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Éternité

Seuls sur notre planète douillette, loin des autres,

Nous nous aimons tendrement et éternellement

Sans souci du futur, avec émerveillement ;

Même quand nous dormons, nous veillons l’un sur l’autre.


Dans notre jardin d’éden paradisiaque,

Nos rêves échevelés deviennent réalité,

Ignorants et dédaigneux de l’adversité.

Et cet amour plus lourd que le fruit mûr d’un lac


Pèse sur nos deux cœurs sans recours.

Plus fort et plus solide que le roc,

Notre amour depuis l’éternité réciproque

Durera éternellement,jour après jour.


Combien d’années derrière nous

Resteront les témoins éblouis de notre union

Et raconteront les heures de notre communion

Un jour après un jour,une nuit après nous.

Rêves

Rêve d’un monde où partout règne la beauté,

Rêve d’un tendre et fol amour éternel,

Rêve d’une belle amitié immortelle,

Rêve d’un ailleurs aux rives enchantées.


Rêve éthéré et pur dans l’immobilité

Du petit matin langoureux d’un jour pastel.

Rêve de l’âtre où jaillit la vive étincelle,

Rêve de calme bonheur et d’éternité.


Rêve de paix retrouvée sur une terre embrasée,

Rêve enfui d’harmonie et de vie radieuse

Dans un monde cruel et désabusé.


Rêve de beautés pulpeuses et trompeuses,

Rêve de mortelles blessures cicatrisées,

Rêve d’amour infini et de vie harmonieuse.

Voyages

J’ai longtemps rêvé de rivages merveilleux

Où les vagues brumeuses, d’un tendre baiser,

Embrassaient doucement la grève irisée

Et léchaient mollement le pourtour rocailleux.


Où se trouve ce noble pays orgueilleux,

Ces jardins de verdure aux senteurs anisées

Que le soleil embrase de sa frêle rosée ?

Où sont ces sentiers idylliques et majestueux ?


C’est là que j’aimerais vivre avec passion

Au milieu des vives floraisons d’améthyste

Où ne règne aucunement nulle aversion.


Je m’évaderais parmi la pourpre des cistes;

Molle et alanguie, je jouerais la partition

Du bonheur comme un merveilleux et fier flûtiste.

Neige

Au pied de la montagne,

Petit chalet frileux se blottit

Seul dans l’immensité…

Pas un bruit

Silence d’éternité…

Sur le rameau dénudé,

Chante l’oiseau esseulé.

Se fait entendre le gazouillis

De la source sous la neige.

De fines traces constellent

Le sol immaculé.

Beauté éternelle…

Il a neigé

Cette nuit, il a neigé ;

Je l’ai su au silence

Tombé sur la maison.

Le rouge-gorge crie sa détresse.


Cette nuit, il a neigé ;

Le jardin est enseveli

Sous un édredon moelleux.

Une herbe fragile se dresse.


Cette nuit, il a neigé ;

L’arbre décharné tend vers le ciel

Ses bras tortueux.


Cette nuit, il a neigé ;

Le monde est blanc,

Le monde est pur.

Sonnet à l’hiver

Cette nuit, sans bruit, la neige est tombée

Tout doucement, pendant mon sommeil.

À mon réveil, je l’ai sentie;

Un silence inhabituel,


Le bruit d’une voiture assourdi

Par l’épais et moelleux tapis.

L’hiver est bien là, il s’annonce

En changeant toutes choses.


Où se cache le banc du jardin

Ou le tas de bois près du garage?

Quelques tiges dénudées sortent du massif


Et implorent les cieux sans pitié.

Cette nuit, sans bruit, la neige est tombée

Tout doucement, pendant mon sommeil.

Nouvel An

Ouvrez, bonnes gens!

Je suis l’An Nouveau!

Je vous apporte

Maintes joies et bonheurs !

Ouvrez, ouvrez!

Je vous apporte l’allégresse

Dans vos cœurs !

Que la sérénité vous accompagne

Tout au long de vos journées !

Ouvrez, bonnes gens!

Je suis l’An Nouveau !