Archives

Sonnet au printemps

Ce matin, en ouvrant mes volets,

J’ai entendu un appel lointain

Venu du fond des bois:

Le coucou relance son chant.

———————————————-

Sur le chêne revêtu de vert pâle,

Le merle lance ses trilles

Pour dire sa joie du renouveau

Sous le soleil naissant.

———————————————-

Sur la pelouse, pâquerettes et pissenlits

Se toisent et rivalisent de beauté éphémère.

La jonquille timide et fragile

————————————————

Ose à peine montrer sa corolle.

Le chant du coucou au loin

A donné feu vert au printemps.

Mon cœur

Timide fleur dans la verdure

Me fait battre le cœur.

Soleil couchant dans la fournaise

Me fait battre le cœur.

Enfant au sourire radieux

Me fait battre le cœur.

Le chant d’un oiseau au printemps

Me fait battre le cœur.

Une mère souriant à son enfant

Me fait battre le cœur.

Champ de coquelicots au soleil

Me fait battre le cœur

Et tes yeux amoureux

Me font battre le cœur.

Synonymes

Qu’il est bon de rire

D’une bonne plaisanterie !

Oui, se marrer, s’esclaffer,

Rigoler pour tout dire.

Tel rit à gorge déployée,

Tel autre rit aux éclats

Et même parfois aux larmes.

J’en ai rencontrés qui riaient

A s’en tenir les côtes,

A s’en dilater la rate,

D’aucuns qui s’en payaient une tranche,

Se gondolaient et se poilaient

A tout propos.

Certains, plus discrets,

Aiment à badiner, à plaisanter

Dans maintes cocasses situations.

Ce poème est d’un comique !

Prémices du printemps

Dans l’air matinal, une douceur se dessine.

Les tardives gelées blanchissent l’herbe tendre.

Dans le pré verdi, la vache blonde rumine.

L’oiseau sur la branche lance son cri aigu.

————————————————————-

Les tardives gelées blanchissent l’herbe tendre.

Les blanches pâquerettes éclosent dans le champ.

L’oiseau sur la branche lance son cri aigu.

La pâle et frêle jonquille s’éveille au soleil.

————————————————————-

Les blanches pâquerettes éclosent dans le champ.

Le merle sombre siffle dans le jardin vert.

La pâle et frêle jonquille s’éveille au soleil.

Dans les nids douillets, piaillent les oiselets neufs.

————————————————————

Le merle sombre siffle dans le jardin vert.

Grues et oies cendrées reviennent du long voyage.

Dans les nids douillets, piaillent les oiselets neufs.

Dans l’air matinal, une douceur se dessine.

Synonymes

As-tu déjà connu le bonheur,

Celui dont on parle dans les livres ?

Non pas la simple joie

Ni l’euphorie d’un instant

Où soudain la vie te sourit.

Non plus le plaisir

Que te procure la gourmandise

Ou l’histoire filmée.

Ce n’est pas encore la félicité

Ni même la béatitude de nos saints.

Non, le bonheur simple,

Celui des petites choses de tous les jours :

Le sourire d’un enfant,

Le vol d’un oiseau,

La fleur perlée de rosée,

La douceur du chocolat,

Le regard bienveillant d’un ami…

Voyages

Voyages,horizons bleutés

Voyages, chemins de sable blond

Voyages, vol au-dessus des nuages

Voyages, sentier abrupt dans la montagne

Voyages, cimes enneigées, nid d’aigle

Voyages, foule bigarrée, marché aux couleurs

Voyages, plages dorées, palmiers d’émeraude

Voyages, lacs endormis, edelweiss frileux

Voyages, vestiges de pierre, humanité lointaine.

Je veux voir et revoir cette terre,

Me gorger de richesses accumulées

Et m’enivrer des merveilles de ce monde.

Rêves

Rêve d’un monde où partout règne la beauté,

Rêve d’un tendre et fol amour éternel,

Rêve d’une belle amitié immortelle,

Rêve d’un ailleurs aux rives enchantées.

—————————————————————-

Rêve éthéré et pur dans l’immobilité

Du petit matin langoureux d’un jour pastel,

Rêve de l’âtre où jaillit la vive étincelle,

Rêve de calme bonheur et d’éternité.

—————————————————————

Rêve de paix retrouvée sur une terre embrasée,

Rêve enfui d’ harmonie et de vie radieuse

Dans un monde cruel et désabusé.

—————————————————————

Rêve de beautés pulpeuses et trompeuses,

Rêve de mortelles blessures cicatrisées,

Rêve d’amour infini et de vie harmonieuse.

Clés

Tige de bronze poli

Anneau aux courbes gracieuses

Tu ouvres les portes

Du cabinet des secrets,

De l’armoire campagnarde,

De la lourde malle

Au grenier endormie.

Tu nous ouvres la porte des songes,

De l’évasion champêtre,

De la partition musicale.

Clé des songes,

Clé des champs,

Clé de sol,

La serrure t’appelle

Pour nous ouvrir

La porte de la liberté.

Voyages

J’ai longtemps rêvé de rivages merveilleux

Où les vagues brumeuses, d’un tendre baiser,

Embrassaient doucement la grève irisée

Et léchaient mollement le pourtour rocailleux.

——————————————————————

Où se trouve ce noble pays orgueilleux,

Ces jardins de verdure aux senteurs anisées

Que le soleil embrase de sa frêle rosée ?

Où sont ces sentiers idylliques et majestueux ?

——————————————————————

C’est là que j’aimerais vivre avec passion

Au milieu des vives floraisons d’améthyste

Où ne règne aucunement nulle aversion.

——————————————————————

Je m’évaderais parmi la pourpre des cistes;

Molle et alanguie, je jouerais la partition

Du bonheur comme un merveilleux et fier flûtiste.