





Au siècle dernier,
On envoyait encore des lettres.
On choisissait un beau papier
De teinte pastel de préférence
Avec l’enveloppe assortie.
On cherchait les mots avec soin
Pour dire tout son amour à la personne.
Puis on collait le timbre avec soin
Et on prenait le temps d’aller à la boîte aux lettres.
Pour accéder à la connaissance,
L’Encyclopédie en multiples volumes
Nous renseignait après maintes recherches.
Puis,un jour, arriva le nouveau siècle
Sur les chapeaux de roue.
L’Homme devint pressé de vivre.
La machine l’y incita:
Ordinateurs, téléphones portables, tablettes…
Il décida de vivre à cent à l’heure
Évitant de penser à son déclin.
Sur les écrans, l’actualité se déchaîna.
Les familles ne prirent plus le temps
De se connaître, de se comprendre, de s’épauler.
Homme du siècle nouveau, quand t’arrêteras -tu
Pour mettre un peu de lenteur dans ta vie?




Sortir de chez soi, le matin tôt,
Se diriger vers la forêt proche,
Écouter le réveil des oiseaux,
Le chant de la tourterelle.
Admirer le bourdon sur la fleur,
Suivre son vol saccadé ;
Lever la tête et voir la cime des grands pins
Osciller sous la brise estivale.
Dans le ciel, passe une mouette…
Au loin, le grondement de l’océan.
S’asseoir sur la pierre moussue
Éclaboussée par le soleil.
Présenter son visage aux rayons encore timides ;
Reprendre sa route sur le chemin herbeux
Lentement, sans but, sinon celui du bonheur.

Je t’invite à venir dans ce pays merveilleux
Loin des guerres, loin des haines
Où mon regard , dans le gris de tes yeux ,
T’invitera à de douces chaînes.
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Là -bas, tout est calme et serein.
Notre amour vivra sans contraintes ;
Dans nos gestes, nulle crainte,
Dans nos ébats, nul frein.
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Long fut le temps du déni.
La vérité se fit au réveil d’un matin
Promettant un futur béni.
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Répondras-tu à mon invitation ?
Tes sentiments me sont inconnus
Et laissent en attente ma passion.




Le jour tombe lentement,
Petit à petit les oiseaux se taisent.
Le grillon commence sa symphonie
Dans l’herbe roussie de l’été.
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Plus un souffle de vent.
La chauve-souris de son vol
Échevelé frôle les toits.
Le hérisson avance à pas feutrés.
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Sur la branche du vieux chêne,
La chouette blanche hulule.
A-t-elle vu le frêle mulot?
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Des millions d’étoiles
Brillent au firmament.
Paix d’une nuit d’été…
