












Hiver, te revoilà
Avec le givre sur la fenêtre,
Avec la pelouse blanchie
Et craquant sous les pas.
Hiver, te revoilà
Avec la neige tombant sur les sommets,
Avec l’oiseau criant sa faim,
Avec la bûche dans l’âtre rougeoyant.
Hiver, te revoilà
Avec pluie et grésil,
Avec les arbres dénudés,
Avec le vent du nord.
Hiver, te revoilà
Avec l’espoir du renouveau
Dans un avenir proche.




Jacinthes sur le balcon
Au loin dans la plaine
Neige à perte de vue…
Viens, donne -moi la main.
Il tombe des flocons
Et le paysage disparaît.
Rentrons, rentrons vite au chaud.

Le ciel est couleur de plomb,
Une bise aigre se faufile sous la porte.
La nature est au garde-à-vous,
La neige s’annonce.
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J’attends derrière ma fenêtre.
Un flocon timide hésite à descendre
Suivi d’autres plus téméraires.
Devenus plus nombreux, ils tournent et virevoltent.
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Un épais tapis blanc recouvre le jardin.
Les arbres tendent leurs bras décharnés
Vers les joyeux lutins blancs
Et leur offrent le refuge de leurs branches.
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Le moineau sautille sur ses pattes gelées
A la recherche d’une rare pitance.
Un vol d’oiseaux noirs s’abat sur la neige
En salissant sa blancheur.


Cette nuit, il a neigé ;
Je l’ai su au silence
Tombé sur la maison.
Le rouge-gorge crie sa détresse.
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Cette nuit, il a neigé ;
Le jardin est enseveli
Sous un édredon moelleux.
Une herbe fragile se dresse.
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Cette nuit, il a neigé ;
L’arbre décharné tend vers le ciel
Ses bras tortueux.
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Cette nuit, il a neigé ;
Le monde est blanc,
Le monde est pur.
