La timide pâquerette
Revêt sa blanche collerette.
Une pluie de pétales
Tombe sur la dalle .
La grise tourterelle
S’envole à tire d’ailes.
Giboulées dans le ciel.
L’abeille donne son miel.
Le printemps est là !

La timide pâquerette
Revêt sa blanche collerette.
Une pluie de pétales
Tombe sur la dalle .
La grise tourterelle
S’envole à tire d’ailes.
Giboulées dans le ciel.
L’abeille donne son miel.
Le printemps est là !





Un grondement au lointain,
De sombres nuées
Envahissent les cieux.
L’hirondelle rase le sol,
La mouche se fait
Agressive .
Rien ne bouge,
La vie s’arrête.
Une chape de plomb
Écrase la campagne.
Soudain, une goutte tombe,
Puis plusieurs.
Un déluge s’abat,
Des éclairs sillonnent le ciel.
L’orage est là.
L’oppression cesse,
Tout respire enfin !


Remuant au vent léger
Ouvrant ses pétales de soie,
Se pavanant telle une infante,
Elle embaume le jardin des délices.
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Lançant sa tige fière,
Il oscille doucement
Sous la brise du soir.
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Dans le parterre coloré
Aux parfums subtils,
Hisse ses pétales de feu
L’élégante reine du jardin,
Ivre de souffle estival
A l’abri du buisson d’aubépine.
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Tenue de gala chatoyante,
Une fleur solitaire,
Lovée dans un creux d’ombre,
Invite à la méditation
Près de la fontaine de cristal
Et de l’églantier frileux.





Ce matin, en ouvrant mes volets,
J’ai entendu un appel lointain
Venu du fond des bois:
Le coucou relance son chant.
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Sur le chêne revêtu de vert pâle,
Le merle lance ses trilles
Pour dire sa joie du renouveau
Sous le soleil naissant.
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Sur la pelouse, pâquerettes et pissenlits
Se toisent et rivalisent de beauté éphémère.
La jonquille timide et fragile
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Ose à peine montrer sa corolle.
Le chant du coucou au loin
A donné feu vert au printemps.

