
Chalet dans les bois


Au pied de la montagne,
Petit chalet frileux se blottit
Seul dans l’immensité…
Pas un bruit
Silence d’éternité…
Sur le rameau dénudé,
Chante l’oiseau esseulé.
Se fait entendre le gazouillis
De la source sous la neige.
De fines traces constellent
Le sol immaculé.
Beauté éternelle…



Ce matin, en ouvrant ma fenêtre,
M’accueillit un concert de cris venus des cieux.
Une compagnie de grues survolait le jardin.
Les oiseaux partent vers des lieux plus cléments.
Ils nous l’annoncent clairement :
L’automne est bien là.
Finie l’écrasante canicule sur la campagne,
Bonjour la fraîcheur de l’air au petit matin.
Effacé le vert des feuilles sur les arbres,
Bonjour les couleurs flamboyantes.
Les fières roses des massifs
Perdent à petit feu leur majesté.
Elles l’ont compris avec amertume :
L’automne est bien là.
Ce matin, en ouvrant ma fenêtre,
La nature m’ a dit à l’oreille :
L’automne est bien là.


L’automne est une belle saison.
Partout des taches de couleur :
Feuille de vigne rousse,
Arbre doré ou rouge,
Un peu de vert encore
Chez le sapin.
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Pour le peintre, quel plaisir !
Plantons le chevalet
Près de l’étang ;
Dans l’eau, reflets or, rouges, orange.
Que de splendeurs!
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Mais au premier coup de vent,
Au premier orage,
Feuilles s’ envolent et tourbillonnent.
Le sol devient tapis coloré
Qui tombera en poussière
Au fil du temps.

Dans le petit chemin menant au village
S’entend le gazouillis d’un ruisseau
Tombant en cascade légère sur les pierres moussues.
Au pied d’un prunier sauvage,
Je ramasse quelques fruits au goût acide.
Plus loin, un buisson de mûres
Me promet mille délices.
Le chant des oiseaux m’accompagne
Protégée par une ombre bienfaisante.
Le figuier étend son feuillage dentelé
Où se cachent ses fruits goûteux.
Je passe sur le petit pont de bois
Et tente de voir les timides écrevisses.
Assise sur un tronc, je respire doucement
Loin des remous du monde moderne.
Au détour du chemin herbeux
Sentant la prunelle et le chèvrefeuille,
J’arrivai au bord d’une eau verte
Nichée dans un écrin de verdure.
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Dans la touffeur d’un après-midi d’été,
Un poisson sauta hors de l’onde,
Le martin-pêcheur s’envola vers l’azur.
Calme, silence, sérénité.
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Je m’assis sur un talus moelleux
Emplie d’un bonheur simple.
Calme, silence, sérénité .
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Sortie de mon rêve ébloui,
Je m’en allai par le chemin ;
Le bonheur m’avait effleurée.




Remuant au vent léger
Ouvrant ses pétales de soie,
Se pavanant telle une infante,
Elle embaume le jardin des délices.
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Lançant sa tige fière,
Il oscille doucement
Sous la brise du soir.
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Dans le parterre coloré
Aux parfums subtils,
Hisse ses pétales de feu
L’élégante reine du jardin,
Ivre de souffle estival
A l’abri du buisson d’aubépine.
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Tenue de gala chatoyante,
Une fleur solitaire,
Lovée dans un creux d’ombre,
Invite à la méditation
Près de la fontaine de cristal
Et de l’églantier frileux.
