







Ce matin, en ouvrant mes volets,
J’ai entendu un appel lointain
Venu du fond des bois:
Le coucou relance son chant.
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Sur le chêne revêtu de vert pâle,
Le merle lance ses trilles
Pour dire sa joie du renouveau
Sous le soleil naissant.
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Sur la pelouse, pâquerettes et pissenlits
Se toisent et rivalisent de beauté éphémère.
La jonquille timide et fragile
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Ose à peine montrer sa corolle.
Le chant du coucou au loin
A donné feu vert au printemps.

Dans l’air matinal, une douceur se dessine.
Les tardives gelées blanchissent l’herbe tendre.
Dans le pré verdi, la vache blonde rumine.
L’oiseau sur la branche lance son cri aigu.
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Les tardives gelées blanchissent l’herbe tendre.
Les blanches pâquerettes éclosent dans le champ.
L’oiseau sur la branche lance son cri aigu.
La pâle et frêle jonquille s’éveille au soleil.
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Les blanches pâquerettes éclosent dans le champ.
Le merle sombre siffle dans le jardin vert.
La pâle et frêle jonquille s’éveille au soleil.
Dans les nids douillets, piaillent les oiselets neufs.
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Le merle sombre siffle dans le jardin vert.
Grues et oies cendrées reviennent du long voyage.
Dans les nids douillets, piaillent les oiselets neufs.
Dans l’air matinal, une douceur se dessine.








