil engrange ses noisettes,

L’été se meurt.

Finies les heures chaudes à l’ombre

Ou dans les vagues océanes,

L’été se meurt.

Vendanges

Qu’il est doux

Le temps des vendanges !

Mille couleurs

Embellissent la campagne

Sous les feux

Des derniers rayons.

Sécateur en main,

L’homme coupe

La grappe dorée.

Un vol de grives

Prend son essor.

Douceur de l’air,

Bonheur de vivre,

Chemin odorant.

Qu’il est doux

Le temps des vendanges !