Archives de tags | poésie

Famille

Ils marchaient tous les trois

Main dans la main

Le vieux monsieur et ses petits-enfants

Un garçon et une fille

L’un à droite, l’autre à gauche

Très droits et très sages

Il ne fallait pas fatiguer l’aïeul

Il était si vieux

Cheveux blancs, rides profondes

Ils étaient heureux tous les trois

Rides et joues roses à l’unisson

Le passé et l’avenir

Main dans la main.

Le lac

Il est un endroit charmant
Au bord d’un lac dormant
Où l’iris d’eau et la marjolaine
Mêlent leurs senteurs à la verveine.

Sur les rives vertes et herbues,
Les gros frênes chevelus
Mirent leurs silhouettes massives
Dans l’onde fugitive.

Le héron gris y surveille l’ablette
Immobile et droit sur ses pattes grêles;
A ses pieds, fleurit la pâquerette.

La grenouille sommeille sur le nénuphar;
La libellule aux ailes frêles
Prend son envol et part.

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Janvier

J acinthes sur le balcon.

A u loin dans la plaine

N eige à perte de vue…

V iens, donne-moi la main

I l tombe des flocons

E t le paysage disparaît.

Rentrons, rentrons vite au chaud.

Sonnet à l’hiver

Cette nuit, sans bruit, la neige est tombée,
Tout doucement, pendant mon sommeil.
A mon réveil, je l’ai sentie,
Un silence inhabituel,

Le bruit d’une voiture assourdi
Par l’épais et moelleux tapis.
L’ hiver est bien là, il s’annonce
En changeant toutes choses.

Où se cache le banc du jardin
Ou le tas de bois près du garage?
Quelques tiges dénudées sortent du massif

Et implorent les cieux sans pitié.
Cette nuit, sans bruit, la neige est tombée
Tout doucement, pendant mon sommeil.

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Neige

Le ciel est couleur de plomb,
Une bise aigre se faufile sous la porte.
La nature est au garde-à-vous,
La neige s’annonce.

J’attends derrière ma fenêtre;
Un flocon timide hésite à descendre
Suivi d’autres plus téméraires.
Devenus plus nombreux, ils tournent et virevoltent.

Un épais tapis blanc recouvre le jardin.
Les arbres tendent leurs bras décharnés
Vers les joyeux lutins blancs
Et leur offrent le refuge de leurs branches.

Le moineau sautille sur ses pattes gelées
A la recherche d’une rare pitance.
Un vol d’oiseaux noirs s’abat sur la neige
En salissant sa blancheur.

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Solitude

Dans la campagne endormie,
Un cavalier galope à vive allure.
Quelle est sa destinée?
Nul ne le sait.

Dans les prés blanchis de gelée
Il galope à vive allure.
Un vol de corbeaux s’abat dans le champ.
Le cavalier du destin est passé.

Peu à peu, s’éveille la nature;
Un oiseau solitaire lance son chant,
Le rayon d’un pâle soleil naît.

Dans le sentier durci par le gel,
On voit des traces de sabots.
Le cavalier du destin est passé.

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Journée d’hiver

Sur la branche nue
Le passereau lance son faible cri.
Dans la campagne, s’étend la blancheur;
De menues traces dans le moelleux tapis.
Alentour, règne le silence;
Dans le sentier gelé,
La vieille femme avance,
Son fagot noir sur son dos voûté.
Elle chemine lentement
Accablée du poids des ans,
Vers son destin, vers sa fin…
Elle sait que le dernier rendez-vous
Approche, elle le sait.
Mais elle l’attend, sereine.
La vie, elle l’a vécue;
Ses joies, ses peines,
Elle a tout eu.
Dans le sentier gelé,
La vieille dame avance.

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