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Les quatre vies de SophieH.

TROISIEME PARTIE: La vie d’artiste

 

Sophie H. naquit un beau jour de printemps de l’année 1954 dans une famille modeste. Petite, menue, un rien chétive, sa santé donna longtemps à désirer à tel point que ses parents pensaient que sa vie s’achèverait dans sa prime jeunesse. Mais il n’en fut rien, son désir de vivre fut si grand qu’elle devint une belle jeune fille au tempérament gai et optimiste. Elle avait une grande passion, celle des animaux sauvages. Sa chambre regorgeait de livres et revues sur le sujet. Quel bonheur ce serait de pouvoir les soigner! pensait-elle parfois un brin nostalgique; mais devenir vétérinaire demandait des études longues et coûteuses qui auraient grevé le budget familial. Elle avait dû se rabattre sur des études de droit qui la mèneraient…sans doute quelque part un jour.

Or, un jour, passa dans sa ville le cirque Z…Sa passion pour les animaux sauvages l’entrainait souvent sous les chapiteaux ambulants de la région. Mais elle s’insurgeait intérieurement contre les traitements infligés aux animaux  dans certains cirques miteux; les bêtes semblaient fatiguées et à moitié faméliques…Ce qu’elle découvrit lors du spectacle du cirque Z…était tout autre: les lions étaient musclés, leur crinière bien fournie et entretenue; ils n’avaient pas l’air de sommeiller non plus face au dompteur. Celui-ci usait du fouet avec parcimonie sans toucher les fauves. Quelle émotion quand elle vit entrer, muscles tendus et oreilles aux abois, la panthère noire! Rétive, elle fixait le dompteur de ses yeux en amande. Au signal, elle sauta sur un tabouret et envoya dans les airs un solide coup de patte. Sophie était aux anges. Dresser un tel animal, ce serait le bonheur!

Elle était décidée, elle irait parler au directeur; il fallait qu’elle appprenne! Ce qui fut dit fut fait! Elle obtint un rendez-vous et fut invitée à faire un stage de cirque pendant ses vacances. Elle se débrouilla fort bien; les animaux aimaient ses manières douces mais fermes. Ella apprivoisa même un bébé lionceau à qui elle donnait tous les matins le biberon; il la suivait partout dans le cirque. Enthousiasmée, elle décida d’arrêter ses études et de suivre le cirque de ville en ville afin de devenir un jour remplaçante du dompteur actuel. Celui-ci, en effet, commençant à se faire vieux, l’avait prise en amitié et lui prodiguait maints conseils.

C’est ainsi que Sophie, à défaut de soigner les animaux sauvages, put vivre avec eux et apprendre à les aimer. On apprit plus tard par certains artistes qu’une idylle était en train de naître entre Sophie et…le clown du cirque.

(A SUIVRE)

Les quatre vies de Sophie H.

DEUXIEME PARTIE: A pleines voiles

Sophie H. naquit un beau jour de printemps de l’année 1954 dans une famille modeste. Petite, menue, un rien chétive, sa santé donna longtemps à désirer à tel point que ses parents pensaient que sa vie s’achèverait dans sa prime jeunesse. Mais, il n’en fut rien; son désir de vivre fut si grand qu’elle devint une belle jeune fille au tempérament gai et optimiste. Elle avait une grande passion, celle des animaux sauvages. Sa chambre regorgeait de livres et revues sur le sujet. Quel bonheur ce serait de pouvoir les soigner! pensait-elle parfois un brin nostalgique. Mais devenir vétérinaire demandait des études longues et coûteuses qui auraient grevé le budget familial. Elle avait dû se rabattre sur des études de droit qui la mèneraient …sans doute quelque part un jour.

Or, un jour, des amis l’invitèrent à passer un week-end sur leur bateau, un magnifique voilier filant fièrement sur la houle. Ce fut un enchantement. Elle revint grisée de soleil et d’air marin. C’était décidé, elle voulait naviguer, cette certitude s’incrusta tout au fond d’elle-même. Puisqu’elle ne pouvait pas soigner les animaux sauvages, et bien, elle aurait son bateau un jour pour faire le tour du monde et découvrir des pays magiques. N’y tenant plus, elle prit des leçons de navigation à voiles (elle avait la chance de vicre au bord de la mer) puis elle s’engagea comme skeeper pendant ses vacances sur un voilier voguant vers la mer des Antilles. Le fabuleux week-end était loin. Après avoir essuyé deux tempêtes, le bateau fut au mouillage pour réparer une avarie. Sophie put en profiter pour dormir tout son saoul. Loin d’elle le farniente sur le beau voilier blanc de ses amis! Elle eut un aperçu de la vraie navigation et de ses périls. Mais il en fallait plus pour la décourager. De retour chez elle, elle décida, ayant fini ses études, d’acheter son bateau et de partir à l’aventure. Tant pis! Elle emprunterait, elle se priverait du superflu (et parfois du nécessaire) mais elle participerait aux grandes courses maritimes. Elle gagnerait, elle en était sûre!

Elle tint ses engagements et fut vainqueur en effet de plusieurs courses telle la Route du Rhum; elle fut accueillie à bras ouverts dans sa ville du bord de mer. Elle devint une seconde Isabelle Autissier; la relève était assurée…

Mais, entre deux courses, on pouvait la voir errer dans les zoos toujours fidèle à sa passion première: les animaux sauvages.

(A SUIVRE)

Famille

Ils marchaient tous les trois

Main dans la main

Le vieux monsieur et ses petits-enfants

Un garçon et une fille

L’un à droite, l’autre à gauche

Très droits et très sages

Il ne fallait pas fatiguer l’aïeul

Il était si vieux

Cheveux blancs, rides profondes

Ils étaient heureux tous les trois

Rides et joues roses à l’unisson

Le passé et l’avenir

Main dans la main.

Synonymes

Puisque l’année 2013 commence mal avec une guerre (et des accidents et des blessés et des morts…), voici une poésie pour vous faire oublier toute la tristesse du monde:

Qu’il est bon de rire

D’une bonne plaisanterie!

Oui, se marrer, s’esclaffer,

Rigoler pour tout dire.

Tel rit à gorge déployée,

Tel autre rit aux éclats

Et même parfois aux larmes.

J’en ai rencontrés qui riaient

A s’en tenir les côtes,

A s’en dilater la rate,

D’aucuns qui s’en payaient une tranche,

Se gondolaient et se poilaient

A tout propos.

Certains, plus discrets,

Aiment à badiner, à plaisanter

Dans maintes cocasses situations.

Ce poème est d’un comique!

Hiver

HiverVoilà le vent fou de l’hiver qui me transperce.

Les arbres dépouillés se penchent sous son souffle.

Mais, lentement, lentement, la bourrasque s’essouffle

Et la brise légère doucement me berce.

 

Sur l’étang gelé, la vieille barque se renverse;

Sous le vieux pont de pierre, la bise s’engouffre

Comme dans un insondable et vertigineux gouffre;

Soudain, un déluge de gouttes se déverse.