Une feuille tombe
Un air plus frais
Un soleil plus pâle
Un jour plus court
L’été s’en va…
Grappe mûre
Noisette sur le sol
Prune juteuse
L’été s’en va…
Oubliés, jeux de plage.
Finie, sieste à l’ombre.
L’été s’en est allé…
Une feuille tombe
Un air plus frais
Un soleil plus pâle
Un jour plus court
L’été s’en va…
Grappe mûre
Noisette sur le sol
Prune juteuse
L’été s’en va…
Oubliés, jeux de plage.
Finie, sieste à l’ombre.
L’été s’en est allé…
Brouillard matinal
Envol de perdrix
Chasseurs dans la campagne .
Froidure au lever du jour
Nuit s’empressant de tomber
Rose mourante
Champignon sous le buisson.
Pommier chargé de fruits
Grappe juteuse sur le cep
Guêpe avide de jus sucré
Écureuil jouant à cache-cache
Dans le noisetier.
L’été s’en va
L’été se meurt…
Grillon stridulant
Dans l’herbe sèche ;
Gazouillis des oiseaux
Qui s’endorment ;
Vol affolé
De la chauve – souris;
Dernier bourdon
Rentrant à la ruche;
Bruits du soir au loin:
Jappements d’un chien,
Appel du bouvier,
Pleur d’un enfant.
La nuit tombe
L’étoile du berger
Ouvre la voie
Aux millions de lumières
Scintillant
Dans la nuit.
Chaleur
Écrasante
Soleil
De plomb
Insectes
Bourdonnant
Chat
Somnolant
Douce
Langueur
Le temps
S’arrête…
Jours
D’été
Jours
De bonheur.
Dans mon petit jardin,
Mille vies se côtoient,
Beaucoup d’oiseaux surtout.
Le merle aux plumes d’ébène
Promène sa famille
En picorant allègrement ;
De temps en temps,
Surgit la huppe
Au plumage coloré ;
Ne pas bouger
De peur qu’elle ne s’envole !
Arrive en trombe
La pie voleuse en livrée noire et blanche.
Sur le chêne, un roucoulement
Se fait entendre;
Dame tourterelle surveille ses œufs.
Un bruit sec retentit
Sur le tronc:
C’est l’heure du repas du pic.
Certains jours, deux grosses palombes
Viennent se ravitailler.
On y aperçoit aussi
Quelques étourneaux
Surtout l’hiver venu.
Quel bonheur pour les yeux
Tout ce petit monde ailé !
Chaleur écrasante
À l’ombre, point de répit
Nul souffle dans le feuillage
Immobile est la nature
Chante la fontaine…
Un chat s’étire longuement
Le temps s’arrête
Et le monde s’endort.
Étendues arides
Brûlant sous le soleil torride
Végétation assoiffée
Feuilles tombantes
Terre se craquelant.
Au ciel , soudain,
Nuages sombres
Avancent tels des guerriers menaçants.
De grosses gouttes
Tombent en ricochant.
Puis, soudain,
Le déluge s’abat
Et noie toutes choses.
La terre enfin respire
Mille fleurs surgissent
Par miracle.
Un souffle de vie s’ abat.
Ô pluie salvatrice !
Un tapis de pâquerettes
Jonche la pelouse.
Une tulipe timide
Se cache sous son feuillage.
Le mimosa crache ses flammes.
Le bal des jonquilles
Ondule dans le sous-bois.
Sur la branche du saule,
Le merle lance son chant
D’allégresse.
Ô Printemps,
Saison du renouveau,
De l’appel à vie,
Tu nous apportes
Le bonheur de revivre.
Sommet enneigé
Vol de l’aigle
Petit chalet frileux
Biche craintive
Dans le sous-bois
Tout est beauté
À qui sait la voir.
Rose fraîchement éclose
Dans son écrin vert
Cétoine dorée sur l’iris
Papillon bleu
Voletant de fleur en fleur
Huppe curieuse dans le jardin
Picorant en livrée colorée
Arc -en-ciel aux mille couleurs
Après la pluie salvatrice
Chant des grillons
Sous la nuit étoilée…
Ô beauté de l’Univers!
Chaque jour, allumant ma radio
J’entends parler derechef
De meurtres, cambriolages,
Attentats, tremblements de terre,
Abus de pouvoir, violences,
Grèves, femmes battues,
Scandales et fraudes en tous genres.
Pourquoi abaisser le moral des troupes ?
La vie est tellement fâcheuse
Pour tout un chacun.
Ne pourrait-on pas, au début du journal,
Ou à la une de la presse écrite,
Nous réjouir d’une nouvelle optimiste ?
Bonnes actions ne manquent pas ;
Personnes au service des autres,
Efforts pour préserver la nature…
Pourquoi privilégier le malheur
Aux dépens du bonheur ?