Je me souviens des Noëls de mon enfance à I…lorsque nous allions admirer la vitrine de l’épicière. Dans mon souvenir, cette vitrine me semblait immense alors qu’elle devait être, je l’imagine, à la mesure d’une petite épicerie de village. Pour les enfants, le monde est toujours immense!
Je me souviens aussi de la crèche que papa avait fabriquée, une vraie petite maison recouverte de ouate pour la neige. Tous les personnages de la nativité étaient représentés: le petit Jésus qu’on aurait dit en sucre, la Sainte Vierge et Saint Joseph, les bergers avec leurs moutons et bien sûr les Rois Mages. Le roi noir surtout me fascinait car, dans mon village, il n’y avait pas de gens de couleur…
Je me souviens encore de certains cadeaux car nous en recevions moins que les enfants d’aujourd’hui. Quel bonheur devant le parapluie rose à chaînette dorée ou la petite trousse à couture rouge que je possède encore! Ou devant le chariot alsacien en osier garni de tissu!
Noëls magiques de l’enfance, comme vous êtes loin!
fumeur d’opium
L’avant Noël
Ca y est! Décembre est arrivé avec les premiers marchés de Noël! C’est comme une maladie contagieuse; le commun des mortels est gagné par une fièvre carabinée: la fièvre acheteuse. L’obligation de cadeaux est dans l’air.Va-t-on trouver la dernière tablette du marché pour belle-maman ou la paire de pantoufles anglaises pour beau-papa? Albertine aimerait bien un nouveau pull mais en cachemire.Comptons un peu nos sous; ne pas oublier la « bouffe » du réveillon.J’allais oublier…le compagnon de mes jours et de mes nuits; ne pas acheter la même chose que l’an dernier…Mais, qu’était-ce, au fait?Mais il est bon que les coûtumes perdurent; il en est tant qui s’en sont allées!
Noëls d’enfance
Préparatifs fébriles, comptage des jours jusqu’aux vacances, vitrines illuminées, messe de minuit, crèche, angelot disant merci pour la pièce, il est né le divin enfant, lettre au père Noël, cadeau unique mais somptueux, parapluie rose, berceau alsacien, sapin odorant, bougies allumées, boule rouge, guirlandes incandescentes, bûche crémeuse, chaussons aux pommes, crottes en chocolat fourrées de crème rose ou jaune, regards affectueux des parents, yeux brillants, excitation, bonheur, Noël arrive! Vivement Noël!
NOEL
N uit magique, nuit divine!
O h! Tous ces cadeaux!
E t le sapin, quelle merveille!
L e bonheur est au rendez-vous!
Fin d’automne
Souvenirs d’enfance
LE RIZ AU LAIT
Il est une odeur qui me ramène aux beaux jours de mon enfance, c’est celle du bon plat de riz au lait passé au four que nous préparait ma grand-mère. Sa bonne odeur chaude et sucrée envahissait la cuisine; et quand ma mère sortait le plat du four, sa croûte dorée était un plaisir pour mes yeux d’enfant.Le bonheur était à son comble quand ma cuillère impatiente déchirait cette enveloppe brune et trouvait sous celle-ci le riz blanc et moelleux à souhait.
Chère grand-mère, tu n’es plus là; je ne sais pas faire ton plat merveilleux. Laisserai-je à mes petits-enfants une quelconque « madeleine de Proust »?
MA GRAND-MERE
Qu’elle était mignonne, ma grand-mère dans sa robe lilas avec, au cou, son collier de perles assorti au blanc neigeux de ses cheveux! Appuyée sur sa canne (sa Jeanne-Marie), elle nous regardait en souriant tendrement.
PETITS MAUX D’ENFANCE
Quand nous étions enrhumées, ma soeur et moi, nous avions droit aux « rigolos », cataplasmes à la farine de moutarde et pas du tout rigolos à supporter sur la poitrine; nous devions endurer leur brûlure cuisante pendant un temps beaucoup trop long à notre avis.
Je devais aussi boire tous les jours une cuillerée d’huile de foie de morue moi qui n’étais presque jamais malade et qui dépassais en taille toutes mes camarades.Remèdes de grand-mère mais qui s’avéraient souvent efficaces; mais peut-être étions-nous moins fragiles que les enfants d’aujourd’hui…
Bords de rivière
Sérénité
Vignes en Gironde
Souvenirs d’enfance
Mon copain d’école:
A l’école primaire, j’avais un petit copain, Jean-Marc, un garçon assez turbulent.
Souvent placé derrière moi, il me poussait à l’indiscipline moi si sage en classe! Quand nous faisions de la pâte à modeler, il faisait le loup qui venait dévorer mes poules malgré les gros yeux de la maîtresse; ou bien, il dessinait sur son cahier, avec des stylos de différentes couleurs, ses boyaux au risque de me donner le fou rire. Je l’admirais quand il faisait des galipettes dans l’herbe au risque de se rompre le cou!
Ma copine d’enfance:
Quand une Danielle et une Danièle se crêpent le chignon dans une cour de caserne, deux mères affolées arrivent en courant pour les séparer. Pas de coups de poing ni de coups de pied; notre arme, c’était le tirage de cheveux que nous portions courts toutes les deux heureusement!
Mais lorsque notre folie s’apaisait, que d’aventures ensemble!




