
Soleil d’hiver


Chaleur écrasante sur la campagne endormie.
Heures passées derrière les volets clos
A l’abri du soleil meurtrier,
Loin des assauts des rayons ardents
Et du souffle brûlant du vent étésien.
Un chat alangui s’étire à l’ombre du chêne,
Regard tourné vers ses rêves.


Ce matin, en ouvrant mes volets,
J’ai entendu un appel lointain
Venu du fond des bois:
Le coucou relance son chant.
———————————————-
Sur le chêne revêtu de vert pâle,
Le merle lance ses trilles
Pour dire sa joie du renouveau
Sous le soleil naissant.
———————————————-
Sur la pelouse, pâquerettes et pissenlits
Se toisent et rivalisent de beauté éphémère.
La jonquille timide et fragile
————————————————
Ose à peine montrer sa corolle.
Le chant du coucou au loin
A donné feu vert au printemps.




Chaleur écrasante,
A l’ombre point de répit.
Nul souffle dans le feuillage,
Immobile est la nature,
Chante la fontaine…
Un chat s’étire longuement.
Le temps s’arrête
Et le monde s’endort.

Ce matin, dans mon jardin,
Une pluie rose tombe
Sur le gazon.
Le prunus est en fleurs .
Le printemps est là.
Un air plus doux,
Un rayon de soleil,
Un vol de grues,
Le printemps est là.
Le merle siffle
Et prépare son nid.
On entend le coucou.
Le printemps est là.
Pâquerettes dans l’herbe,
Fragiles crocus,
Élégantes tulipes.
Le printemps est là.


Chaleur
Écrasante
Soleil
De plomb
Insectes
Bourdonnant
Chat
Somnolant
Douce
Langueur
Le temps
S’arrête…
Jours
D’été
Jours
De bonheur.