Rayon de lune, bonheur.
Fleur sur la branche, bonheur.
Vent dans les arbres, bonheur.
Mer au loin, bonheur .
Enfant joyeux, bonheur.
Flamme dans l’âtre, bonheur.
Lit douillet, bonheur.
Livre dévoré, bonheur.
Qui a dit que le bonheur n’existe pas ?
Rayon de lune, bonheur.
Fleur sur la branche, bonheur.
Vent dans les arbres, bonheur.
Mer au loin, bonheur .
Enfant joyeux, bonheur.
Flamme dans l’âtre, bonheur.
Lit douillet, bonheur.
Livre dévoré, bonheur.
Qui a dit que le bonheur n’existe pas ?
Il est un endroit charmant
Au bord d’un lac dormant
Où l’iris d’eau et la marjolaine
Mêlent leurs senteurs à la verveine.
Sur les rives vertes et herbues,
Les gros frênes chevelus
Mirent leurs silhouettes massives
Dans l’onde fugitive.
Le héron gris y surveille l’ablette
Immobile et droit sur ses pattes grêles ;
À ses pieds, fleurit la pâquerette.
La grenouille sommeille sur le nénuphar ;
La libellule aux ailes frêles
Prend son envol et part.
Une feuille tombe
Un air plus frais
Un soleil plus pâle
Un jour plus court
L’été s’en va…
Grappe mûre
Noisette sur le sol
Prune juteuse
L’été s’en va…
Oubliés, jeux de plage,
Finie, sieste à l’ombre.
L’été s’en est allé…
Que devient notre belle langue
Au milieu des anglicismes ?
Nous n’allons plus courir,
Nous faisons notre footing.
N’allez plus garder bébé,
Faites du babysitting.
Ciel! Que de rides dans le miroir !
Vite, un lifting !
Cet été, Aristide et Chloé
Iront faire du yachting ;
Leur fils Édouard fera du skating
Et peut-être ira-t-il au bowling !
Monsieur met son smoking
Pour aller au meeting,
Il faut garder son standing !
Madame consulte son planning !
Ne pas oublier son cours de stretching
Ni de faire son brushing !
Pirouette sur le tapis,
Pieds en l’air, tête en bas,
Figure enfarinée, lèvres rouges,
Chapeau en équilibre,
Le clown est là,
Sourire maquillé.
Le clown rit,
Le clown est triste;
Le clown rentrera seul
Dans sa roulotte froide.
Le public ne sait pas,
Il s’en va, il a bien ri.
Le clown, dans sa glace,
Regarde sa solitude.
Las! Disais- tu, arrivent les ténèbres !
Oui,mais demain, le jour poindra!
La tristesse monte de l’horizon funèbre.
Oui, mais demain, la joie reviendra!
Las! Disais- tu, que faire de ma vie?
Vois-tu la beauté de l’univers ?
Jour après jour, monte l’ennui.
Regarde le couchant sur la mer.
Las! Disais-tu, l’avenir est morose!
Ta vie passée fut bien douce.
Je ne puis respirer le parfum de la rose.
Viens! Allons dormir sur la mousse!
La vie a des hauts, la vie a des bas.
Le sourire d’un enfant, le bonheur est là.
L’enfant est parti, solitude…
Un rayon de soleil, cœur en joie!
Le sourire d’un enfant, le bonheur est là.
Nuage noir à l’horizon, mélancolie…
Un rayon de soleil, cœur en joie!
Feuille morte, plaisirs envolés.
Nuage noir à l’horizon, mélancolie…
Deux êtres qui s’aiment, éternité…
Feuille morte, plaisirs envolés.
Nature ensorcelante, plaisirs des sens.
Deux êtres qui s’aiment, éternité…
Un être cher s’en va, tristesse.
Nature ensorcelante, plaisirs des sens.
La vie a des hauts, la vie a des bas.
Brouillard sur les prés
Matins d’école frileux
Lainage sur la blouse
Cartable bien en main.
Soleil timide
Au travers du feuillage roux.
Odeur de champignon
Dans le bois rougeoyant.
Vol d’oiseaux dans l’azur,
Pomme rouge dans le verger,
Grappe mûre sur la treille,
Nectar sucré dans la bouche…
Murmure de la guêpe
Sur les grains dorés.
Journée de classe
Le regard à la fenêtre…
Courir dans les champs,
Dévaler la pente,
Cueillir la girolle.
Plaisirs d’automne,
Plaisirs d’enfance…
On vit sans s’apercevoir
Que le bonheur est fragile.
Vivons l’instant présent,
L’avenir est indocile.
On regrette ce que l’on n’a pas
Mais on ne profite pas
De ce que l’on a.
On vit à cent à l’heure,
On ne jouit pas des précieuses minutes.
On ne sait pas
Que l’ennemi guette :
Virus, maladie, guerre,
Changement climatique…
Apprenons à savourer le présent,
À faire durer la plus petite
Seconde de bonheur.
Le bonheur est fragile,
Ne le laissons pas
S’envoler…
Ce matin, j’ai cueilli le dernière mûre,
La dernière figure m’a tendu la main,
La vigne m’a présenté
Sa grappe vermeille.
En ouvrant ma fenêtre, j’ai senti
L’air piquant du matin.
La canicule s’en est allée
Laissant place à la fraîcheur.
Une pluie timide joue à cache-cache
Avec les derniers rayons.
Un vol d’oiseaux m’a annoncé
Que l’automne arrivait.