Archive | juillet 2025

L’homme nouveau

Au siècle dernier,

On envoyait encore des lettres.

On choisissait un beau papier

De teinte pastel de préférence

Avec l’enveloppe assortie.

On cherchait les mots avec soin

Pour dire tout son amour à la personne.

Puis on collait le timbre avec soin

Et on prenait le temps d’aller à la boîte aux lettres.

Pour accéder à la connaissance,

L’Encyclopédie en multiples volumes

Nous renseignait après maintes recherches.

Puis,un jour, arriva le nouveau siècle

Sur les chapeaux de roue.

L’Homme devint pressé de vivre.

La machine l’y incita:

Ordinateurs, téléphones portables, tablettes…

Il décida de vivre à cent à l’heure

Évitant de penser à son déclin.

Sur les écrans, l’actualité se déchaîna.

Les familles ne prirent plus le temps

De se connaître, de se comprendre, de s’épauler.

Homme du siècle nouveau, quand t’arrêteras -tu

Pour mettre un peu de lenteur dans ta vie?

Éloge de la lenteur

Sortir de chez soi, le matin tôt,

Se diriger vers la forêt proche,

Écouter le réveil des oiseaux,

Le chant de la tourterelle.

Admirer le bourdon sur la fleur,

Suivre son vol saccadé ;

Lever la tête et voir la cime des grands pins

Osciller sous la brise estivale.

Dans le ciel, passe une mouette…

Au loin, le grondement de l’océan.

S’asseoir sur la pierre moussue

Éclaboussée par le soleil.

Présenter son visage aux rayons encore timides ;

Reprendre sa route sur le chemin herbeux

Lentement, sans but, sinon celui du bonheur.

Passion

Je t’invite à venir dans ce pays merveilleux

Loin des guerres, loin des haines

Où mon regard , dans le gris de tes yeux ,

T’invitera à de douces chaînes.

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Là -bas, tout est calme et serein.

Notre amour vivra sans contraintes ;

Dans nos gestes, nulle crainte,

Dans nos ébats, nul frein.

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Long fut le temps du déni.

La vérité se fit au réveil d’un matin

Promettant un futur béni.

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Répondras-tu à mon invitation ?

Tes sentiments me sont inconnus

Et laissent en attente ma passion.

Nuit d’été

Le jour tombe lentement,

Petit à petit les oiseaux se taisent.

Le grillon commence sa symphonie

Dans l’herbe roussie de l’été.

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Plus un souffle de vent.

La chauve-souris de son vol

Échevelé frôle les toits.

Le hérisson avance à pas feutrés.

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Sur la branche du vieux chêne,

La chouette blanche hulule.

A-t-elle vu le frêle mulot?

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Des millions d’étoiles

Brillent au firmament.

Paix d’une nuit d’été…